Programme double

7. 8. 9 MARS 2019 - 19H30

10 MARS 2019 - 16H

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RENCONTRE AVEC LES ARTISTES ET TABLE DE LIVRES LE 8 MARS

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7 MARS - 19H30

8 MARS - 19H30

9 MARS - 19H30

10 MARS - 16H

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1re œuvre - 25 minutes

Bailey Eng

Look

À travers la découverte d’une créature mystérieuse nommée Look, cette étude explore l’expérience humaine et l’idée d’évoluer dans un habitat naturel. L’humanité se dirige-t-elle vers un avenir robotique, loin de son passé animal? En questionnant les traits humains reconnaissables chez l’animal, ou les traits animaux chez l’humain, Look attire l’attention sur notre existence grâce à ses différents rythmes physiques, biologiques et empathiques. Engagée dans une physicalité exigeante, organique et réactive, Bailey explore l’anatomie de la créature et son interaction avec différents environnements; elle respire, attend, regarde, bouge. Elle souhaite créer une expérience méditative qui incite à l’observation, autant externe qu’interne.

Chorégraphie et performance Bailey Eng

Composition musicale Eric Séguin

Création lumière Hugo Dalphond

Costumes et scénographie Li Ming Parisé

Œil extérieur Marie-Ève Dion

Je m’efforce de créer et d’exécuter des mouvements qui respirent le sensible plutôt que le spectaculaire. Je suis intriguée par l’organisation absurde des corps, néanmoins naturelle, augmentant les perceptions de confort, d’inconfort et d’aisance. Je valorise la virtuosité déguisée, l’ingéniosité et la résolution de problèmes en direct. Les résultats obtenus sont souvent des mouvements absurdes et déstabilisants: des qualités que j’apprécie et que j’accueille puisque celles-ci m’encouragent à redéfinir ce qui est organique, humain et aisé. Cette pièce conteste l’information qui nous est donnée, celle à laquelle nous avons accès, ce que nous observons, ainsi que la façon dont nous tirons nos conclusions. En collaboration avec la photographe et danseuse Marie-Ève Dion, des photos ont été prises lors de séances d’improvisation. Nous avons sélectionné les images appartenant à cette créature et, par conséquent, les mouvements appartenant à ces images. Grâce à ce processus, je permets à la créature d’émerger de ma physicalité. Cette créature, Look, est exposée. En sortant des limites dans lesquelles je travaille habituellement, je me permets d’être vulnérable: un affichage et une expression de l’Être.

Bailey Eng puise ses racines dans la danse contemporaine, le break, le parkour, la contorsion et le mât chinois. Diplômée de l’Université Concordia, elle possède un Baccalauréat en Danse contemporaine. Son parcours l’a aussi amenée à fréquenter l’École nationale de cirque et l’Université de York. Bailey a interprété différentes créations réunissant danse, cirque et parkour en collaboration avec Destins Croisés, Andréane Leclerc, Jeff Hall, Compagnie WXWS, La Marche du Crabe et Les Minutes Complètement Cirque. De plus, elle est chorégraphe émergente et professeure d’acrobaties et de danse.

Diplômée de l’UQAM en interprétation de la danse contemporaine, Marie-Ève Dion participe de manière active dans le milieu artistique à Montréal. Collaborant avec plusieurs artistes de la relève, elle danse notamment pour les compagnies Quatrième sexe/GEAN BINDLEY Art et LE BLACK HOLE – art chorégraphique. Elle s’investit aussi auprès des chorégraphes Chloé Bourdages-Roy, Claudia Chan Tak et Geneviève Lauzon, ainsi que dans plusieurs contrats de danse indépendants. Artiste polyvalente, elle est amenée à danser dans plusieurs évènements corporatifs, vidéoclips et spectacles musicaux. En parallèle à ses activités d’interprète, Marie-Ève s’intéresse depuis de nombreuses années aux arts visuels, plus spécifiquement à la photographie. Sa démarche artistique s’articule notamment autour du corps dansant et s’inspire de l’architecture urbaine. Elle collabore notamment avec l’interprète et chorégraphe Bailey Eng en tant que photographe et œil extérieur à sa création Look.

