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Corps Étranger II

Christine Germain / STEM (États-Unis)

25 minutes

Est-ce un mirage ou le miroir de notre propre perception ? Devant nous, des formes abstraites, presque extra-humaines, sont pourtant bien vivantes. Lentement, elles se déplacent au son de leur respiration, de la nôtre, ainsi qu’aux sons électriques de leur système nerveux. À mesure que ce trio performe l’étrange et évocatrice plasticité de leur corps, il nous invite à poser un regard sur notre propre perception de la corporéité. L’esthétique méticuleuse du mouvement est teintée par une étude et une pratique de Contact Improvisation, de la phénoménologie, de l’éducation somatique et notamment de la méthode Feldenkrais comme écho à la théorie darwinienne de l’évolution. C’est une réflexion sur notre capacité à nous adapter à un nouvel environnement, à faire le deuil d’une identité passée pour embrasser le présent. Comment apprivoiser l’Étranger qui se révèle en nous dans l’adversité ?

Chorégraphe et interprète Christine Germain

Interprètes Sonshéree Giles, Joyce Lu

Composition sonore Gretchen Jude

Conception des éclairages Heather Basarab

Résidence SAFEhouse Arts à San Francisco

Corps Étranger II fut créé à travers des expérimentations et des improvisations en rapport avec les principes de la Méthode Feldenkrais : réversibilité, image de soi, qualité, effort, adaptation, développement, environnement. La chorégraphie évolue à travers des corps en adaptation continue avec leur environnement. Ces formes de lumières et d’ombres nous amènent à voir des mirages de style Rorschach qui illuminent la perception de celui qui les regarde. Cette pièce encourage le public à explorer ce qui se produit lorsque nous sommes amenés à faire face à un inconfort et qu’une partie de soi nous paraît complètement étrangère.
 
À travers des mouvements méthodiques, conscients et sensibles, Corps Étranger II vous amène vers un voyage mémorable qui altèrera votre perception à chaque instant, dans un monde où le temps n’existe pas.

Christine Germain est exploratrice de mouvements, interprète et chorégraphe. Ses chorégraphies s’inspirent des principes de l’éducation somatique, notamment la Méthode Feldenkrais, dont elle est praticienne. Christine a un MFA en Chorégraphie de l’Université de Californie à Davis et un Baccalauréat en danse contemporaine de l’Université Concordia. Elle est récipiendaire du prix Outstanding Choreographer de 2010 à 2014, décerné par la Bay Area Dance Watch pour ses chorégraphies faisant appel à la conscience sociale; le Prix de recherche universitaire de UC Davis, le prix « Chorégraphe la plus prometteuse » au Festival Fringe de Montréal 2012 et une bourse DAAD du gouvernement de l’Allemagne. Christine travaille également en Médecine de la danse à l’hôpital St-Francis de San Francisco.

Joyce Lu est une artiste, éducatrice et praticienne Feldenkrais basée à Los Angeles. Elle est membre active de Body Weather Laboratory, dirigé par Naoyuki Oguri et Roxanne Steinberg, ensemble avec lequel elle a dansé lors de collaborations avec Hirokazu Kosaka et Arcane Collective lors de performances présentées au Guggenheim et Getty museums, au REDCAT, et au Centre culturel & communautaire japonais américain. Joyce pratique également la danse balinaise avec Burat Wangi, dirigé par Nyoman et Nanik Wenten. Elle enseigne au Département de Danse et théâtre au Collège Pomona.

Gretchen Jude est une compositrice-interprète née en Idaho et vivant à Hawaii. Ses oeuvres éclectiques se sont fait entendre de Séoul à Helsinki. Gretchen chante, joue le koto, et est grandement engagée dans l’électro-acoustique et l’improvisation. Elle adore collaborer avec chorégraphes et danseurs, qui reflètent son intérêt pour le corps humain, sa matérialité, et sa relation avec les contradictions et les énigmes de la vie humaine contemporaine.

Je suis la fille

Geneviève C. Ferron

30 minutes

Une mère, une fille. Le vide, le plein. Ce qui reste. Il y a des évènements de la vie auxquels nous ne pouvons être préparés, comme le décès d’une mère. Cette création intime est devenue pour l’artiste un moyen de vivre et d’apprivoiser le deuil de la sienne. Soutenue par la charge de la musique baroque, la chorégraphie nous plonge avec sincérité dans un univers sacré, mélancolique et universel. Dans l’ambiance orageuse d’un soir d’été, les souvenirs, les images, les moments passés ensemble se cristallisent dans le mouvement des interprètes. L’absence est étrangement présente dans chacun de leurs gestes élégants, de leurs postures féminines. Les corps deviennent alors un lieu de commémoration ; la danse, un rituel ; l’espace scénique, une cathédrale.

Chorégraphe Geneviève C. Ferron

Interprètes Gabrielle Surprenant-Lacasse, Anouk Thériault

Résidences Circuit-Est Centre chorégraphique, Département de danse de l’UQAM

Ma mère est décédée le 12 février 2016, 9 mois après avoir reçu le diagnostic d’un cancer du poumon en phase terminale. J’ai décidé de faire une pièce à travers elle, qui parle d’elle à travers moi. En partant des principes qui guident mon travail habituel, j’ai choisi de construire un portrait impressionniste et fragmenté, désaxé pour mieux représenter la torsion que créé mon propre regard sur elle, ma mère, Hélène Caron. J’ai cueilli ses souvenirs, ses gestes, ses manies, ses postures, ses notes éparpillées sur des papiers, écrites à mon attention.

Formée en arts visuels et en danse contemporaine, Genevieve C. Ferron est chorégraphe de la relève montréalaise. Sa pensée se construit à partir d’une recherche articulée autour des thèmes de l’intimité et de la conscience artistique inclusive du corps de l’artiste féministe. Elle repose sur une constante remise en question des perceptions et de l’ambiguïté propre aux nouvelles esthétiques du corps en danse contemporaine. Depuis 2010, son travail fut présenté à Montréal et New York.

Gabrielle Surprenant-Lacasse obtient son baccalauréat en danse à l’UQAM en 2010. Depuis, elle a travaillé avec Louise Bédard Danse, George Stamos, Les Sœurs Schmutt, Danse Carpe Diem/Emmanuel Jouthe, Sarah Dell’ava et Geneviève C. Ferron. Elle s’investit dans divers projets de recherche chorégraphique, notamment avec les compagnies Bouge de là et Système D/Dominique Porte. Convaincue du pouvoir évocateur de la danse et de la nécessité des échanges artistiques, elle place ceux-ci au cœur de sa pratique en tant que danseuse, mais également en tant que chorégraphe et enseignante. Gabrielle est membre du collectif Ballet de ruelles, une plateforme investissant des lieux de passage par la danse.

Formée à l’École de danse de Québec, Anouk Thériault est maintenant basée à Montréal, travaillant principalement comme pigiste. Depuis les dernières années Anouk a collaboré avec Georges Stamos, Geneviève C. Ferron, Andrew Tay, Sasha Kleinplatz et Benoît Lachambre. Elle a également fait ses premières recherches chorégraphiques qui ont été présenté à Montréal (Usine C), Québec (La petite scène) et en France (Performing Arts Forum). À l’été 2015, Anouk a eu la chance de se perfectionner à Vienne au festival Impulstanz grâce à la bourse Danceweb, octroyée par le festival.