Espace Orange

23, 24, 25 SEPTEMBRE 2021 - 19H

26 SEPTEMBRE 2021 - 16H

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Discussion avec les artistes le 24 septembre

50 minutes

Camille Lacelle-Wilsey

Come a Bit Closer

Dans cette fable contemporaine, quatre performeur·se·s et une musicienne se retrouvent au centre d’un lieu qui est à la fois un jardin et un dépotoir. Leurs corps nus s’assemblent et se séparent à la course dans un univers chargé de centaines de nappes de plastique. Le public est invité à se laisser submerger par les différentes teintes de couleur verte et par la tonalité affective des performeur·se·s émerveillé·e·s, candides, ouvert·e·s. La composition oscille entre des matériaux chorégraphiques écrits et des sections d’improvisations entraînées par les sonorités du vibraphone. Quelle est la valeur de la vitalité et de la célébration dans un environnement où les dérèglements climatiques approchent le point de non-retour?

Chorégraphe Camille Lacelle-Wilsey

Performeur·se·s et collaborateur·rice·s à la création Mona El Husseini, Gabriel Favreau, Rebecca Rehder et Nien Tzu Weng

Conceptrice musicale et interprète live Eugénie Jobin

Œil extérieur Erin Hill

Répétiteur Peter Jasko

Conceptrice de la scénographie Maude Arès

Concepteur lumière Cédric Delorme

Artistes et collaborateur·rice·s à la création Emma Lee Kai Iversen, Manuel Shink, Eryn Tempest, Nien Tzu Weng

Lors d’un voyage au Chiapas, j’ai senti le besoin de créer un projet qui rendrait hommage à la nature vibrante et luxuriante d’un territoire révolutionnaire. De retour au Québec, le projet a pris forme pendant une résidence en forêt où nous avons exploré l’empreinte de la nature sur le groupe. Nous vous invitons ici à découvrir l’intégration de ces explorations dans une scénographie créée par l’artiste visuel Maude Arès et les sonorités de l’autrice-compositrice Eugénie Jobin. À travers ce projet, je remets en question la place de l’individu dans la collectivité et de la collectivité dans la nature.

Camille Lacelle-Wilsey habite Montréal et ponctuellement Bruxelles. Très jeune, elle développe une passion pour la chorégraphie et les arts visuels et termine sa formation en danse contemporaine à l’Université Concordia en 2016. Son intérêt pour l’expression d’états, l’anatomie et le travail somatique est éclairé par sa participation à de nombreux ateliers professionnels auprès de la compagnie les ballets C de la B, Peter James, Benoît Lachambre et Axis Syllabus. Depuis 2015, elle présente ses créations Dispositif, Ghostbox et D’amour, ils se gaveront, de haine ils déborderont à Tangente et She’s Late // A Curious Show au OFFTA. Elle est actuellement en recherche et création pour She’s late // A Circus Show au côté de son acolyte Nien Tzu Weng, avec qui elle crée le collectif Double Fantasy. Au cours des derniers mois, elle a partagé différents projets solos à l’espace MUR MUR à Montréal et en résidence à RURART sur la ferme La Généreuse à Cookshire.

Mona El Husseini est une artiste égypto-canadienne en danse contemporaine basée à Montréal. Elle a complété sa formation professionnelle en danse au Cairo Contemporary Dance Center en Égypte et fait ses études en commerce international et en danse contemporaine à l’Université Concordia. Dans le processus de création, elle va au-delà de la danse et trace le fil qui relie les formes d’art qu’elle pratique, dont les arts martiaux, les arts visuels et l’écriture. Elle est un membre actif du réseau de recherche international Axis Syllabus et continue de suivre des pratiques basées sur la recherche qui nourrissent le questionnement et l’expérimentation.

Gabriel Favreau est un acteur et artiste multidisciplinaire originaire de Montréal. Formé à l’École nationale de théâtre du Canada, il collabore depuis sa sortie à des projets variés tant en théâtre qu’en danse, en arts visuels et en doublage. En 2020, son projet Musique pour exorcisme était présenté à l’Institute of Contemporary Arts de Baltimore et à la Galerie B-312 à Montréal. Comme interprète, on a pu le voir notamment dans La Promesse de l’aube (Espace GO, 2006), Bras de Fer (La Roulotte, 2017), Les hauts-parleurs (Bluff, 2018), Tong: un opéra sur le bout de la langue (La Fille du Laitier, 2018-2020), Mamma Mia! (Juste pour rire, 2019), Corps célestes (CTD’A, 2020), et bientôt dans Faire crier les murs de Rebecca Deraspe (Le Clou, 2021).

