Spectacle en salle - Espace Orange

**NOUVELLE HEURE**

15, 16, 17 AVRIL 2021 - 17H45

18 AVRIL 2021 - 16H

AVERTISSEMENT: Ce spectacle comporte des effets stroboscopiques.

Veuillez noter le changement d’heure pour les représentations du 15, 16 et 17 avril. La billetterie communiquera avec tou·te·s les détenteur·rice·s de billet(s) pour ces dates dès lundi, 12 avril, pour vérifier s’il·elle·s souhaitent conserver leur(s) billet(s) pour la nouvelle heure.

L’ordre des pièces peut être modifié sans avis préalable.

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15 AVRIL 17H45

16 AVRIL 17H45

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18 AVRIL 16H

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1re œuvre - 25 minutes

Hugo Dalphond

Étude sur la pénombre

Un éclairage minimal plutôt que minimaliste. Hugo propose un dispositif scénographique permettant d’étudier le rapport de coprésence spectateur-performeur dans un contexte d’obscurité où se dévoile la recherche d’une dramaturgie de la noirceur. Puisque la pénombre est difficile à soutenir pour l’œil, la situation révèle une compréhension différente du réel. La perception limitée de l’espace et du corps de l’interprète en mouvement permet de brouiller les frontières entre matérialité et hallucination visuelle. Si l’action n’existe pas mais que l’œil crée sa propre danse, le concepteur chorégraphie-t-il l’expérience autant que le geste? Et si le dysfonctionnement des sens offrait une alternative à la réalité?

Dispositif scénique·Formel·Méditatif·Minimaliste·Physique

Créateur Hugo Dalphond

Interprète François Richard

Compositeur Mathieu Seulement

Directrice des répétitions Sophie Michaud

Œil extérieur Andrea Peña

Assistante lumière Tiffanie Boffa

Étude sur la pénombre s’inscrit dans un cycle de travail sur l’usage de la lumière en art. Je désire m’extraire de la tendance qui réduit souvent le travail de la lumière à l’innovation technologique ou au spectaculaire. Cette idéologie valorise l’élaboration d’apparatus détachés de toute relation sincère au réel, ce qui échoue, il me semble, à nous informer sur le monde dans lequel nous vivons. À l’inverse, je m’intéresse à approfondir le potentiel relationnel de la lumière. Je désire comprendre comment elle donne forme à l’espace; comment elle révèle les corps présents; comment elle établit des spatialités; comment son comportement altère notre perception du temps. Sont alors, il me semble, générées des situations qui interrogent l’immédiateté du vécu et la dimension sensible de notre rapport à la lumière, à l’espace et aux corps. J’explore donc ici une approche somatique qui s’articule principalement sur l’organisation de l’attention du spectateur et sur la succession de différents états de perception.

Hugo Dalphond interroge la synergie des corps, de l’espace et de la lumière en élaborant des dispositifs scénographiques initiateurs de rencontres. C’est principalement en faisant cohabiter les spectateurs et les performeurs au sein d’un même lieu et en modulant leur perception de l’espace qu’il fonde des expériences sensorielles alternatives. C’est alors l’occasion de s’engager dans différentes qualités de coprésence et de prendre ainsi conscience de notre rapport à l’autre. Depuis 2015, il aborde également ces questionnements dans le cadre d’un doctorat qui a pour sujet l’installation lumineuse et l’opportunité spatiale qu’elle offre à réfléchir notre sentiment de collectivité. De plus, en parallèle, il collabore en tant qu’éclairagiste et scénographe sur différents projets en théâtre et en danse.

