Festival KickStart 2020

1. 2 MAI 2020 - 19H30

3 MAI 2020 - 16H

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RENCONTRE AVEC LES ARTISTES LE 1 MAI

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1 MAI 19H30

2 MAI 19H30

3 MAI 16H

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L’événement KickStart de CanAsian Dance, en collaboration avec Tangente et le Festival Accès Asie, a comme mission d’inciter les chorégraphes canadiens à développer et à présenter une œuvre de courte durée qui propose une nouvelle orientation ou un changement constructif dans leur approche de la chorégraphie. Le programme de cette année présente deux chorégraphes de l’Ontario et deux du Québec.

Jury

Khosro Berahmandi
Directeur artistique et développement et directeur général par intérim
Festival Accès Asie

Denise Fujiwara
Directrice artistique
CanAsian Dance

Susan Lee
Assistante professeure
Département de danse
École des arts, médias, performance et design
York University

Marco Pronovost
Commissaire
Tangente

En coprésentation avec

L'ordre des pièces peut être modifié sans avis préalable.

1re œuvre - 20 minutes

Charo Foo Tai Wei

Jin Gu Bang (The Golden Stick Ritual)

Explorant le passé taoïste de sa famille, Charo revisite différents rituels de guérison qu’elle a vécus à travers sa vie. Elle partage la souffrance causée par la cohabitation de langages enfouis la tiraillant depuis longtemps: d’un côté, le shēn yùn — rationnel; et de l’autre, le butō. Risquer une rencontre entre les deux formes revient à mélanger l’eau et l’huile. Si relever le défi est impossible, la quête demeure riche et surprenante. Des impulsions saccadées, une recherche intérieure incarnée dans une série de mouvements désintéressés dans un paysage sonore invitant le public à un voyage spirituel.

Chorégraphe et interprète Charo Foo Tai Wei

Concepteur sonore David Blouin

Conceptrice d’éclairages Isabelle Garceau

Dramaturge Dulcinea Langfelder

Conceptrice des costumes Julie Pichette

Formée à la danse moderne et à la danse traditionnelle chinoise, Charo Foo Tai Wei s’installe à Québec en 2005 où elle étudie la danse contemporaine à l’École de danse de Québec. De 2007 à 2013, elle participe au projet Le dragon bleu de Robert Lepage (Ex Machina) en tant que comédienne, danseuse et chorégraphe. Depuis 2010, Charo est invitée en Amérique du Nord, en Europe et en Asie pour donner des ateliers de danse classique chinoise et se produire dans des festivals. En 2015, elle découvre la danse butō auprès de Natsu Nakajima, Yukio Waguri, Atsushi Takenouchi, Yumiko Yoshioka et Rizhome Lee. Après un atelier avec Tadashi Endo, elle dirige sa recherche vers l’initiation désintéressée du corps. Aujourd’hui, elle combine la danse traditionnelle chinoise et le butō afin de développer son propre langage chorégraphique.

Établi à Montréal, David Blouin œuvre dans le milieu de la danse, du théâtre et de la musique en tant qu’ingénieur du son, concepteur sonore et directeur technique depuis plus de 12 ans. Il a collaboré avec l’Usine C, Elektra, Mayday Danse, Le carré des Lombes, l’orchestre d’hommes-orchestres pour ne nommer que ceux-ci. Il a aussi travaillé à l’international pour la compagnie de Dimitris Papaioannou. Parallèlement, il est musicien multi-instrumentiste ayant une pratique musicale inspirée de l’énergie existentialiste. Il explore des compositions sonores soutenues par d’intenses basses fréquences invitant le corps physique et spirituel à s’ouvrir à des états évasifs.

