NGS ("Native girl syndrome")

7. 8. 9 NOVEMBRE | 19H30

10 NOVEMBRE | 16H

NGS ("Native girl syndrome")

Lara Kramer / Lara Kramer Danse

60 minutes

La nouvelle création de Lara Kramer, NGS (« Native Girl Syndrome »), s’inspire de l’expérience de sa grand-mère qui a quitté une communauté autochtone isolée pour émigrer dans une culture urbaine dominante à l’époque où elle était une jeune femme. La pièce explore les effets de la désorientation culturelle et cherche à comprendre le comportement autodestructeur de la grand-mère de la chorégraphe. Les interprètes Angie Cheng et Karina Iraola incarnent la déformation, la dépendance, l’abandon et l’aliénation, explorant ces états dans leurs mouvements.

NGS (« Native Girl Syndrome ») est une façon de mieux comprendre les répercussions, les réactions, et les effets intergénérationnels de l’assimilation culturelle. La pièce informe et sensibilise le public sur des enjeux plus vastes entourant la marginalisation et la victimisation des femmes autochtones.

Chorégraphe : Lara Kramer
Collaboratrices/interprètes : Karina Iraola & Angie Cheng
Aide au processus créatif : Patricia Iraola
Répétitrice : Maria Simone
Mentor : David Pressault
Musique : Link Wray, The Dirtbombs, Robert Gordon, The Guess Who
Arrangements musicaux : Lara Kramer & Scott Russell
Concepteur lumières : Paul Chambers
Costumes & scénographie : Lara Kramer

Merci à : Canada Council for the Arts, Conseil des arts et des lettres du Quebec, Espace Marie Chouinard et Canada Dance Festival.

NGS (« Native Girl Syndrome ») a été sélectionné pour un projet pilote de résidences de création pour la relève dans le cadre de d’ORAM (Outiller la relève artistique montréalaise) en collaboration avec Le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Forum Jeunesse de l’Île de Montréal (FJÎM), la Conférence régionale des élus de Montréal (CRÉ), ainsi que le Cirque du Soleil.

Dans ce processus créatif, je souhaitais explorer les difficultés auxquelles ma grand-mère crie et ojibwée et a été confrontées au sein de la culture dominante pour ensuite créer un récit poétique qui s’en inspire. J’ai d’abord partagé avec mes danseurs des détails intimes sur l’exode de ma grand-mère et sur ses répercussions sur son identité culturelle et sa physicalité. Ensemble, nous avons discuté de ses défis quotidiens et des pressions exercées par la pauvreté, la prostitution, la violence, l’isolement et la perte d’enfants, afin de mieux comprendre son histoire et son lien avec la marginalisation des femmes autochtones.

Le texte utilisé pendant le processus créatif était un élément important dans l’élaboration de la structure narrative de Native Girl Syndrome. Le texte s’inspire d’un entretien avec un membre de la famille, et de ce que j’ai observé lorsque je rencontrais ma grand-mère pendant mon enfance. Il est crucial de bien comprendre les expériences de ma grand-mère, car celles-ci influencent le caractère physique et théâtral de la pièce. Ce processus de recherche historique rassemble des récits d’une génération perdue qui font partie de mon histoire et de ma lignée.

Lara Kramer
Diplômée d’un baccalauréat en danse contemporaine de l’Université Concordia (2008), Lara Kramer est la chorégraphe, directrice artistique et administratrice de la compagnie montréalaise Danse Lara Kramer. Lara est une chorégraphe et interprète autochtone dont les œuvres sont intimement liées à l’histoire et à ses racines culturelles. Imprégnées d’images et de récits percutants, les œuvres de Lara Kramer mettent à l’épreuve la force et la fragilité de l’esprit humain. Éloquentes et engagées, ses créations explorent souvent des enjeux politiques concernant le Canada et les Premières Nations. Lara Kramer a été reconnue comme une artiste à la défense des droits de la personne par le Centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal. Ses œuvres ont été présentées au festival Présence autochtone (Montréal, 2009), au festival Vue sur la Relève (Montréal, 2010), au festival The Talking Sticks (Vancouver, 2011, 2013), au festival Danse Canada (Ottawa, 2011), au Banff Centre (Banff, 2011), au MAI (Montréal arts interculturels) (Montréal, 2011), à Public Energy (Peterborough, 2012) et à Planet IndigenUS (Toronto, 2011). Grâce à Fragments (2009), sa pièce acclamée par la critique et inspirée des récits de sa mère au sujet des pensionnats indiens canadiens, Lara Kramer est reconnue comme l’un des nouveaux talents prometteurs du pays. Sa nouvelle création, Native Girl Syndrome a été commandée par le festival Danse Canada et jouit d’une résidence de création au studio de l’Espace Marie Chouinard.