Spectacle - Espace Orange

26, 27, 28 NOVEMBRE 2020 - 19H30

29 NOVEMBRE 2020 - 16H

-

Afin de prolonger la rencontre avec la chorégraphe, une discussion avec Ingrid Vallus suivra chacune des représentations.

Acheter

26 NOVEMBRE 19H30

27 NOVEMBRE 19H30

28 NOVEMBRE 19H30

29 NOVEMBRE 16H

Facebook

Résidences offertes en partenariat avec

35 minutes

Ingrid Vallus

Le reste des vagues

Avec ce dernier volet d’un triptyque, Ingrid explore l’entre-deux. Observation sur le temps qui passe et les instants où tout peut chavirer, de la paix à la guerre, de la haine à l’amour. Souvent imperceptibles et insidieuses, ces lentes mutations peuvent mener au plus grand des renversements. Avec la respiration comme ancrage, comment parcourir ces petits moments invisibles où tout est possible? Sur une scène étroite qui invite des gestes organiques, l’artiste convie le spectateur à une rencontre intime.

Chorégraphe et interprète Ingrid Vallus

Compositeur, concepteur sonore et musicien sur scène Kim Gaboury

Concepteur d’éclairage James Proudfoot

Conseiller à la scénographie Andrew Forster

Conseillère artistique Chi Long

«Vieillir a toujours déjà commencé» –François Jullien

Le reste des vagues est le troisième volet d’un triptyque que j’ai entamé en 2014, quand j’ai débuté une recherche personnelle après avoir toujours travaillé en collaboration. Une recherche pour tenter de toucher à ce qui est caché chez l’être humain, ce que nous ne voyons plus sous le vernis social, ce qui souvent demeure invisible, indiscernable à nos yeux pressés, mais qui constitue une grande partie de ce qui fait de nous des êtres humains, dans toute notre complexité, notre beauté et notre violence.

Une recherche dictée par l’envie de travailler la forme du solo. De voir ce qu’il est possible de transmettre, de créer avec la présence d’un seul interprète sur scène: est-ce qu’un seul corps en scène peut devenir multiple, évoquer plus que lui-même? Peut-il devenir pluriel et passeur; suffisamment porteur et vivant pour que le spectateur y perçoive quelque chose qui peut faire sens, des images, des émotions et du contenu à la fois réflexif et intuitif. Et faire cela en ayant recours au minimum: aucun accessoire, objet, mot, aucun autre élément que le corps, la musique et la lumière.

Ce projet nait d’une réflexion sur le vieillissement, sur le fait de voir vieillir des personnes de mon entourage et de me voir vieillir. Il renferme le désir de me réconcilier avec le temps qui passe, cette structure inventée qui rythme nos vies. Et d’apprendre à apprécier ce processus de transformation, ces mutations incessantes qui sont l’essence de cette expérience à durée déterminée qu’est la vie.

Ingrid Vallus obtient son baccalauréat en Danse (volet interprétation) à l’UQAM en 2001. Depuis, elle a travaillé régulièrement avec Marysole Gagnière. Leurs collaborations ont plus particulièrement pris la forme de propositions in situ présentées lors d’événements en extérieur: États d’urgence (2010 – ATSA), Festival des Arts de Valleyfield (2005, 2006 et 2007); Les Régates de Valleyfield (2007); Les Journées de la Culture en Montérégie (2003, 2004 et 2005); et d’un duo, La traversée du Phénix (2012). Le reste des vagues fait suite aux solos Nos ombres (2015) et Féral, présenté en 2017 à Tangente. Ingrid Vallus est travailleuse culturelle depuis 15 ans.

Kim Gaboury, aussi connu sous le pseudonyme aKido, est un compositeur dont le travail explore le rock, l’électronique et l’électroacoustique. Parallèlement à son travail avec aKido, Kim est un compositeur nommé au Prix Écrans canadiens; il a composé la musique pour des films et séries télévisées tels que Inside the Mind of Leonardo, Coteau Rouge (André Forcier) et Une Vie meilleure (Cédric Kahn). En 2004, il sortait son premier disque solo PLAYTIME, suivi de quatre autres albums. Il a travaillé également avec le compositeur Michel Cusson sur des projets tels que Cavalia et Unité 9. Il collabore avec Ingrid Vallus depuis de nombreuses années et créait en 2017 la musique du spectacle Féral présenté à Tangente.

Originaire d’Edimbourg en Écosse où il a étudié en théâtre, James Proudfoot vit à Vancouver depuis 1993. Autodidacte, James a travaillé avec de nombreuses compagnies de danse dont Lola Dance, 605 Collective, Co. Erasga, Wen Wei Dance, Joe Ink, EDAM, The Contingency Plan, battery opera, Kinesis Dance, Ballet BC, Restless Productions, Holy Body Tattoo, Dumb Instrument, MACHiNE NOiSY, Anatomica, Tara Cheyenne Performance, Les Productions Figlio, Karen Jamieson, Trial & Eros, Action at a Distance, Out Innerspace, BJM, the Plastic Orchid Factory, Justine A Chambers.

Chi Long vient d’un pays lointain. Son dessert préféré est la pavlova, crée en l’honneur de la ballerine russe Anna Pavlova. Depuis l’âge de 5 ans, Chi rêve de danser devant la reine d’Angleterre, comme Pavlova l’a fait. Elle n’a pas encore réalisé ce rêve, ni n’est devenue un dessert renommé, mais son amour de la danse et la performance continue de grandir et d’évoluer après plus de 25 ans de carrière. Chi a dansé pendant 15 ans pour la compagnie O Vertigo Danse et cinq ans pour la  Compagnie Marie Chouinard. Elle travaille maintenant comme pigiste, et a collaboré dernièrement avec Mélanie Demers, Virginie Brunelle, George Stamos et Isabelle Van Grimde.

Artiste visuel Andrew Forster vit à Montréal. Son travail prend deux directions: en premier lieu, des projets et performances pour des espaces publics; en second lieu, des installations, installations vidéo et vidéos-performances. Parmi ses projets, on retrouve une tournée de la production That Time de Samuel Beckett; En masse, une performance pour 75 personnes (avec la chorégraphe Suzanne Miller); Cinéma, une performance multidisciplinaire à la Place de la paix à Montréal; Mer Paraguayenne, une intervention architecturale (avec la poète Erín Moure). Récemment, il collaborait avec Ingrid Vallus pour Féral et Sybille Müller pour Révolutions, deux spectacles présentés à Tangente.