Née à Brooklyn, Dulcinea Langfelder a étudié la danse, le théâtre et le mime avec Étienne Decroux. En 1978, elle s’installe à Montréal pour se joindre à la troupe Omnibus. Elle fonde sa compagnie en 1985 et crée des spectacles interdisciplinaires acclamés par la critique à l’international. Ses œuvres majeures sont: Cercle Vicieux (1985), La Voisine (1988), Hockey! Ok? (1991), Portrait d’une femme avec valise (1994), Victoria (1999), La Complainte de Dulcinée (2008), Confidences sur l’oreiller, un essai sur les rêves (2016) et Cheek to Cheek; l’amour avec un grand C (2019), en plus d’une collaboration musicale avec Philippe Noireaut. Elle a à son actif créé une vingtaine de chorégraphies pour le théâtre, la comédie musicale, la télévision et le cinéma.

Diplômée de l’École nationale de théâtre du Canada en 1992, Isabelle Garceau est éclairagiste pour le théâtre et la danse. Elle fait de la mise en lumière au Québec et à l’international depuis 20 ans. Elle a eu l’opportunité de travailler sur les deux dernières créations d’Édouard Lock avec La La La Human Steps ainsi que sur le répertoire et les nouvelles créations de Marie Chouinard. Depuis sept ans au sein du Théâtre du Nouveau Monde, elle adapte les éclairages tant pour les classiques que les pièces plus contemporaines en tournée au Québec. Elle s‘intéresse également à la relève en collaborant aux productions de l’École nationale de cirque depuis bientôt cinq ans.

Julie Pichette est une artiste multidisciplinaire dont les champs exploratoires sont la danse, les arts visuels et les costumes scénographiques. Diplômée de l’École de danse de Québec, Julie se perfectionne en danse japonaise butō et en Bharatanatyam. Interprète, chorégraphe, scénographe et costumière, elle participe à divers événements artistiques. En 2011, elle termine une maitrise d’arts visuels en création à l’Université Laval (costume scénographique, arts visuels et danse butō). Son travail s’oriente vers la création chorégraphique solo pour elle-même à partir des costumes scénographiques qu’elle conçoit et fabrique et, depuis quelques années, elle explore les chorégraphies de groupe teintées de butō.

2de oeuvre - 20 minutes

Deepti Gupta (Ottawa)

Self-Portraits with Amrita

Deepti invite ses interprètes à utiliser leur mémoire corporelle afin de parler de leur histoire à travers l’exploration des autoportraits de la peintre Amrita Sher-Gil. Des récits de migration et d’exil. Comment déconstruire un code de danse aussi rigide que le kathak pour raconter de nouvelles histoires? Comment relier les points entre la physicalité de l’artiste formatée et celle des femmes forgée par le quotidien rural en Inde? La chorégraphe cherche à faire réémerger des danses folkloriques d’autres temps, d’autres lieux. Danse-autoportrait représentant les multiples facettes de ces femmes attelées à la construction d’une tradition contemporaine.

Chorégraphe et interprète Deepti Gupta

Interprètes Sukriti Sharma, Neetika Sharma

Mentor Peter Chin

Artiste spoken word Sheniz Janmohamed

Self-Portraits with Amrita explore le langage corporel des femmes indiennes de la diaspora. Les autoportraits et les peintures d’Amrita Sher-Gil sont utilisés comme tremplins pour refléter et explorer des identités culturellement plurielles. Ayant grandi au Canada, mon corps garde encore le souvenir d’une femme en Inde rurale ou de la façon dont les femmes indiennes traditionnelles habitent leurs vêtements et leur corps. Le processus de création va également au-delà de la formation classique de la danse kathak pour découvrir comment le corps d’un danseur indien peut s’exprimer de façon nouvelle. Nous examinerons par la même occasion le vocabulaire de la danse kathak et verrons comment il peut être déconstruit pour exprimer de nouvelles histoires et expériences. Le processus vise à créer une liberté d’expression totale pour les danseurs indiens, qui sont souvent liés par un système de mouvement classique très strict.

