Danses Buissonnières 2019

26. 27. 28 SEPTEMBRE 2019 - 19H30

29 SEPTEMBRE 2019 - 16H

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RENCONTRE AVEC LES ARTISTES LE 27 SEPT.

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26 SEPTEMBRE 19H30

27 SEPTEMBRE 19H30

28 SEPTEMBRE 19H30

29 SEPTEMBRE 16H

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L’occasion idéale de découvrir les nouvelles tendances en danse contemporaine, ce rendez-vous annuel fort populaire fait connaitre la génération émergente. Un jury composé des artistes Claudia Chan Tak, Alexandra «Spicey» Landé, Sébastien Provencher, Anne-Flore de Rochambeau et Jessica Serli a sélectionné cinq jeunes chorégraphes locaux parmi une quarantaine de candidats. Pour plusieurs d’entre eux, il s’agit de leur première présentation dans un cadre professionnel. C’est dans l’anticipation du plaisir que nous démarrons la saison comme le veut la tradition, car on ne s’ennuie jamais avec ce programme de courtes pièces éclectiques!

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Résidences offertes en partenariat avec

L'ordre des pièces peut être modifié sans avis préalable.

1re œuvre - 10 minutes

_Demerde (UQAM)

En attendant,

Dans ce monde chaotique,
peut-on simplement apprécier le véhicule que l’on habite?
Ce corps que l’on n’a pas choisi, mais qui nous transporte;
que l’on peut modifier avec certains sacrifices (investissements)?
Peut-on apprendre à aimer sa singularité?

En attendant, je vous invite à la rencontre de corps fondamentalement différents.
Apprenons de leurs douceurs, de leur rencontre, de leur soutien mutuel.
La différence est magnifique. Cessons de l’étouffer.

Chorégraphe _Demerde

Interprètes et créateur.rice.s Marie-Denise Bettez, Didier Emmanuel, Cédric Gaillard (Blösch), Laurence Gratton, Matthy Laroche, Izabelle Pin

Directeur musical et compositeur Olivier Fiset

Photographe Nanne Springer

Coordinatrice technique et conceptrice d’éclairage Sylvie Nobert

Concepteur d’éclairage Lee Anholt

J’ai une grande obsession pour la norme et ce qu’elle représente dans différentes cultures. Celle-ci est au cœur de ma recherche artistique. Je m’interroge sans nécessairement chercher de réponses précises, mais en profitant du partage que l’on fait en studio pour m’enrichir. Vous y prendrez part, d’ailleurs.

Avec En attendant, j’ai rassemblé des êtres en réponse à ce rêve qui me hante: une personnalisation de l’influence des médias. Un «être trop parfait avec une tête-télévision». Je suis arrivé.e en studio avec mes idées et mes obsessions, réunissant des personnes complètement différentes qui m’inspirent beaucoup. Nous avons discuté, échangé, improvisé autour de ce qui découlait de mon rêve; la culture populaire et notre banalité. Cette pièce est le fruit d’une recherche de douceur pour apaiser les angoisses que j’ai. La recherche d’un contact humain vrai et d’une bienveillance communautaire à travers nos différences. Ce que vous verrez est le produit de la rencontre entre Matthy, Didier, Isabelle, Cédric, Marie-Denise, Laurence, Rasili et moi-même.

Intéressé.e par le théâtre et par l’improvisation dès son enfance, _Demerde apprend rapidement à incarner des personnages et à exploiter l’expressivité de son corps. C’est par hasard qu’iel commence en 2011 son double DEC en Danse et en Sciences de la nature au Collège Montmorency. L’artiste y fortifie un regard critique, une rigueur de travail et une passion grandissante pour le mouvement et le spectacle. En 2018, _Demerde finit son baccalauréat à l’UQAM sous le profil création et met en scène son premier 45-minutes chorégraphique, comme tout le monde. Créateur.trice hyperactif.tive, iel s’implique dans divers projets et performances, autant comme interprète que comme chorégraphe/metteur.e en scène. On a pu voir cet être au Festival AIR (2017), à Danses Buissonnières (2018), dans plusieurs évènements de la Passerelle 840 (de 2016 à aujourd’hui), au Cabaret Maipoils (2019) et dans les rues de Montréal (2017 et 2019).

