Spectacle - Espace Orange

4, 5, 6 FÉVRIER 2021 - 19H30

7 FÉVRIER 2021 - 16H

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Discussion avec les artistes le 5 fév.

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4 FÉVRIER 19H30

5 FÉVRIER 19H30

6 FÉVRIER 19H30

7 FÉVRIER 16H

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60 minutes

Marilyn Daoust & Gabriel Léger-Savard

Le temps des fruits

Une femme, un homme, une interface de marbre et l’agonie des civilisations. En habits de gala sur la ligne du temps, nos hôtes documentent et se chargent de millénaires de conquêtes, de savoirs anciens, de découvertes, d’angoisses, de déceptions pour aspirer à resculpter l’héroïsme. Dans cette pièce pluridisciplinaire jouant sur la mémoire, la transmission et les aspirations, Marilyn et Gabriel explorent autant certains stéréotypes qui les constituent qu’un désir d’authenticité. Comment faire œuvre d’une forme de militance sensible? Comment rassembler une communauté pour reprendre l’emprise sur des vécus au bord de l’oubli?

Le temps des fruits a été récipiendaire du Prix Culture – LOJIQ du gala «35 ans d’échanges et de mobilité jeunesse entre la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Québec» en novembre 2019 pour souligner son excellence parmi les projets réalisés depuis les dix dernières années sur ce territoire.

Créateurs et interprètes Marilyn Daoust, Gabriel Léger-Savard

Concepteur sonore Robin Pineda Gould

Conceptrice lumière Catherine FP

Technologies et intégration vidéo Laura-Rose R. Grenier

Scénographe et conceptrice de costumes Audrée Lewka

Répétitrice Anne Le Beau

Soutien financier Conseil des arts et des lettres du Québec

Remerciements L’Escaut Architectures (Bruxelles), LOJIQ, Théâtre Aux Écuries, Le Bloc.Danse, L’Entrepôt (Arrondissement de Lachine), Carrefour culturel de Notre-Dame-des-Prairies, Maison de la culture Marie-Uguay, Programme d’aide aux artistes en danse du Département de danse de l’UQAM, HUB Studio

Cette proposition pluridisciplinaire s’inspire de legs qui tendent à se perdre dans le cycle de la transmission des savoirs. Bien ancrés dans un rapport direct au public, les deux interprètes naviguent à la frontière du théâtre et de la danse contemporaine. L’œuvre est soutenue par une conception vidéo, enchevêtrée à l’action scénique de manière organique.

Cette création a été entamée en résidence à l’Escaut Architectures à Bruxelles (Belgique), puis poursuivie à Le Bloc.Danse (Québec), au Carrefour culturel de Notre-Dame-des-Prairies, au Théâtre Aux Écuries, au Département de danse de l’UQAM, à l’Entrepôt (Lachine) et à la Maison de la culture Marie-Uguay.

Marilyn Daoust vient de St-Hermas, entourée de l’horizon des champs de maïs et des animaux de la ferme, les doigts toujours plissés par l’incalculable nombre d’heures passées dans la piscine. La vie l’a amenée vers le mouvement. Comme interprète, elle prend part entre autres aux univers de Manon Oligny, Louise Bédard, Liliane Moussa, Angela Konrad, Julien Blais et Lucie Grégoire. Elle a actuellement l’honneur d’apprendre le solo La femme ovale, œuvre phare de Louise Bédard (2003). Marilyn a aussi été porte-parole du Festival Accès Danse (2017). Comme chorégraphe, elle présente avec Laurie-Anne Langis les pièces & ainsi que À l’origine d’une bête publique via le collectif For Fauve (grâce au CALQ et au CAC). Au théâtre, elle collabore avec Nini Bélanger, Angela Konrad, Florent Siaud, Louis-Karl Tremblay, Benoit Vermeulen et Jean-François Guilbault. Elle assure la comise en scène avec Thomas Payette et la chorégraphie de Tous les monstres naissent égaux (de et par Marie-Pier Labrecque) à la Cinquième Salle de la Place des Arts dans le cadre du FIL en septembre 2020. Elle a récemment été sélectionnée par le Performing Arts Platform (Aarhus, Danemark), via leur programme Connections pour soutenir la première étape de création de What We Leave Behind, une nouvelle collaboration internationale avec l’artiste danoise Anna Stamp Møller.