Née en Inde et élevée à Ottawa, Deepti Gupta est une ambassadrice accomplie et dévouée de la danse kathak du nord de l’Inde. Disciple de Guru Munna Shukla, du célèbre gourou Lucknow Gharana, elle a suivi une formation avancée de Pundit Birju Maharaj, en plus d’avoir étudié la chorégraphie avec la Dr. Maya Rao. Deepti est directrice artistique du Arzoo Dance Theatre, une organisation dédiée à la création de nouvelles œuvres en danse qui transcendent les frontières géographiques et culturelles. Les chorégraphies de Deepti sont à la pointe de la danse sud-asiatique contemporaine et elle aime collaborer avec des musiciens, des designers et des artistes qui emploient les nouveaux médias. Expérimentatrice implacable aux intérêts théâtraux variés, elle a remporté un prix Dora pour la création de costumes. Elle a également beaucoup travaillé dans le milieu du théâtre indien en tant qu’actrice, dramaturge et scénariste. Deepti a beaucoup joué au Canada, en Inde, aux États-Unis et au Royaume-Uni. À deux reprises, elle a été nommée Fellow par le Shastri Indo-Canadian Institute Performing Arts, en plus de recevoir des bourses d’études du Jon Higgins Memorial, un Chalmers Arts Award et un MyBindi.com award. En plus du kathak, Deepti a suivi une formation en chhau (danse martiale d’Orissa), en danse moderne occidentale et autres formes internationales. Titulaire d’une maitrise en danse de l’Université York à Toronto, elle est professeure érudit et chorégraphe au Canada et en Inde. Elle a mené des recherches approfondies sur l’enseignement de la danse classique indienne dans les communautés de la diaspora et a créé de nombreuses œuvres contemporaines destinées aux enfants et aux professionnels ayant été présentées dans de grands festivals et salles de danse au Canada, aux États-Unis et en Inde. Au fil de temps, elle a reçu un soutien généreux pour son travail créatif, notamment de nombreuses subventions du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de l’Ontario, des demandes d’œuvres du CNA et une résidence du Banff Centre for the Arts.

Sukriti Sharma s’est formée sous la direction du Guru Sh. Krishan Mohan Mishra lauréat du Sangeet Natak Academy. Elle a complété 10 ans de formation en danse kathak et est titulaire d’un post-diplôme du National Institute of Kathak Dance-Kathak Kendra de New Delhi. Elle possède aussi un diplôme de l’Indira Kala Sangeet Vishwavidyalaya à Khairagarh. Elle enseigne en Inde depuis plusieurs années et donne maintenant des cours au Canada depuis trois ans. Elle a fait partie du répertoire de Padmashree Smt. Shovana Narayan depuis plusieurs années. Elle a aussi performé dans de nombreux festivals en Inde et à l’étranger. Ici au Canada, elle s’est produite au Kathak Mahotsava en 2016 et 2018 et à l’Aroha Fest en 2017 et 2018.

Née en Libye de parents indiens, Neetika Sharma a commencé son parcours à l’âge de 10 ans. Aujourd’hui, elle est une interprète, une chorégraphe, une instructrice et une directrice artistique passionnée de danse kathak. Elle est membre fondatrice du collectif Millennial Arts, qui a travaillé en soutien à de jeunes femmes artistes en danse issues de communautés culturelles diverses qui pratiquent des formes de danse traditionnelles à Toronto. Elle a reçu à Toronto une formation rigoureuse en danse kathak par Gurus Hemant et Vaishali Panwar et a travaillé avec et pour de nombreux artistes et organisations de renom de l’industrie. Neetika s’intéresse de près à l’exploration de différentes couches du répertoire kathak traditionnel et à la présentation d’interprétations nouvelles et pertinentes par le biais de la recherche, de la création et de la performance.

