Programme double

Léo Hit Coupal + Hanna Sybille Müller

ÉDIFICE WILDER | Espace Orange

 

5, 6, 7 novembre 2026 - 19h

8 novembre 2026 - 16h

 

Interprétation en langue des signes québécoise et discussion avec les artistes le 6 novembre

1re œuvre

Léo Hit Coupal

Nulle part

Entre nos vies et notre époque, il y a une paruline en migration, de la poussière sur nos chaussures et assez de stimuli pour se perdre. Divisé par autant d’intérêts et d’enjeux, s’orienter apparaît comme une quête à la fois personnelle et collective. À travers une fable écologique intime et déroutante, le solo Nulle part aborde la surcharge et la quête de sens. Le mélange du break et du slam de poésie exprime le tiraillement d’une époque éparpillée, et d’un quotidien à son image.

35 minutes
Portrait de Léo Hit Coupal, crédit photo Jules Coupal-Lafleur
Léo Hit Coupal
Chorégraphie, interprétation et rédaction
Portrait de Rodrigo Alvarenga-Bonilla, photo d'Andrea Alvarenga-Bonilla
Rodrigo Alvarenga-Bonilla
Conseils artistiques et direction des répétitions
Portrait de Gabriel Antoine Roy, crédit Geneviève Grenier
Gabriel-Antoine Roy
Regard extérieur
Portrait de Pénélope Dulude-de Broin, crédit photo Maxime Côté
Pénélope Dulude-De Broin
Conseils dramaturgiques et scénographiques
Portrait de Tristan Alain, crédit photo Janie Faucher-Roy
Tristan Alain
Direction photo et vidéo
Portrait de Tiffanie Boffa, photo de Robin Pineda-Gould
Tiffanie Boffa
Conception d'éclairage
Zachary Gilbert
Conception sonore et musicale

Soutien financier Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts de Montréal, Conseil des arts du Canada

Résidences Maison pour la danse de Québec, CCOV, Mauricie Arts Vivants, Circuit-Est, 100Lux, centre Sanaaq

Léo Hit Coupal est un artiste multidisciplinaire originaire de Québec et établi à Montréal (Tiohtià:ke). Adepte de la culture hip-hop et danseur de break, c’est à l’adolescence qu’il développe une passion pour la poésie orale. En 2017 et 2023, il représente le Québec à la Coupe du monde de slam de poésie à Paris. Il évolue comme poète invité dans les écoles et différents événements. En 2021, il complète un baccalauréat en sociologie. Comme danseur, il a travaillé auprès de plusieurs compagnies de danse et évolue dans l’univers du breaking avec les collectifs Stylz Corrupt et Qc Roc. Son parcours éclectique nourrit son engagement dans des projets artistiques variés.

Rodrigo Alvarenga-Bonilla s’initie à la danse dès l’âge de cinq ans en intégrant une troupe de danse folklorique salvadorienne. Il commence le hip-hop, le popping et le breaking dans les maisons des jeunes et de façon autodidacte. Il entame ensuite des cours au Studio Party Time à Québec et entre dans PNT Dance Company et dans le groupe MARVL. Diplômé en 2019 de l’École de danse contemporaine de Montréal, Rodrigo continue à développer son style personnel en mélangeant le break, le contemporain et l’acrobatie. Il collabore avec différents chorégraphes et compagnies de danse contemporaine tels que Destins Croisés, We All Fall Down, Animals of Distinctions, Sylvain Émard, Marie Béland, Catherine Gaudet et Tentacle Tribe, ainsi qu’avec le Cirque du Soleil et le Cirque Éloize.

Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en 2018, Gabriel-Antoine Roy explore multiples facettes de son art: danse, performance, jeu caméra, clown et masque. Cette recherche l’amène à côtoyer des artistes tels que Nicolas Cantin, Peter James, Mélanie Pilon, Peter Schumann, Vladimir «7Starr», Mélanie Demers, Stéphane Crête, Frédérick Gravel et Jacques Poulin-Denis. Possédant une grande capacité d’idéation, il est interprète et cocréateur des pièces Mains moites et On est pas des trous de cul. En collaboration avec Étienne Lou, il crée La grande mascarade et joue dans Je comprends, respect. À l’écran, on le voit dans plusieurs séries et longs métrages.

Pénélope Dulude-de Broin est une artiste scénographe basée à Tiohtià:ke (Montréal). Sa pratique lui permet de travailler le corps comme sculpture et le décor comme un personnage respirant avec l’œuvre. Elle explore avec passion couleurs, jeux de proportions et textures qui permettent un instant de s’évader du commun. Sa démarche prône l’instinct, le plaisir, l’écoute et l’individualité de chacun·e. En 2023, elle complète sa formation en scénographie à l’École nationale de théâtre du Canada. Depuis, elle a eu le plaisir de travailler en théâtre, en performance, en danse contemporaine, en cirque, en cinéma et en événementiel. Comme collaboratrice, elle aspire à créer des espaces d’échanges artistiques transdisciplinaires où les pratiques s’entremêlent et s’enrichissent.