Né au Nouveau-Brunswick, François Richard a fait sa formation au Royal Winnipeg Ballet School. Depuis le début de sa carrière professionnelle, il a dansé dans plus de vingt pays avec plusieurs compagnies, dont le Royal Winnipeg Ballet, Les Grands Ballets, José Navas/Compagnie Flak, Van Grimde Corps Secrets, Sylvain Émard Danse, PPS Danse et AP&A. Il a travaillé notamment avec des chorégraphes tels que José Navas, Sylvain Émard, Isabelle Van Grimde, Virginie Brunelle, Andrea Peña, Edgar Zendejas, Victor Quijada, Anne Plamondon, David Rancourt et Roger Sinha. En 2011, il fait partie du court métrage ORA, produit par l’ONF et est nommé pour le prix Génie en 2012. Pour son solo JE, SANS NOM, une collaboration avec Andrea Peña, il gagne le prix du meilleur interprète au Festival Quartiers Danses ainsi que le prix pour la meilleure chorégraphie au Hong Kong International Choreography Festival en 2018. Il a enseigné dans plusieurs écoles et compagnies dont l’Université Concordia, BJM entre autres. En 2014, il rejoint le conseil administratif de Danse à la Carte et y intervient comme professeur régulier. Aujourd’hui, il est basé à Montréal en tant que professeur et artiste indépendant.

Mathieu Seulement est un musicien électronique de Montréal. Il s’est fait connaître par son travail au sein du groupe Technical Kidman avec qui il a fait paraître deux albums. Plus récemment, il travaille sur SEULEMENT, son nouveau projet solo avec lequel il a offert sa première performance dans le cadre de OK LÀ 2018 à Verdun. Il travaille aussi régulièrement avec la troupe multidisciplinaire projets hybris pour qui il a assumé les rôles de musicien et de concepteur sonore et musical lors de leur plus récent spectacle youngnesse présenté à la Chapelle Scènes Contemporaines en septembre 2018, ainsi que pour leur installation performative thegiftsofthegifted présentée dans le cadre de la Nuit Blanche 2018 à DHC/ART. Il a aussi assuré la conception sonore et musicale de la pièce & du collectif For Fauve et a réalisé la musique du dispositif performatif Dans l’idée de ne plus être ici d’Hugo Dalphond, tous deux présentés à Tangente en novembre et mars 2018 respectivement. En plus de plancher sur un album solo, il travaille actuellement sur une nouvelle création d’Hugo Dalphond et fait partie du nouveau groupe musical Météo Ciel Bleu.

Artiste de la scène, scénographe et conceptrice lumière, Tiffanie Boffa utilise ses multiples ressources afin de créer des espaces vivants et sensibles. Elle débute dans l’univers de la danse et du mouvement avec une License en danse, obtenue en France. Elle arrive au Québec lors d’un échange étudiant avec l’UQAM. Elle travaille ensuite avec des chorégraphes montréalais tels que Kimberly de Jong, Benoît Lachambre, Laura Acosta et Chloé Bourdages-Roy. Après quelques années en tant qu’interprète, elle se découvre un intérêt tout particulier pour les métiers qui gravitent autour de la scénographie. Explorant cette voie, elle reprend ses études à l’Université Concordia et obtient son diplôme en design pour le théâtre en 2020. Depuis, elle réalise des conceptions lumière en danse et en théâtre, dont la création visuelle Maríc at the lake de Cathia Pagotto, le projet Mandala de Kurtis Mitchell, ainsi que l’expérience sensorielle Polymorphic Microbe Bodies d’Erin Robinsong et Sybille Hanna Müller, présenté par Tangente.

2de œuvre - 25 minutes

Hélène Messier

SOIE

Comment habiter une pose? Invoquant le butō et le modèle vivant, Hélène cherche à entrer dans un mode méditatif qu’elle partage avec le public. Dans une salle dans laquelle se perd la sensation des murs et du plafond, elle crée un tiers espace neutre. Nulle part et partout à la fois. À partir d’impulsions imaginaires et sensibles, elle laisse son corps être afin qu’il devienne œuvre d’art, puis paysage. La gestuelle minimale, la lenteur, la répétition des mouvements et une valse avec le tempo terminent d’installer un non-temps, ou un retour au temps universel.