Marie-Denise Bettez termine sa formation professionnelle à L’École de danse de Québec en 2013. Depuis sa sortie, elle a eu la chance de travailler pour plusieurs chorégraphes: Ghislaine Doté, Mattew Heli Brunel, Elizabeth Suich et Soraïda Caron (Trois-Pistoles). On a pu la voir à Quartier Danses, au Cercle – Lab Vivant à Québec et à Tangente. Depuis 2017, elle entretient quelques projets avec la compagnie Nyata Nyata et elle y est actuellement apprentie. Cet été, elle dansera dans la production Le Phénix, chorégraphiée par Marie-Ève Lafontaine et orchestrée par l’auteur Bryan Perro. Elle s’intéresse beaucoup à la samba, à la culture brésilienne et a une forte fibre entrepreneur.

Didier Emmanuel est un artiste autodidacte obsédé par la télévision, par ce qu’il peut apprendre à travers une multitude de documentaires/biographies/témoignages, à travers l’actualité et la consommation de vidéoclips de hip-hop. Joueur d’improvisation depuis le secondaire, en 2015 il crée sa propre ligue d’improvisation, La WIM, qui offre des spectacles singuliers alliant théâtre et lutte. Il écrit depuis toujours, mais a commencé à rapper de manière plus sérieuse depuis 3 ans. Sous le nom de Wht Rice, il chante sur les rythmes et arrangements de Badminto et Whatever_Jones.

Cédric Gaillard (Blösch) évolue dans le milieu de la scène depuis l’enfance. Il a exploré une panoplie de disciplines: théâtre, danse, chant, animation, drag, écriture et lecture de textes, improvisation, etc. En addition à son exaltation pour les performances humaines, il est passionné des médias cinématographiques: photographie, scénarisation, montage, direction artistique, réalisation, etc. Blösch ne revendique qu’une chose, qu’il discute de l’inefficacité dans la binarité des identités de genres, des mœurs sociales inconscientes à reconsidérer ou simplement d’une banane (on va se le dire, ça s’épluche par le bas): la remise en question est essentielle.

Laurence Gratton a fait son Cégep en danse à Drummondville. Elle obtient en plus un AEC en enseignement de la danse créative à la fin de ses études. Ensuite, elle fait son Baccalauréat en danse à l’UQAM. Laurence explore plusieurs rôles au cours de son parcours: interprète, répétitrice, chorégraphe. De plus, elle s’investit dans le comité de gestion du groupe Passerelle 840. Lors de ses études, elle a dansé, entre autres, pour des chorégraphes de renom tels que Danièle Desnoyers (Carré des Lombes) et Todd Lawrence Stone (Trisha Brown Dance Company).

En atteignant la trentaine, Matthy Laroche s’est dit qu’il était temps d’explorer l’art sous toutes ses formes. Depuis, il performe, écrit, crée, dessine, s’exprime. Ayant un physique atypique (forme rare de nanisme), il se lance dans la création de contenu sur YouTube (Le Petit Singe) traitant de la réalité des personnes handicapées et de l’ouverture sur la différence. Passionné de culture populaire, il a fondé avec des amis un blog culturel (Éklectik Média) qui l’amène à rencontrer des personnes fantastiques baignant dans différents univers. Il ne cessera de s’enrichir d’autant de passion.

Izabelle Pin est un.e chorégraphe et interprète formé.e à l’UQAM, d’où iel sortira diplômé.e du profil création. Izabelle a eu l’occasion de danser pour Danièle Desnoyers, Mélanie Demers et au Festival Quartiers Danses pour Eryn Dace Trudell en 2018. Son parcours est teinté de sa passion pour les arts visuels (Certificat en arts plastiques, UQAM), principalement la peinture et la photographie, ainsi que son intérêt pour la mode urbaine. Ses pratiques s’inscrivent dans une recherche au croisement entre le théâtre de l’image et la performance pluridisciplinaire, où le corps (regardant et regardé) est à la fois artiste et personnage.