Artiste de la scène, scénographe et conceptrice lumière, Tiffanie Boffa utilise ses multiples ressources pour créer des espaces vivants et sensibles. Débutant dans l’univers de la danse, elle se nourrit de son expérience dans ses conceptions d’éclairage. Elle collabore avec des artistes en danse, théâtre et arts multidisciplinaires tels que Guillermina Kerwin, Gabrielle Lessard, Jon Lachlan Stewart, Hanna Sybille Müller, Simon Renaud, La Tresse, Véronique Giasson, Marie Béland, 100Lux, la compagnie We All Fall Down et Sébastien Provencher.

Après avoir étudié en musique et évolué avec le groupe pop-rock Élégie, Zachary Gilbert s’est défini comme concepteur sonore et compositeur dans les domaines de la musique indépendante, du cinéma et des arts vivants. Il a composé la musique de différents courts métrages présentés dans plusieurs festivals internationaux. En plus d’avoir joué hebdomadairement au Dépanneur Café en duo piano-guitare, il a enregistré son premier EP comme pianiste. Avec le projet Nulle part, il est plongé dans l’exploration du collage sonore. Sa sensibilité, son écoute et son sens du rythme lui permettent de se définir artistiquement et de collaborer à une variété de projets.

Depuis plusieurs années, je navigue entre mes activités en danse et en poésie. Le projet Nulle part m’a incité à joindre mes pratiques pour aborder des thématiques existentielles et écologiques. Après avoir présenté deux courtes formes en 2023 et 2024, la présente pièce est l’aboutissement de ce projet de création.  Tout en explorant une démarche originale en arts vivants, je tâche de respecter l’essence de mes pratiques et des communautés dans lesquelles j’évolue. La rencontre des esthétiques propres aux cultures urbaines, des références écologiques et des réflexions sociologiques est le reflet de mon parcours varié comme de notre époque éclectique. À la croisée de mes intérêts, Nulle part est né de l’envie de créer un moment à la fois réflexif et engageant, entre l’intime et l’universel.

2de œuvre

Hanna Sybille Müller

The Choreographic Garden – Vegetal Transformation

The Choreographic Garden – Vegetal Transformation s’inspire des lichens pour chorégraphier des relations symbiotiques. En prenant le lichen comme métaphore scientifique directrice, l’œuvre crée des formes de coexistence fondées sur l’interdépendance, l’adaptation mutuelle et la résilience. Les pulsations, les vibrations et les ondulations évoquent les origines aquatiques du corps et sa continuité avec le monde végétal à travers des pratiques somatiques comme le Continuum. La pièce tisse également un deuil écologique – lié à la perte continue de la richesse environnementale – et un deuil personnel, marqué par la disparition d’une proche collaboratrice artistique. En s’appuyant sur les cycles végétaux de décomposition et de régénération, le deuil est envisagé comme un processus de transformation plutôt que comme une rupture.

45 minutes
Portrait de Hanna Sybille Müller, photo d'Andréa de Keijzer
Hanna Sybille Müller
Chorégraphie et interprétation
Portrait de Diego Gil, crédit photo Anna Kozak Semenova
Diego Gil
Dramaturgie et interprétation
Portrait de Nate Yaffe, photo d'Emily Gan
Nate Yaffe
Collaboration et interprétation
Portrait de Lauren Semeschuk, photo de Rodolfo Moraga
Lauren Semeschuk
Collaboration et interprétation
Damaris Baker Portrait
Damaris Baker
Collaboration et musique
Portrait d'Andrew Forster
Andrew Forster
Scénographie et interprétation
Portrait de Mikki Bradshaw
Mikki Bradshaw
Conception sonore
Portrait d'Élise Legault
Elise Legault
Conception des costumes
Portrait de Goldjian Charlo alias anne goldenberg, photo de Michel Thibault
Goldjian Charlo
Accompagnement
Portrait de Tiffanie Boffa, photo de Robin Pineda-Gould
Tiffanie Boffa
Conception d'éclairage

Soutien financier Conseil des arts du Canada, Conseil des arts de Montréal, Musée d’art de Joliette