Comédien et créateur, Gabriel Léger-Savard cumule des expériences de jeu multiples (radio, théâtre d’objets, travail corporel, chœur, ombres, théâtre de rue) et collabore entre autres avec le Théâtre du 450, Mille Chevaux-Vapeur, Pigeon International, La Pire Espèce, et le théâtre du fil rouge. Il a assuré la création et la direction de grands projets (Les postes du futur, L’épigramme – média social de rue, RAOTIHÓN:TSA – Focus sur la création contemporaine des Premières Nations, Golden Gala). Comme auteur, il a récemment bénéficié de l’appui du CAC pour l’écriture de sa première pièce de théâtre-choral L’Amour mûr. Gabriel a aussi agi à titre de dramaturge pour le collectif For Fauve (&, présentée à ZH et à Tangente et À l’origine d’une bête publique, à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal). Il travaille aussi comme consultant au Nunavik pour aider à mettre sur pied une compagnie de théâtre Inuk.

Robin Pineda Gould est un artiste basé à Montréal. Il travaille principalement avec les médiums de la vidéo et du son. Son travail explore les dimensions sociales et politiques de la présence. Il travaille les images comme des collections, des chemins pouvant reconfigurer et déconstruire nos structures de désirs. Ses images en mouvance ont été présentées dans de nombreux lieux tels que Le Centre Canadien d’Architecture et la Place des Arts de Montréal. Il collabore de manière considérable avec le milieu de la danse contemporaine.

Depuis 2013, Catherine FP est conceptrice d’éclairage autant pour le théâtre que pour la musique, le cirque, la danse, la poésie et la performance. Suite à des études en technologies de l’électronique audiovisuelle et un passage par les arts médiatiques à l’Université Concordia, elle conçoit des systèmes électroniques et fabrique ses propres lampes. Elle cherche, autant que possible, à créer des éclairages qui soient complètement indépendants du dispositif théâtral et à repenser les manières d’éclairer un spectacle et de contrôler ses paramètres audiovisuels.

Laura-Rose R. Grenier est une artisane du spectacle. Ses médiums sont l’éclairage et la vidéo. Elle travaille comme régisseuse ainsi que comme conceptrice d’éclairage et vidéo. Elle aime le défi de la compréhension du projet et la traduction des besoins de manière technique. Laura-Rose est native d’un petit village de campagne du centre du Québec. Elle habite Montréal depuis maintenant 11 ans et commence à travailler comme technicienne dans le domaine du spectacle en 2012. Elle poursuit un cursus en production de 2014 à 2017 à l’École nationale de théâtre du Canada. Laura-Rose continue maintenant d’évoluer en travaillant sur toutes sortes de petites productions en théâtre, cirque, danse contemporaine, danse de rue, musique et performance. Elle souhaite maintenant collaborer à des projets qui portent un questionnement sur notre société et sur la place de l’homme dans celle-ci. Laura-Rose cherche à relever des défis et s’interroger sur des questions d’ordre social afin de porter adéquatement le message de chaque production.

Scénographe de formation déchirée entre une enfance lavaloise bercée par le red light du boulevard des Laurentides et une maturité innassumée ponctuée de grilled-cheese, Audrée Lewka explore l’univers visuel et physique de la scène. Archéologue de formation, elle s’intéresse à l’extériorisation de l’individualité et de l’imaginaire personnel à travers le corps, l’espace-temps et le costume. Elle a contribué comme conceptrice de costume sur & de For Fauve (Tangente, 2018) et comme scénographe sur de nombreux projets, tels que Parce qu’il fallait l’entendre de ta bouche (ZH, 2018) et H20 Egotrip (Mois Multi, 2019). À titre de chorégraphe, elle a créé Poneyboyz (Danses Buissonnières 2018, Tangente) et Dousse nuit (Tangente, 2019).

Après une formation classique, Anne Le Beau poursuit ses études à LADMMI (maintenant EDCM). Depuis 1990, elle danse pour plusieurs chorégraphes de réputation nationale et internationale, dont Isabelle Van Grimde, Sylvain Émard, Danielle Desnoyers, Linda Gaudreau, Catherine Tardif, Paula de Vasconcelos, David Presseault, Mélanie Demers, Manon Oligny, Martin Bélanger, José Navas, Dave Saint-Pierre, Virginie Brunelle et Louise Bédard. Ces collaborations l’amènent à participer à de nombreuses tournées au Canada, aux États-Unis, en Europe et au Japon. Anne travaille avec la metteuse en scène Brigitte Haentjens, qui crée pour elle en 2003 un solo (De Chair) et en 2012 un duo (Ta Douleur). En 2005, Sophie Deraspe lui confie le premier rôle dans son film Rechercher Victor Pellerin. Parallèlement à sa carrière d’interprète, Anne se consacre à l’enseignement. Elle fait partie depuis plus de 30 ans du corps professoral de l’EDCM, où elle enseigne la technique contemporaine et l’interprétation. En 2010, elle se joint à l’équipe des chargés de cours du Département de danse de l’UQAM. Elle se démarque aussi comme répétitrice au sein des chorégraphes de la relève. En 2007, Anne reçoit le prix Jacqueline Lemieux pour ses réalisations exceptionnelles.