Programme triple

31 JANVIER + 1. 2 FÉVRIER 2019 - 19H30

3 FÉVRIER 2019 - 16H

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RENCONTRE AVEC LES ARTISTES ET TABLE DE LIVRES LE 1er FÉVRIER

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31 JANVIER 19H30

1 FÉVRIER 19H30

2 FÉVRIER 19H30

3 FÉVRIER 16H

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1re œuvre - 60 minutes

Joey Eddy, William Ellis, Robert Kingsbury, Kate Nankervis, Andrew Tay (Toronto)

WorkingOn WorkingOnUs

Brouillant les frontières entre un party déchainé et une recherche physique rigoureuse, ce collectif cultive l’inconfort avec joie. Cette expérience corporelle queer explore le palpitant potentiel des relations de pouvoirs entre danseur et chorégraphe comme «spectacle». C’est une réaffectation subversive et ludique du processus de répétition à des fins chorégraphiques; de vraies prises de décision en temps réel, repoussant les limites de ce qu’une performance artistique peut être. Travailler avec la peau et la chair comme matériaux, c’est périlleux.

Production Indefinable Folks

Création et performance Joey Eddy, William Ellis, Robert Kingsbury, Kate Nankervis, Andrew Tay

Conception lumière Karine Gauthier

Dramaturgie Ame Henderson

Andrew Tay est un artiste hybride, chorégraphe, interprète, commissaire et DJ basé à Montréal. Il cofonde en 2005 Wants&Needs danse avec Sasha Kleinplatz. Depuis, l’organisme a produit des événements de danse très populaires: Piss in the Pool, Short&Sweet et Total Space Party. Son oeuvre Make Banana Cry (cocréée avec Stephen Thompson) a été présentée au MAI (2017) et à la galerie de l’UQAM dans le cadre de l’exposition Refus Contraire (2018). Sa dernière pièce, Fame Prayer / EATING, a été présentée au Théâtre La Chapelle (2018) ainsi qu’au Fierce Festival UK (2017) et a reçu le Prix du risque et de l’innovation du Summerworks Performance Festival à Toronto (2016). Andrew est présentement commissaire au Centre de création O Vertigo (CCOV). L’artiste est très inspiré par l’esprit de collectivité, l’irrévérence et la résistance, et ce dans toutes les facettes de sa pratique.

2de & 3e œuvres (projection vidéo) - 15 minutes

Bettina Hoffmann

Drain + Hold On

Deux œuvres vidéo dans le même esprit offrent des perspectives intimes et insolites sur les mouvements lents et suspendus des danseurs à travers l’œil mécanique de la caméra, nous plongeant dans des conflits qui vacillent entre violence et tendresse. Malgré un cadrage serré, l’espace – défini uniquement par les bruits amplifiés émis par les interprètes – parait vaste et vide. Par le jeu et l’expérimentation, des règles arbitraires sont introduites dans les tâches que les danseurs doivent exécuter, limitant les actions naturelles et instinctives et forçant la proximité. La physicalité est intense, même brutale. Tandis que les rôles changent, les alliances doivent être renégociées.

Chorégraphie, vidéo, éclairage, costumes, postproduction Bettina Hoffmann

Danseurs dans Hold On Keven Lee, Katie Philp, Ilya Krouglikov, Mélanie Lebrun

Danseurs dans Drain Kate Ladeheim, Freja Mitchel, Suzan Polat

Je commence par des improvisations basées sur des mouvements quotidiens avec un petit groupe de danseurs. Dans le processus, des règles limitant la gamme des mouvements corporels sont introduits, ce qui restreint les mouvements habituels ou instinctifs et forcent le danseur à travailler contre lui, à désapprendre et réapprendre. Par exemple, ne pas être autorisé à utiliser les mains pour retenir une personne. Ces improvisations conduisent à des mouvements inhabituels, parfois troublants, avec des éléments contradictoires. Les mouvements sont ambigus et pourraient être interprétés comme étant violents, voir passifs-agressifs, mais aussi sensuels et doux.

Le processus reflète des mécanismes similaires à ceux qui permettent la formation d’une communauté: adopter un comportement et obéir aux règles tout en démontrant son caractère arbitraire. Les paramètres sculpturaux et spatiaux tels la verticalité et l’horizontalité sont utilisés comme réflexion sur le pouvoir et sur la vulnérabilité. La capacité de bouger de façon indépendante, ou seulement avec l’aide des autres, suggère l’interdépendance des personnes dans un système et permet de visualiser le (dés)engagement social, mais également le conflit entre le mental et le corporel. À travers ce travail, j’interroge nos notions de subjectivité, d’intériorité et d’extériorité, ainsi que la réalité et sa construction.

Le travail de Bettina Hoffmann se situe à l’intersection de la photographie, de la sculpture, du cinéma, de la danse et du théâtre. Dans son travail récent, elle reconstruit et dramatise subtilement les situations quotidiennes ou utilise des «mouvements déplacés» pour faciliter l’examen des mécanismes sous-jacents des relations sociales, des conflits et de la communication interpersonnelle. Ses performances ont été présentées à la Fonderie Darling, à Tangente et chez Occurrence à Montréal. Son travail photographique et vidéo a été présenté dans des expositions en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche, en Angleterre, en Roumanie, en Corée du Sud, aux États-Unis et au Canada, ainsi que dans des festivals et des foires d’art vidéo à l’international. Ses œuvres font partie de nombreuses collections privées et publiques en Amérique du Nord et en Europe, notamment au Museum of Contemporary Photography de Chicago, au Los Angeles County Museum of Art, au Musée d’art contemporain de Montréal, au Musée national des beaux-arts de Québec et à la Berlinische Galerie de Berlin.