Né en 1989 à Le Gardeur (QC), Olivier Fiset est un compositeur et multi-instrumentiste. Il étudie en composition et arrangements jazz au Cégep de Saint-Laurent, puis complète son baccalauréat en électroacoustique à l’Université de Montréal. Professionnellement, Olivier est batteur à la pige pour plusieurs artistes québécois. Il est pianiste-batteur pour plusieurs ligues d’improvisation théâtrale et participe à des tournées pancanadiennes. Il lance son premier album en 2015, Indisco, avec son groupe Thiscotech. Il s’implique également depuis 2017 dans des projets artistiques tels que des courts métrages et des pièces d’art vivant, dont la dernière pièce de _Demerde, Comme tout le monde.

Nanne Springer est une photographe indépendante allemande résidant actuellement à Montréal. Ses intérêts en photographie sont séparés entre l’architecture, la nature et les collaborations avec d’autres artistes. Ses photographies d’architecture et projets analogiques personnels fonctionnent parallèlement. Le monde de l’architecture est si organisé – il se concentre sur les espaces, les lignes, la lumière et les mathématiques – tandis que son processus analogique évolue plus librement et instinctivement. Parfois, c’est le vent qui va d’une certaine manière et le paysage qui la retient. Souvent, c’est le mouvement d’une personne qui lui rappelle quelque chose. À la fin il ne reste qu’un moment.

2de œuvre - 10 minutes

Lauranne Faubert-Guay

Ponos - à l’épreuve du poids

Lourdeurs repliées et condensées. Comment avancer avec une tête lourde comme le monde? Par le ponos ascétique, l’être-corps s’épuise, s’impose le choc et parvient à prendre de l’altitude, à devenir résistant comme le ciel, à s’approcher du sublime: cet inaccessible idéal qui, dans sa verticalité, arrache le corps de sa pesanteur. Ce sera une quête d’élévation, par la mise au défi, par saccades et essoufflements. Sur la ligne tendue entre le plaisir et la douleur, ce sera une épreuve pour oublier le poids. Il s’agira d’habiter tellement son corps pour pouvoir en sortir et ainsi mieux habiter-le-monde.

Chorégraphe et interprète Lauranne Faubert-Guay

Compositeur Yann Villeneuve

Mentor Stéphanie Decourteille

Œil extérieur Audrée Foucher, Marijoe Foucher

Coordinatrice technique et conceptrice d’éclairage Sylvie Nobert

Concepteur d’éclairage Lee Anholt

Cette œuvre, délibérément cathartique, est un espace intime dans lequel j’initie un dialogue avec mes conflits internes et par lequel je tente une réconciliation avec mon corps ainsi que ma place dans le monde. La fuite du poids par la quête d’un état transcendantal, comme celle que menaient les ascètes de l’Antiquité, est venue d’elle-même. Effectivement, fascinée par le mode de vie prescrit par la philosophie ancienne, j’étudie somatiquement et théoriquement de quelles manières le dépassement de la volonté et de la condition humaine peut constituer un processus d’émancipation. Ponos – à l’épreuve du poids est d’ailleurs le pan pratique de ma maîtrise en sociologie portant sur le sujet. Cette proposition, qui m’est émotionnellement éprouvante, est guidée par un souci d’honnêteté et de transparence. Je ne fais que poser les actions nécessaires pour vivre réellement les états de corps que je désire partager. Me rapprochant ainsi de l’acte performatif et m’éloignant du simulacre dansé, je cherche à partager des moments de vérités situées et contextuelles.