Eric Séguin est un artiste sonore basé à Montréal. Depuis 2013, son travail a été présenté dans plusieurs évènements à Montréal et ailleurs. L’éducation d’Eric en philosophie et en composition électroacoustique lui a fourni les outils pour créer des compositions multicanaux qui explorent l’identité et la caractérisation du son tel qu’il existe dans l’espace. Son travail se caractérise par une large gamme dynamique, une exploration des limites de l’oreille humaine et un intérêt pour l’utilisation des méthodes d’enregistrement de basse et haute fidélité pour façonner les attentes et les doutes de l’auditeur sur la signification des pièces contemporaines.

Hugo Dalphond interroge la synergie des corps, de l’espace et de la lumière en élaborant des dispositifs scénographiques initiateurs de rencontres. C’est principalement en faisant cohabiter les spectateurs et les performeurs au sein d’un même lieu et en modulant leur perception de l’espace qu’il fonde des expériences sensorielles alternatives. C’est alors l’occasion de s’engager dans différentes qualités de coprésence et de prendre ainsi conscience de notre rapport à l’autre. Depuis 2015, il aborde également ces questionnements dans le cadre d’un doctorat qui a pour sujet l’installation lumineuse et l’opportunité spatiale qu’elle offre à réfléchir notre sentiment de collectivité. En parallèle, il collabore en tant qu’éclairagiste et scénographe sur différents projets en théâtre et en danse (Projet Hybris, Daina Ashbee, Collectif La tresse, Andre Pena & Artists, Anne-Flore de Rochambeau, Claudia Chan Tak).

2de œuvre - 45 minutes

Alexandre Morin

Breach

Immersion poétique et politique abordant la hiérarchie de notre relation avec le monde animal, cette pièce est un Marineland chorégraphique qui interroge l’état périlleux de nos océans, une dissolution respiratoire qui sonde la profondeur du souffle et l’empathie kinesthésique chez le spectateur. Ici, la fluidité de six interprètes côtoie le statisme des épaulards… gonflables: le naturel et le synthétique s’accouplent. Breach: le saut hors de l’eau qu’exécute l’orque lorsqu’il veut respirer; le choc ressenti à la lecture des travaux de la biologiste Ingrid VisserUne brèche dans laquelle baignent, unis par le même air, danseur.euse.s, spectateur.rice.s et créatures, tous et toutes submergées dans un écosystème sonore délirant et hypnotique.

Chorégraphe et interprète Alexandre Morin

Interprète sonore, compositeur, collaborateur Jonathan Goulet

Interprètes et collaborateurs Ivanie Aubin-Malo, Noémie Dufour-Campeau, Chloé Ouellet-Payeur, Simon Renaud

Conception lumière Hugo Dalphond

Dramaturges Mathieu Leroux, Sophie Michaud

Œil extérieur Angie Cheng

Originaire des Laurentides au Québec, Alexandre Morin est diplômé de l’École de danse contemporaine de Montréal en 2013. Alexandre est le lauréat de la bourse Hnatyshyn Fondation pour artiste prometteur en danse contemporaine au Canada (2011). Il a dansé entre autres pour Marie Chouinard, Sylvain Émard, Dominique Porte, Marie Béland, Sébastien Provencher, Claudia Chan Tak et Fleuve-Espace Danse. En 2016, grâce au soutien du Conseil des arts du Canada, il participe au programme ATLAS, Mapping Future Talents au Festival International ImPulsTanz à Vienne. Son travail a été présenté au OFFTA, au ZH Festival et à Short&Sweet à Montréal. Friand d’explorations multidisciplinaires, Alexandre a également dansé en 2016 dans l’installation Metallica de l’artiste visuel Jimmy Robert au Musée des Beaux-Arts de l’Ontario (Art Gallery of Ontario) et collabore régulièrement avec le compositeur Jonathan Goulet.