Rebecca Rehder est une artiste en danse contemporaine originaire de Montréal. Après avoir obtenu un Baccalauréat en danse contemporaine de l’Université Concordia, elle poursuit ses recherches chorégraphiques, s’intéressant à l’omniprésence du mouvement, à ses mutations rythmiques et aux histoires que recèlent les corps. Comme interprète, elle collabore au travail des chorégraphes Camille Lacelle-Wilsey, Erin Hill, Patricia Gagnon, Mathilde Loslier-Pinard, Chloé Bourdages-Roy et Christian Bakalov. Parallèlement, elle s’intéresse à la lumière et à notre perception de celle-ci et cumule ainsi de l’expérience en technique de scène. Récemment, elle terminait ses études en ostéopathie au Collège d’Études Ostéopathiques de Montréal, où elle cultive sa fascination pour l’anatomie humaine et les divers mécanismes du corps vivant. Dans la juxtaposition de la danse et de l’ostéopathie, elle cherche à éclaircir les passages illustrés et ressentis du corps.

Nien Tzu Weng est une artiste interdisciplinaire taïwanaise-canadienne basée à Montréal. Elle tend à créer des ponts entre les disciplines en poursuivant une approche expérimentale de la danse contemporaine. Ses projets ont été présentés au OFFTA, à ZH Festival, à Art Crush (Musée des beaux-arts de Montréal), au TaiwanFest (Harbourfront Centre, Toronto) et au 1-Act Festival (SHIFT Theatre, Vancouver). En tant qu’interprète, elle a dansé à Ars Electronica, Akousma et Tangente. Weng est lauréate du prix James Saya et du prix de danse contemporaine de l’Université Concordia. Elle est actuellement artiste en résidence au Studio 303 et au Topological Media Lab.

Eugénie Jobin est musicienne, compositrice et réalisatrice. Elle vit et travaille à Montréal. Le premier album de son groupe Ambroise, À la tonalité préférable du ciel, est paru en 2018 sur l’étiquette française Wild Silence. Il est dédié aux textes du poète québécois Paul-Marie Lapointe. Eugénie prend part à de nombreux projets musicaux et pluridisciplinaires (poésie, théâtre, danse, cinéma) en tant qu’interprète et réalisatrice. Elle compose et produit également de la musique pour des courts-métrages et des documentaires.

Concepteur lumière, scénographe et metteur en scène, Cédric Delorme-Bouchard a signé plus d’une centaine de conceptions pour le théâtre, la danse et l’opéra. Ses conceptions ont été présentées dans plus d’une quinzaine de pays en Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe et Asie. Sur la scène montréalaise, on peut noter sa collaboration récurrente avec des metteurs en scène de renom dont Eric Jean, Sylvain Bélanger, Philippe Cyr, Angela Konrad, Florent Siaud, Alice Ronfard, Geoffrey Gaquère, Sébastien David, Alix Dufresne et Marc Béland. Sa signature artistique a été soulignée par une nomination pour meilleure conception lumière (Gala des Cochons d’or 2015) et Outstanding Lighting Design (META Awards 2017 et 2019). Sa conception lumière pour Candide (TNM, 2018) a aussi été sélectionnée pour représenter le Québec lors de la Quadriennale internationale de scénographie de Prague (2019) et à l’EXPO-SCÈNE Montréal (2019). En tant que metteur en scène et directeur artistique de La Chambre Noire, il a signé la mise en scène et la conception de Lamelles (Usine C, 2018 et Théâtre du Trillium, Ottawa, 2019), Dispositif (Tangente, 2019), et Le vaisseau-coeur (Salle Bourgie du MBAM, 2019). Parallèlement à sa pratique de concepteur, Cédric Delorme-Bouchard a été coach, maître de stage et conférencier pour différents établissements d’enseignement dont l’École nationale de théâtre du Canada, l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, l’École supérieure de théâtre de l’UQAM, l’Université Concordia, l’École du Show Business ainsi que le programme Arts et lettres du Collège Jean-de-Brébeuf et du Cégep régional de Lanaudière à l’Assomption. Il est présentement artiste en résidence à l’Usine C.

Maude Arès est artiste interdisciplinaire. Se déployant en installation, en sculpture, en performance, en scénographie et en dessin, sa pratique artistique investigue les relations sensibles entre des matériaux, le plus souvent trouvés. Par l’agencement de ces derniers, son travail met en scène des environnements vulnérables qui permettent d’écouter, d’apprécier et de comprendre les subtilités des mondes tangibles. Maude décline ses réflexions sur la performance des matériaux et des gestes qui les animent dans des projets qui entremêlent arts visuels, arts vivants et design. Ses projets personnels et collaboratifs ont été présentés à Montréal et en Colombie dans des centres d’artistes et des théâtres (Théâtre La Chapelle, Tangente, Théâtre Aux Écuries, Galerie de l’UQAM, Campos de Gutiérrez, Espace Cercle Carré, Espace Projet, Centre de design) et dans le cadre d’évènements (OFFTA, Nuit blanche à Montréal, Chromatic, OUF! Festival Off Casteliers). Depuis 2014, elle collabore avec le collectif projets hybris.