Butō·Intimiste·Méditatif·Minimaliste·Poétique

Chorégraphe et interprète Hélène Messier

Répétiteur·rice·s David Rancourt, Annie Gagnon, James Viveiros

Concepteur d’éclairage Hugo Dalphond

Compositeur Vincent Gagnon

Conceptrice du costume Julie Pichette

Avec SOIE, je me suis intéressée à la présence attentive orientée vers mes impulsions intérieures comme moyen de favoriser l’expérience du spirituel. Et pour moi, le spirituel est une quête de compréhension profonde, par l’intelligence qui ressent, de l’essence fondamentale de l’être humain dans sa relation au monde. C’est de cette quête d’essence dont il est question avec SOIE, à travers les notions de contemplation, de présence attentive à l’ici et maintenant, de dépouillement, d’ouverture et de porosité entre mon intimité et ma relation au monde. Grandement inspirée par mes pratiques en méditation, en butō, ainsi qu’en modèle vivant, SOIE est un moment introspectif vécu à partir de poses sculpturales immobiles, ainsi que de mouvements minimaux, subtils, délicats ou répétitifs portés par ma nécessité intérieure. Dépouillée, le corps est à la fois nature, paysage et véhicule pour quelque chose de plus grand.

Hélène Messier a reçu son entraînement butō, principalement de Mario Veillette, en plus des professeurs suivants: Denyse Fujiwara, Paul Ibey, Jocelyne Montpetit, Yoshito, Ohno, Diego Pinon, Martine Viale et Yumiko Yoshioka. Elle a été interprète pour Mario Veillette, Katia-Marie Germain, ainsi que pour Ample Man Danse. Elle a également collaboré à plusieurs reprises avec Manuel Shink et Clarisse Delatour. Elle est actuellement engagée dans un processus de création avec Sara Dell’Ava. Finissante du baccalauréat en chorégraphie à Concordia, elle base son travail de création sur l’imaginaire, le travail d’état et l’éducation somatique, créant des univers profonds, sensibles et poétiques. Ses créations ont été présentées à Short and Sweet (FTA), Danses Buissonnières, Piss in the Pool et Quartiers Danses. Hélène termine tout juste un processus de maîtrise à l’UQAM, étudiant la relation entre la présence attentive aux impulsions internes et l’expérience du spirituel dans sa pratique en danse butō. Parallèlement, elle pratique la méditation pleine conscience depuis une dizaine d’année, en plus de pratiquer le modèle vivant depuis quatre ans. Ces pratiques font intrinsèquement partie de sa démarche artistique, nourrissant profondément sa quête spirituelle.

Hugo Dalphond interroge la synergie des corps, de l’espace et de la lumière en élaborant des dispositifs scénographiques initiateurs de rencontres. C’est principalement en faisant cohabiter les spectateurs et les performeurs au sein d’un même lieu et en modulant leur perception de l’espace qu’il fonde des expériences sensorielles alternatives. C’est alors l’occasion de s’engager dans différentes qualités de coprésence et de prendre ainsi conscience de notre rapport à l’autre. Depuis 2015, il aborde également ces questionnements dans le cadre d’un doctorat qui a pour sujet l’installation lumineuse et l’opportunité spatiale qu’elle offre à réfléchir notre sentiment de collectivité. De plus, en parallèle, il collabore en tant qu’éclairagiste et scénographe sur différents projets en théâtre et en danse.

Artiste en danse, David Rancourt s’est principalement illustré comme interprète depuis ses études à LADMMI. Son travail auprès de nombreux chorégraphes l’amène à expérimenter un large éventail de visions de l’art et du mouvement et lui permet de danser sur des scènes tant locales, nationales qu’internationales. Il collabore avec les artistes Alan Lake, Pierre-Paul Savoie et Annie Gagnon en plus de se joindre à des projets de Caroline Laurin Beaucage, Aurélie Pedron et Ariane Boulet. Passionné des arts du mouvement et du souffle, il pratique le Continuum avec Linda Rabin et le Qi Gong auprès de Marie-Claude Rodrigue depuis plus de quinze ans. Il fait également partie de l’équipe d’enseignants de l’école Fragments Libres. Comme créateur, ses œuvres chorégraphiques prennent plusieurs formes: Temps/espace, une installation et performance dans le cadre du 1er anniversaire de la Maison pour la Danse à Québec ainsi que plusieurs courtes formes qui s’insèrent dans trois productions de PPS Danse; Les Chaises, Danse Lhasa Danse et Corps, Amour, Anarchie Léo Ferré.  À titre d’œil extérieur et conseiller artistique, mentionnons sa collaboration avec Edgar Zendejas chez Ezdanza et avec Myriam Allard et Hedi Graja de La Otra Orilla, en plus de travailler ponctuellement avec d’autres créateurs de sa génération.