Noémie Dufour-Campeau termine sa formation professionnelle à L’école de danse contemporaine de Montréal (LADMMI) en 2011. Dès sa sortie, elle se fait recruter pour danser dans le vidéoclip « Sprawl II » du groupe de musique canadien Arcade Fire chorégraphié par Dana Gingras. Elle participe également à la 2e édition du projet Fly avec la chorégraphe torontoise Sasha Ivanochko. Elle prend part activement au processus créatif CAKE d’Audrey Rochette en tant qu’interprète depuis 2012. En 2017, elle travaille à titre d’apprentie pour Frédérick Gravel/GravelArtGroup.

Simon Renaud est un artiste basé à Montréal. Il étudie au The School of Dance à Ottawa. Il a travaillé pour de nombreuses compagnies telles que TDT, Dancemakers, Ottawa Dance Directive, Daniel Léveillé Danse. Aussi créateur, Simon a présenté son travail à Toronto (Dancematters, p.s. we’re all here, Summerworks, Artspin, Lo-Fi Dancemakers and She Was), Montréal (vue sur la relève, OFFTA) et Ottawa (Série Danse 10, Roughcut, ODD is OFF, Hype Frénésie Nuit Blanche and Les vitrines de l’avant-première). Sa pièce l’inanité des bibelots or love would only slow me down a valu une nomination à Andrew Hartley au Dora Mavor Moore Awards pour meilleure interprétation masculine.

Diplômée de l’École de danse contemporaine de Montréal en 2014, Ivanie Aubin-Malo reçoit ensuite l’enseignement de la danse «Fancy Shawl» auprès de Curtis Joe Miller. En tant que québécoise et malécite, Ivanie danse en abordant des sujets liés à son identité autochtone. Elle collabore avec plusieurs artistes talentueux tels que Marie Belzil de Moment Factory, Tanya Lukin Linklater, DJ KXO, Buffalo Hat Singers, Moe Clark, Barbara Diabo, Alex-Ann Boucher et Soleil Launière. En 2016 et 2017, elle chorégraphie et interprète dans deux pièces: Ktahkomiq produit par Ondinnok et Mito-Jogos de recusa par Marcos Nery présenté au festival du SESC au Brésil. Ivanie complémente sa pratique en transmettant sa passion aux plus jeunes.

Ancienne gymnaste de compétition, Chloé Ouellet-Payeur est diplômée du baccalauréat en danse de l’UQAM et de la formation professionnelle de l’EDCM. Parallèlement à ses formations (2010-2016), elle performe professionnellement, notamment au Festival TransAmériques (2011) auprès du chorégraphe viennois Willi Dorner, à Montréal Complètement Cirque (2011-2013) et au Festival Cultural de Mayo (Mexique, 2012). En 2016, Chloé présente sa création La Banda (la gang) au festival Zone Homa, en plus d’être engagée comme interprète par différentes compagnies, dont Destins Croisés, Dave St-Pierre et Corpus. Elle travaille actuellement sur une création interdisciplinaire entamée au Mexique avec le vidéaste Robin P. Gould et le collectif Dans son salon. Chloé fait partie du jeune collectif féministe Cool Cunts.

Originaire d’Ottawa, Angie Cheng a étudié la danse au Canterbury Arts High School et est diplômée du Département de danse de l’Université Concordia. Depuis 12 ans, elle collabore activement avec la communauté de la danse de Montréal. Elle a travaillé avec David Pressault Danse, MAYDAY / Melanie Demers, désirs et besoins Danse / Sasha Kleinplatz, Lara Kramer Danse, Thierry Huard, Tedd Robinson et Nathan Yaffe. En dehors de la danse, elle a également travaillé dans le milieu du théâtre avec Hanna Abdel Nour de Québec. Elle est toujours à la recherche de nouveaux défis en danse et dans la recherche de performances et est toujours prête à se risquer dans de nouveaux territoires. Elle participe actuellement à des projets avec Kate Nankervis, Ame Henderson, Dave St-Pierre et se plonge plus profondément dans ses propres créations.