Sheniz Janmohamed (MFA) est un fervent partisan de la notion de communauté par la collaboration, la compassion et la créativité. Elle s’efforce d’incarner les mots par la performance, le land art et l’écriture sous la forme ghazal. Poète, éducatrice artistique et artiste de la terre, Sheniz a joué dans des salles du monde entier, notamment le Festival de la littérature de Jaipur, l’Alliance française de Nairobi et le musée Aga Khan. Sheniz est l’auteure de deux recueils de poèmes: Bleeding Light (Mawenzi House, 2010) et Firesmoke (Mawenzi House, 2014), tous deux enseignés à l’Université de Toronto. Ses écrits ont été publiés dans diverses publications, dont Quill & Quire, Arc Poetry Magazine et Body & Soul: Stories for Skeptics and Seekers (Caitlin Press, 2019).

Peter Chin, né en Jamaïque et basé à Toronto et au Cambodge, est un chorégraphe, compositeur, designer, écrivain et directeur artistique de la compagnie d’arts interdisciplinaires Tribal Crackling Wind. Les œuvres de Chin ont été présentées partout au Canada et dans le monde entier. Son travail a entre autres été récompensé de cinq prix Dora Mavor Moore, d’un prix Gemini et du prix Murriel Sherrin pour les réalisations internationales en danse. Le film de Peter Chin, Jamaican, en collaboration avec l’artiste Jeremy Mimnagh, a récemment remporté le prix du meilleur documentaire au Festival international du film Caribbean Lens à Los Angeles. Son travail intitulé Here I Stand in Times réalisé spécifiquement pour 40 artistes cambodgiens a été présenté dans des sites autour de Phnom Penh y compris au musée du génocide de Tuol Sleng en mars 2017.

3e oeuvre - 20 minutes

Andrea Nann (Toronto)

Firehorse and Shadow

Andrea explore la signification de son signe astrologique chinois, le cheval de feu, signe rare et jugé indésirable pour les femmes en Chine. Comment influence-t-il sa façon de percevoir son environnement et son destin? Stimulant un état de présence intense, elle joue avec l’ombre et la lumière aux côtés de l’artiste Annie Katsura Rollins. Elle investigue sa relation au temps à travers les systèmes de l’horloge biologique chinoise et du zodiaque chinois. Une séquence d’événements du passé prend forme à travers des cycles de silence et d’ombre, de son et de lumière. La scène devient à la fois la source de son expérience et le fruit de son plongeon à l’intérieur d’elle-même.

Chorégraphe et interprète Andrea Nann

Marionnettiste d’ombre et interprète Annie Katsura Rollins

Conseillère artistique Sarah Chase

Dramaturge Cindy Mochizuki

Je crée des danses multidisciplinaires inspirées par des conversations contemporaines. Je crois que l’expérience sensorielle vécue est la base de toute connexion et connectivité, et à partir de là, la vie est façonnée et conçue. Mes explorations chorégraphiques actuelles placent le corps dans un état de conscience accrue, ce qui signifie que ma pratique personnelle et mes méthodes d’entraînement physique incluent l’activation et l’éveil des systèmes sensoriels internes. J’accorde mon corps pour être sensible aux influences extérieures et il y a une qualité de mouvement distincte qui résulte de cet état de préparation que la chorégraphie soit improvisée ou définie; et il y a une fluidité calme et directe avec énergie, de l’élégance et de la clarté dans le focus et le flux.

Andrea Nann est née et a grandi à Vancouver et fait partie de la 4e génération de canadiens d’origine chinoise. Elle est directrice artistique fondatrice de la Dreamwalker Dance Company basée à Toronto. Diplômée du département des beaux-arts de l’Université York en 1988, Andrea a été membre à temps plein de la Danny Grossman Dance Company de 1988 à 2003. Au cours de ses 31 ans de carrière en danse contemporaine et moderne, Andrea a contribué à la création de nouvelles œuvres par plus de 60 créateurs de danse et en théâtre. Elle continue de travailler comme artiste invitée avec Peggy Baker Dance Projects, Tribal Crackling Wind, Astrid Dance et Volcano. En 2016, Ontario Contact a désigné Andrea comme artiste de l’année pour ses contributions dans le secteur des tournées des arts de la scène en Ontario.