Bachelière en arts visuels formée en danse contemporaine (BIG BANG, etc.) et en fin de parcours d’une maitrise en sociologie, Lauranne Faubert-Guay tente d’unir l’acte créatif et la lutte politique à travers un travail d’analyse, de rédaction et de mise en corporéité de notre rapport au monde. Pratiquant la danse depuis qu’elle est toute petite, son parcours l’amène à s’intéresser aux différentes formes de réappropriation de la vie et des corps. Ainsi, par une approche phénoménologique du mouvement, son travail porte plus précisément sur la quête de la perfection, l’ascétisme et la souffrance volontaire comme moyens du devenir dans les arts vivants. Parallèlement à ses activités de recherche, son travail artistique et sa pratique en danse, Lauranne est publiée par la revue Inter-art actuel, est assistante de recherche au Centre Cultures–Arts–Sociétés au Département de danse de l’UQAM et auxiliaire en pratique de la reliure au Département des arts visuels de l’UQAM.

Yann Villeneuve, alias Y POP COIT, est auteur-compositeur-interprète et comédien. En mai 2013, Yann est diplômé de l’École de théâtre du Cégep de St-Hyacinthe. Dès sa sortie, il participe à des laboratoires de création et réalise un spectacle, Sexe vu du haut d’un gratte-ciel stoned, un court métrage, Cosmos Valentin, et un EP, Soap Operas. Il participe également en tant que comédien et concepteur sonore à la pièce Nous serons éternels, présentée au théâtre La Chapelle en 2019. Dans un univers expérimental, enivrant et sensuel, Yann questionne l’identité, l’amour, la sexualité, la solitude et l’éveil spirituel.

Chorégraphe, interprète et pédagogue basée à Montréal, Stéphanie Decourteille est sollicitée pour son langage chorégraphique singulier, fougueux et exigeant physiquement, ainsi que pour son enseignement rigoureux. Elle est appelée par de nombreux chorégraphes et structures culturelles pour offrir des classes de maitre et de perfectionnement du danseur, des ateliers et des stages. Elle multiplie notamment les interventions dans les domaines de la danse contemporaine, du cirque et de la danse urbaine. En 2018, en créant BIG BANG – formation intensive en danse contemporaine, Stéphanie développe un programme au plus proche des artistes qui vise à renforcer les acquis corporels et expressifs de chacun.

Audrée Foucher est diplômée de L’École de danse de Québec (2017). Depuis sa sortie, elle a pris part aux projets Osez! 2017 et 2018 (Karine Ledoyen) et Ok pis après? (Étienne Lambert). Elle collabore également avec Marie-Chantale Béland à titre d’interprète-créatrice sur un projet chorégraphique intitulé Tu me colles à la peau. Toujours aux côtés d’Étienne et de Marie-Chantale, Audrée est cofondatrice du collectif Les Corps Célestes, qui s’intéresse au travail in situ, à l’héritage, ainsi qu’aux pratiques somatiques et énergétiques. Ils ont participé à différents évènements à Québec (SOIR 2019, le BAM et le Printemps de la musique).

Marijoe Foucher est diplômée du Baccalauréat en danse contemporaine de l’UQAM (2013). Depuis, elle développe sa pratique d’interprète auprès de plusieurs chorégraphes. Ses collaborations l’amènent à performer lors de festivals au Québec et à l’étranger. Ayant un fort intérêt pour l’interdisciplinarité et la dramaturgie, Marijoe accompagne des créateurs émergents comme directrice des répétitions et assistante à la création en danse et en théâtre. Elle s’implique également au sein de la compagnie Dans son salon comme interprète (Le Troisième été d’amour) et travaille actuellement avec Audrey-Anne Bouchard et Laurie-Anne Langis sur une oeuvre immersive pour les personnes vivant en situation d’handicaps visuels.

3e pièce - 10 minutes

Kali Trudel (UQAM)

Psukhê

Puisque nous sommes tous connectés par l’inconscient collectif, comment savoir avec certitude que nous sommes uniques et que nos décisions nous appartiennent? Psukhê s’intéresse aux manifestations conscientes et inconscientes de l’humain inspirées par les recherches de Carl G. Jung. La relation dansante entre plusieurs individus peut être comparée à l’inconscient collectif puisque celle-ci est créée par un lien plus ou moins conscient. Cela leur permet de s’influencer mutuellement dans leur temporalité, leur gravité, etc. À l’aide d’improvisations structurées, les interprètes semblent vous dévoiler leur véritable identité mais leurs corps crispés laisseront entrevoir du haut de leur demi-pointe une gestuelle tendue où le lâcher-prise est bienvenu.