Résidences CCOV, Musée d’art de Joliette, DAS, Devenir(s) corps

Hanna Sybille Müller est une chorégraphe et mère de famille installée à Tiohtiá:ke/Mooniyang/Montréal. Son travail se concentre sur le langage, le mouvement et leurs interrelations. Sybille est fascinée par les pouvoirs étranges, magiques et ordinaires du langage et du corps, et à la façon dont ils interagissent. Elle s’interroge sur ce que signifie collaborer avec des humains et des non-humains dans sa collaboration avec la poète Erin Robinsong Polymorphic Microbe Bodies (OFFTA, 2023). Dans son projet en cours Le jardin chorégraphique, elle et son équipe apprennent des plantes ce que signifie penser, bouger et être végétal. Originaire d’Allemagne, Sybille a étudié la danse à la Rotterdamse Dansacademie et a obtenu un diplôme en études des médias à l’Université des arts de Berlin (UdK) en 2012. Depuis 2021, Sybille fait partie du Continuum Mentoring Group, un groupe d’artistes qui s’attache à approfondir sa compréhension du Continuum, une pratique somatique expérientielle créée en 1967 par Emilie Conrad et enseignée à Montréal par Linda Rabin.

Andrew Forster (il) est un artiste visuel, un écrivain et un commissaire dont le processus mène à l’installation, la performance, la vidéo, des collaborations, et l’organisation d’expositions et d’autres manifestations. Œuvres récentes: Mer Parguayenne, un bâtiment enveloppé de langage, une collaboration avec la poète Erín Moure d’après l’écriture de Wilson Bueno (2017); l’installation vidéo The Machine Stops, une fiction pour la fin du monde, tournée à Chandigarh, en Inde (2019); No Bottom, un document expérimental sur l’improvisation musicale du violoniste Malcolm Goldstein (vu au FIFA Montréal, 2023). Une nouvelle série d’objets et des textes explorant l’idée de nature, Waternature, a débuté en 2022 avec une exposition à Montréal.

Goldjian Charlo alias anne goldenberg est unᐧe artiste queer, psychodivergentᐧe qui a immigré de la France en 2004 et qui nourrit des racines et liens affectifs sur l’île de Tio’tia:ke, colonialement connue comme Montréal. En tant que commissaire, artiste relationnelᐧle et hacktiviste féministe et transdisciplinaire, iel aime rendre visible, lisible et malléable les processus de co-construction des sagesses et des connaissances. Goldjian s’intéresse particulièrement aux interdépendances qui se tissent entre humains, écologies et technologies. Son travail crée des espaces intimistes dédiés à l’apprentissage mutuel et au ralentissement des processus. Cofondatrice de La Nef Vagale et de A Nos Protheses, Goldjian embrasse les arts médiatiques et le land art, l’installation, la danse et la vidéo. Sa pratique s’articule le plus souvent autour de la facilitation de pratiques collaboratives, collectives et restauratrices. Goldjian soigne et pratique la reliance à soi, aux espaces temps, aux autres humains et aux non-humains, en s’interrogeant aux conditions de lien, de soin et de déconnexion pour activer cette qualité de présence.

Artiste de la scène, scénographe et conceptrice lumière, Tiffanie Boffa utilise ses multiples ressources pour créer des espaces vivants et sensibles. Débutant dans l’univers de la danse, elle se nourrit de son expérience dans ses conceptions d’éclairage. Elle collabore avec des artistes en danse, théâtre et arts multidisciplinaires tels que Guillermina Kerwin, Gabrielle Lessard, Jon Lachlan Stewart, Hanna Sybille Müller, Simon Renaud, La Tresse, Véronique Giasson, Marie Béland, 100Lux, la compagnie We All Fall Down et Sébastien Provencher.

Nous avons commencé par un duo de Lauren et Nate explorant la symbiose à travers la métaphore du lichen. Leurs mouvements oscillent entre tension et tendresse: leurs corps résistent, se rapprochent, reniflent soudainement leurs fesses avant de s’installer dans des moments de soutien et de bercement. Damaris les accompagne à l’aide de petits objets naturels – gousses séchées, bois et parfois sa voix – composant une texture sonore subtile et atmosphérique. Au fur et à mesure que le duo se poursuit, le studio s’ouvre sur un jardin. Le public est invité à en faire le tour et à observer les plantes pendant que je raconte comment le jardin a été créé,que je réfléchis à la perte de notre collègue Maria et que j’explique comment les plantes ont façonné notre compréhension du deuil. L’horticultrice Mylène présente ensuite deux espèces végétales plus en détail. Pendant son discours, des sacs de terre industriels en vrac sont installés dans le studio, marquant un changement d’échelle. Nate et Diego entament un deuxième duo, qui se déroule plus lentement, avec un flux libre et une dynamique changeante, où l’attention et le soutien s’entremêlent avec l’utilisation et la tension, oscillant continuellement entre ces états.