Après avoir étudié l’écriture musicale à l’Université de Montréal, Jonathan Goulet fait ses études dans la classe de composition de Michel Gonneville au conservatoire de musique de Montréal où il obtient un prix avec distinction en composition instrumentale. Son travail cherche à exploiter l’idée d’interinfluence entre différents médiums artistiques, principalement la musique et la vidéo. Étant intéressé par la collaboration, qu’elle soit interdisciplinaire ou non, Jonathan Goulet travail actuellement au sein de différents projets collectifs dont la recherche vise à proposer des concerts multimédias articulés autour d’une mise en scène immersive.

Hugo Dalphond collabore en tant qu’éclairagiste et scénographe sur différents projets en théâtre et en danse. Il s’intéresse particulièrement aux contextes de création permettant le brouillage des frontières disciplinaires et l’expérimentation. En parallèle à ces projets collaboratifs, il interroge dans une démarche artistique personnelle la synergie des corps, de l’espace et de la lumière dans l’élaboration d’espaces de rencontre scénographiés: T’aurais pas dû… (2013), On ne peut fixer ni le soleil ni la mort (2013), Dispositif scénographique (2014), Refuge et idoles (2015), Dispositif immersif de fumée (2015). C’est principalement en modulant les modes de perception du spectateur, qu’il fonde ces espaces englobants destinés à l’affirmation d’une expérience sensorielle alternative. L’espace scénographique se révèle en tant que dispositif organisateur d’une poésie basée sur des rapports de proximité, d’intuition et d’affectivité.

Auteur, metteur en scène, comédien et conseiller dramaturgique, Mathieu Leroux est diplômé de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM (profil interprétation). Cofondateur du collectif Les Néosil a créé et performé une centaine de courtes pièces pendant cinq ans, en plus d’être à la direction artistique de la compagnie. Il est créateur d’un spectacle solo, La naissance de Superman. Sa pièce Scrap fermait la saison d’Espace Libre en 2012. Au printemps 2013, il était de l’imposante distribution du cycle des Atrides, en plus de cosigner l’adaptation des six pièces de la saga familiale (m.e.s. L-K Tremblay). Il est actuellement dramaturge sur les deux nouvelles productions de la chorégraphe Helen Simard – construites autour de la musique d’Iggy Pop (Agora de la danse, 2019) – et sur la nouvelle création de Victor Quijada du Groupe RUBBERBANDance (Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, 2018). De plus, il est résident dramaturge chez Danse à la carte où il accompagne cinq chorégraphes dans le processus d’écriture de spectacles respectifs. Sa coadaptation d’Ombres Eurydice Parle d’Elfriede Jelinek sera présentée au Théâtre Prospero en 2019 – spectacle dans lequel il agit aussi à titre de dramaturge et assistant metteur en scène.

Basée à Montréal, Sophie Michaud est spécialisée dans l’accompagnement du processus de création en danse contemporaine. Depuis près de trente ans, en tant qu’assistante à la chorégraphie, directrice des répétitions et conseillère à la dramaturgie, elle évolue auprès des créateurs émergents et d’artistes établis. À titre de chercheure, elle s’intéresse au phénomène de la perception chez le regardant en danse et à ses stratégies d’intervention en studio. Détentrice d’un MA (1996), elle a également complété sa scolarité de troisième cycle universitaire en Études et pratiques des arts (UQAM, 2018). Mettant à profit son expérience plurielle de la création, en parallèle à ses nombreux engagements artistiques, elle agit comme consultante, formatrice et médiatrice culturelle.