Programme double - Espace Vert

20 NOVEMBRE 2021 - 19H

21 NOVEMBRE 2021 - 16H

22, 23 NOVEMBRE 2021 - 19H

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Discussion avec les artistes le 22 novembre

1re œuvre - 30 minutes

Rachelle Bourget

AFTER THE CAUSE (extrait)

Explorant les thèmes de la honte, de la confession, de l’isolement et de la déconstruction du sexe et de la beauté, ce solo examine notre besoin d’échapper aux conséquences de nos choix. Il y a une universalité dans l’expérience du regret, bien que nous en souffrons souvent en silence. Œuvre aux origines cathartiques, AFTER THE CAUSE est un acte vital de purification.

Viscéral·Intimiste·Méditatif

Chorégraphe et interprète Rachelle Bourget

Répétiteur Jason Martin

Conseillère artistique Sara Hanley

Compositeur Jonathan Goulet

Conceptrice d’éclairage Marguerite Hudon

Ma motivation est de créer et de participer à des œuvres qui encouragent la réflexion sur l’individu et son sentiment collectif. À travers les thèmes de la honte, du déni, de la confession et de la déconstruction du sexe et de la beauté, j’essaie d’aborder nos expériences émotionnelles plus sombres en amenant le public à se questionner sur ses propres actions. Cathartique au départ, AFTER THE CAUSE est d’abord influencée par des séances de thérapie en lien avec une dépression et un problème d’abus de drogues. La pièce est le résultat d’une longue et profonde période de réflexion.

Nouvellement installée à Montréal, Rachelle Bourget est une artiste en danse contemporaine de Winnipeg, au Manitoba. Diplômée en 2012 du School of Contemporary Dancers, elle danse avec Winnipeg’s Contemporary Dancers, ENTITEY/jason martin (Montréal), VIVUS – James Viveiros (Montréal), @tendance/C.Medina (Vienne), The Plug In Institute of Contemporary Art (STAGES series, Winnipeg), et dans les pièces de Ming Hon (Winnipeg) et Riley Sims (Toronto). Rachelle est également membre fondatrice du Nova Dance Collective, collectif de danse contemporaine basé à Winnipeg entre 2011 et 2016. En 2017, elle présente son premier spectacle solo, AFTER THE CAUSE, au Winnipeg Fringe Theatre Festival. Celui-ci sera ensuite repris et allongé grâce au soutien du Conseil des arts du Manitoba. L’œuvre intégrale a été présentée au Rachel Browne Theatre en 2019.

Formé à l’École de danse contemporaine de Montréal, Jason Martin débute la danse à l’âge de 21 ans, après avoir pratiqué le hockey pendant 17 ans. Tout juste diplômé, il travaille pour de grandes compagnies canadiennes telles que la Compagnie Marie Chouinard, Dave St-Pierre Inc., Dana Gingras/Animals of Distinction, Sylvain Émard Danse, la Compagnie Virginie Brunelle, Daniel Léveillé Danse, Le Carré des Lombes et Skeels Danse. En 2015, il fonde sa compagnie ENTITEY/Jason Martin, qui explore la résilience de la condition humaine en s’appuyant sur une recherche physique intense. Depuis, il a présenté de nombreuses œuvres à l’échelle nationale et internationale, dont UNTAMED (2016), Falling (cocréée avec Janelle Hacault, 2017) et BEYOND (2018), qu’il a créé en tant qu’artiste en résidence au Winnipeg’s Contemporary Dancers.  Sa dernière création, (AND), a été présenté au festival From Jaffa to Agripas de Jérusalem en 2018.

Sara Hanley est une artiste impliquée dans le milieu de la danse contemporaine depuis plus de vingt ans. Son travail explore la relation entre le corps et l’environnement. Formée d’abord comme interprète, elle contribue à la création d’œuvres de nombreux chorégraphes, dont Sylvain Émard, James Viveiros, Alexandre Morin, Dominique Porte, Maria Kefirova, Deborah Dunn et la Fondation Jean-Pierre Perreault. Interpelée par la démocratisation de l’art, elle entame dès 2014 des projets avec et pour différentes communautés dans lesquels la sensorialité est mise en jeu. Sara enseigne la danse depuis 2008 dans divers contextes, dont à l’Université Concordia, à l’UQAM et pour le RQD, et agit également comme conseillère artistique auprès de chorégraphes établis et de la relève. Elle possède une formation en enseignement des arts visuels et poursuit actuellement une maîtrise en éducation artistique.

Après avoir étudié l’écriture musicale à l’Université de Montréal, Jonathan Goulet poursuit ses études dans la classe de composition de Michel Gonneville au Conservatoire de musique de Montréal, où il obtient un Prix avec distinction (maîtrise) en composition instrumentale. Il y complète ensuite un diplôme de 5e cycle en composition mixte sous la cotutelle de Louis Dufort et Jimmie Leblanc, dont la recherche vise l’intégration de différentes pratiques musicales mixtes, dont l’improvisation, l’écriture instrumentale et la composition électroacoustique, à l’intérieur d’une scénographie multidisciplinaire.

Diplômée de l’École nationale de théâtre, Marguerite Hudon a assuré les postes de direction de production et de direction technique sur Catastrophe et autres dramaticules, mis en scène par Stéphanie Jasmin et Denis Marleau. Elle a également collaboré avec Brigitte Poupart et Stéphane Crête dans une création collective en tant que conceptrice d’éclairage, assistante à la mise en scène et régie.