Chorégraphe et interprète Kali Trudel

Interprètes Alexandra Kelly, Izabelle Pin

Répétiteur et concepteur de costume Adam Provencher

Concepteurs sonores Thomas Bruneau Faubert, Élie Raymond

Coordinatrice technique et conceptrice d’éclairage Sylvie Nobert

Concepteur d’éclairage Lee Anholt

À la recherche d’un propos intéressant, provocateur et innovateur, la création de Psukhê a commencé par une curiosité de transposer des qualités corporelles dans de nouveaux corps et d’observer l’appropriation du mouvement. De plus, j’ai découvert que mon inconscient renferme du contenu créatif suite à un rêve. J’ai donc lu des articles sur la psychologie analytique et plus spécifiquement sur l’inconscient collectif. De cette découverte et d’un immense lâcher-prise ont émergé un processus de création principalement basé sur des intuitions quotidiennes. Étonnamment, les différents thèmes abordés dans la pièce sont apparus dès le début du processus et ceci à mon insu. La plupart des sections ont été créées en utilisant des improvisations structurées, ce qui donne aux interprètes une liberté de création. Le mouvement n’a cessé de se transformer et de se modeler puisque la gestuelle a été porté par différents corps. Au départ, l’inspiration des mouvements provient d’un solo crée précédemment en collaboration avec le musicien Thomas Bruneau Faubert.

Kali Trudel est une chorégraphe et interprète diplômée du Baccalauréat en danse de l’Université du Québec à Montréal. Dans le cadre de ses études, elle prend part à plusieurs processus de création tels que Comme tout le monde d’Ariane Demers (2018), la reprise de Quelque chose de sauvage de Mélanie Demers (2017) ainsi que Danses de société de Danièle Desnoyers (2016). De plus, elle interprète la pièce Gélatine d’Alice Blanchet-Gavouyère lors du Festival Soir (2017). En 2018, Kali crée son premier solo, Pas L’temps, dans lequel elle travaille en collaboration avec le musicien Thomas Bruneau Faubert afin de créer une trame sonore conçu spécialement pour la pièce. Inspirée par la psychologie analytique et la quête d’identité, sa recherche créative s’inspire des limites du corps accompagnées de costumes colorés et texturés.

Alexandra Kelly est une jeune interprète diplômée du Baccalauréat en danse de l’UQAM en 2017. Au cours de ces trois années de formation, elle participe aux créations de chorégraphes tels que Dominique Porte, Todd Lawrence Stone, Armando Meniccacci et Laurence Lapierre. Elle participe aussi à la création de plusieurs passerelles à Passerelle 840 et à des projets extérieurs. Étudiant présentement au HEC en gestion d’organismes culturels, elle s’intéresse à la culture et à la relève artistique. Elle désire continuer sa recherche du mouvement et de l’authenticité et conserver sa curiosité envers le monde artistique.

Izabelle Pin est un.e chorégraphe et interprète formé.e à l’UQAM, d’où iel sortira diplômé.e du profil création. Izabelle a eu l’occasion de danser pour Danièle Desnoyers, Mélanie Demers et au Festival Quartiers Danses pour Eryn Dace Trudell en 2018. Son parcours est teinté de sa passion pour les arts visuels (Certificat en arts plastiques, UQAM), principalement la peinture et la photographie, ainsi que son intérêt pour la mode urbaine. Ses pratiques s’inscrivent dans une recherche au croisement entre le théâtre de l’image et la performance pluridisciplinaire, où le corps (regardant et regardé) est à la fois artiste et personnage.

Suite à ses études collégiales en design de mode, en scénographie à l’ÉNTC et en danse à l’UQAM, Adam Provencher participe à des projets de danse, de chant et de théâtre, côtoyant quelques artistes de renom et beaucoup d’artistes de la relève. Inspiré par le mouvement physique, rythmique et chromatique, il converge sa recherche en une pratique pluridisciplinaire.