Annie Rollins est créatrice, conceptrice et interprète d’objets de théâtre et de spectacle. Rollins incorpore à son travail des recherches ethnographiques et des apprentissages avec un intérêt particulier pour les formes de marionnettes traditionnelles en Asie et leur intersection avec la pratique rituelle et la construction de communautés. Elle a reçu une bourse pour représenter la Chine continentale en 2011 en tant que l’une des dernières artistes à être marionnettiste d’ombre. Elle vient de terminer un doctorat sur les possibilités de préservation de la culture immatérielle performative à l’Université Concordia.

Sarah Chase est une interprète et chorégraphe dont les œuvres sont présentées au Canada et en Europe depuis plus de vingt-cinq ans, notamment au Centre national des Arts (Ottawa), au Festival TransAmerique (Montréal), à DanceHouse (Vancouver), au Holland Dance Festival. Klapstuk Festival (Belgique), Salzbourg Szene Festival (Autriche), Kaaitheater (Belgique), Tanz Quartier (Vienne), Fondation Cartier (Paris) et Theater der Welt (Allemagne). Sarah est récipiendaire du Prix d’excellence Jacqueline Lemieux du Conseil des Arts du Canada 2004 et du Prix du festival à la Biennale de la danse de Munich 2006. Elle est une artiste de danse associée du Centre national des Arts à Ottawa.

4e œuvre - 20 minutes

Winnie Ho

aWokening

Comment réussir à se connecter à ses racines une fois installée dans un nouveau terreau? Artiste queer de Hong Kong, Winnie explore un instrument de cuisson chinoise traditionnelle: le wok. Elle s’immerge dans le wok chi, soit l’énergie du wok, qui donne à la cuisine cantonaise son gout singulier. En entrant dans une relation intime avec les ingrédients et les différentes techniques de cuisson au wok, elle souhaite remonter le fil menant à la réappropriation de son identité chinoise. Comment le corps peut-il devenir le cuisinier et la recette à la fois?

Chorégraphe et interprète Winnie Ho

Dramaturge Hanako Hoshimi-Caines

Mon processus créatif implique l’utilisation de mes sens (le toucher, la vue, l’odorat, le goût, le son) et l’incarnation de matériaux inspirés par mes recherches qui sont en relation avec mon identité queer et celle de la diaspora chinoise, en plus de la notion du plaisir et du jeu.  Je continue à explorer ces thèmes en les connectant à ma culture chinoise et, plus précisément, je cherche à fusionner la technique et les méthodes de la cuisine cantonaise (sud de la Chine), ma quête diasporique et le processus de création de danse.  Ainsi, je me demande si le processus de la cuisine cantonaise peut être traduit en une chorégraphie de danse? Je suis également curieuse de savoir si je peux incarner les concepts tels que braiser 燉, cuire à la vapeur 蒸, poêler 炒, mariner 醃 et le caisson au wok (‘wok-chi’) 鑊氣 (la saveur, les goûts et «l’essence» transmise par un wok, une poêle spéciale en fer utilisée exclusivement dans la cuisine cantonaise.)

En examinant avec discernement les méthodes et les matériaux utilisés dans la cuisine cantonaise, je cherche à établir un lien, écouter et bouger intimement avec l’externe: le matériel, l’espace et le public.

Winnie Ho (Superhova) est une interprète et une performeuse qui cherche à explorer et à développer des idées d’intimité, d’empathie et d’érotisme incarné.  Elle continue d’explorer ces sujets en interagissant avec la matière organique/inorganique et en se connectant avec sa diaspora chinoise et son identité queer. De plus, elle conteste le rôle conventionnel du spectateur dans la performance et crée des pratiques dans des espaces spécifiques où les frontières entre spectateur et interprète peuvent être dissoutes et redéfinies dans la présence ressentie d’une expérience immédiate. Winnie cherche à activer davantage le moment présent de la performance par rapport au temps, à l’espace et au spectateur.