2de œuvre - 20 minutes

Sonia Bustos

Luz : Dentelle

Comment soigner nos corps après avoir vécu la tristesse et la peur? Après avoir lutté et dénoncé les abus, comment transformer la douleur en lumière? Luz : Dentelle se veut un acte de guérison pour les femmes agressées, assassinées et disparues. Deux grandes jupes blanches de danses folkloriques mexicaines deviennent le catalyseur de ce rituel qui cherche à insuffler de la force et de l’espoir. Accompagnée sur scène par la musicienne et chanteuse Moe Clark, Sonia souhaite illuminer les corps de fleurs immarcescibles. Ce projet fait partie du triptyque LUZ, dédié aux personnes qui résistent aux violences patriarcales.

Musique live·Féministe·Poétique

Chorégraphe et interprète Sonia Bustos

Interprète en musique et compositrice Moe Clark

Dramaturge Yohayna Hernandez

Conseillère artistique Christine Brault

Conceptrice d’éclairages Laura-Rose R. Grenier

Luz : Dentelle est né de mon désir et d’une urgence de véhiculer un acte de guérison par un projet scénique. Je suis fortement inspirée par de nombreuses amies et compagnes de route, ainsi que par nos mères, nos grand-mères, nos sœurs et nos complices, que nous portons dans nos corps et nos regards. Une piste clé pour cette création est le travail en symbiose avec l’ambiance sonore créé par Moe Clark, interprète musicienne et chanteuse. L’utilisation de deux grandes jupes blanches du folklore mexicain, qui deviennent le catalyseur de ce rituel, joue un rôle important sur le plan de la couleur de la gestuelle. La présence sensible et visible des différentes femmes renforce le travail interprétatif et chorégraphique, ainsi que le processus de partage artistique. Luz : Dentelle est une première version courte d’un projet qui comptera trois versions au total. Le projet vise à habiter divers espaces et surtout à connecter avec des communautés plurielles.

Sonia Bustos est une artiste de la scène d’origine mexicaine basée à Tiohtiá:ke (Montréal). Ses intérêts sont fortement liés à l’engagement sociopolitique et à la reconnaissance du travail créatif de l’interprète. Sonia axe sa recherche artistique sur la condition féminine, la troisième racine en Amérique Latine, la mémoire, la théâtralité et le partage avec le public. Elle a notamment dansé pour Danza Contemporánea Universitaria, la compagnie Les Sœurs Schmutt et le groupe interdisciplinaire GKO. Elle est interprète-créatrice de Intérieur brut et Je ne vais pas inonder la mer. Elle est actuellement en création du triptyque composé par Luz : Dentelle (Tangente, 2021), Luz : Terre (OFFTA/Phénomena, 2021) et Luz : Echo. Sonia détient une Maîtrise en danse de l’UQAM et une Licence en théâtre de l’UNAM. Pour la réalisation de ses projets, Sonia a reçu le soutien de: FONCA (Mexique), CAC, CALQ, CAM, MAI, CCOV, Studio 303 et Accès culture Montréal.

Artiste métisse nomade et multidisciplinaire inspirée par les cercles de chant et le spoken word, Moe Clark est originaire du Traité 7 en Alberta et réside aujourd’hui à tio’tia:ke (Montréal). En plus d’être directrice artistique de nistamîkwan, Moe participe à de nombreuses collaborations artistiques, donne des ateliers sur l’écriture et l’expression orale, organise des festivals et est productrice artistique. Avec deux albums de musique et un livre de poésie bilingue à son actif, Moe s’est produite autour du monde, dont au Lincoln Center (US), au Queensland Poetry Festival (AU), et au festival Planet IndigenUS (CA), notamment.

Yohayna Hernandez est dramaturge, théâtrologue et enseignante. Fondatrice du Laboratoire scénique d’expérimentation sociale (LEES, La Havane) et coordinatrice du projet de résidences de création croisées dans les arts de la scène émergents et les arts vivants Québec/Cuba (La Serre, Montréal, et le LEES). Elle a travaillé comme dramaturge sur Granma. Trombones de La Havane (Rimini Protokoll, 2019), BaqueStritBois (Osikan, 2017) et Family Trash. Absence Choreaography (Osikan, 2015), entre autres. Elle a obtenu la bourse internationale Henrik Ibsen (2012) et le prix de la critique cubaine «Mario Rodríguez Aleman» (2007). Elle se consacre aux nouvelles dramaturgies et à la scène contemporaine.

Christine Brault vit et travaille à Montréal. Artiste interdisciplinaire, selon les contextes, elle crée des actions performatives et des interventions in situ, selon un angle poétique et artiviste. Ses recherches concernent les problématiques de migration, de frontières, de droits humains, de violence faites aux femmes et à la terre. Assurant une présence régulière dans diverses rencontres de performance au Mexique et dans plusieurs pays d’Amérique latine, elle a également présenté son travail en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Elle a aussi participé à deux événements de Hemispheric Institute of Performance and Politics, à Montréal (2014), puis à Santiago, Chili (2016).

Laura-Rose R. Grenier est une artisane du spectacle. Ses médiums sont l’éclairage et la vidéo. Elle travaille comme régisseuse ainsi que comme conceptrice d’éclairage et vidéo. Elle aime le défi de la compréhension du projet et la traduction des besoins de manière technique. Laura-Rose est native d’un petit village de campagne du centre du Québec. Elle habite Montréal depuis maintenant 11 ans et commence à travailler comme technicienne dans le domaine du spectacle en 2012. Elle poursuit un cursus en production de 2014 à 2017 à l’École nationale de théâtre du Canada. Laura-Rose continue maintenant d’évoluer en travaillant sur toutes sortes de petites productions en théâtre, cirque, danse contemporaine, danse de rue, musique et performance. Elle souhaite maintenant collaborer à des projets qui portent un questionnement sur notre société et sur la place de l’homme dans celle-ci. Laura-Rose cherche à relever des défis et s’interroger sur des questions d’ordre social afin de porter adéquatement le message de chaque production.