Thomas Bruneau Faubert est un multi-instrumentiste qui se spécialise dans la synthèse sonore. Il a participé à plusieurs tournées internationales ainsi qu’à l’enregistrements de trois albums en studio avec la formation Foreign Diplomats. Il a auparavant réalisé des trames sonores pour l’Annuel de design de l’UQAM et pour la pièce Pas L’temps en collaboration avec Kali Trudel.

Élie Raymond grandit dans la musique. En 2011, Foreign Diplomats est fondé, groupe musical encore actif aujourd’hui avec lequel il enregistre trois albums. En 2011, il entame des études collégiales en chant classique où il approfondit ses techniques d’écriture et d’arrangements. Tout en faisant des tournées internationales avec Foreign Diplomats, il compose de plus en plus mais tente aussi de sortir de sa zone de confort en expérimentant avec de nouveaux sons et de nouvelles techniques d’écritures. C’est pourquoi Raymond débute des études universitaires en électroacoustique en 2018, développant ainsi une toute nouvelle approche à la production musicale.

4e pièce - 10 minutes

Lara Oundjian

Leaky Im-mediation / Transcorporeal Creeping

Lara propose un performance sensorielle et se métamorphose, tentant de devenir une masse d’eau par la chorégraphie. Étant donné la capacité de l’eau à changer de forme et d’état, elle s’intéresse aux couches de médiation qui rendent visible l’écart entre l’imaginé et l’articulé. Elle est curieuse à propos des implications poétiques et formelles de la circulation et des cycles, qui impliquent la coexistence du mouvement antérieur, de la répétition et de la transformation. La pièce bouge à travers des incarnations aqueuses performatives et senties.

Chorégraphe et interprète Lara Oundjian

Coordinatrice technique et conceptrice d’éclairage Sylvie Nobert

Concepteur d’éclairage Lee Anholt

Lara Oundjian est une danseuse et chorégraphe basée à Montréal, après avoir fait de courtes périodes d’études à Berlin, Bruxelles et Stockholm. Elle a présentée des performances solos à la Fonderie Darling, au Théâtre La Chapelle dans le cadre du Festival Phénomena et à Espace Mur Mur. Elle a été artiste en résidence au Studio 303 et au Centre de Création O Vertigo. Lara a récemment dansé pour Chloë Lum, Yannick Desranleau et Deborah Dunn dans An Autobiography of Air au Musée d’art contemporain de Montréal. Cette année, Lara sera artiste en résidence aux Projets du 3e de l’Usine C.

5e pièce - 9 minutes

Stefania Skoryna (EDCM)

Ellipses

Portées par une musique enivrante, trois interprètes magnétisantes désarçonnent le spectateur par une gestuelle sinueuse où elles seules détiennent les règles du jeu. Mouvements répétitifs et en écho, incrustés dans une structure complexe basée sur l’expansion et la rétraction de la forme elliptique, se transforment peu à peu en solos envoûtants. Une pièce intemporelle, hypnotique qui donne envie d’éclore et de vivre.

Chorégraphe Stefania Skoryna

Interprètes et collaboratrices Miranda Chan, Mathilde Heuzé, Raphaëlle Renucci

Compositeur Olivier Alary

Altiste Victor De Coninck

Conseiller à la dramaturgie Matéo Chauchat

Coordinatrice technique et conceptrice d’éclairage Sylvie Nobert

Concepteur d’éclairage Lee Anholt

Ellipses a été créé dans le cadre du séminaire de l’Université de Montréal Composer et interpréter la musique pour la danse dirigé par Ana Sokolović et Sarah Bild, où compositeurs et musiciens (maîtrise ou doctorat) sont jumelés avec des chorégraphes de la relève pour créer une pièce de danse contemporaine. Après avoir compris l’intersection de leurs sensibilités musicales, le processus de Stefania Skoryna et Olivier Alary devient un réel échange où les idées musicales influencent la gestuelle et les mouvements teintent la partition. L’altiste Victor De Coninck est mis au défi en devant apprendre trois voix très précises rythmiquement qui sont ensuite superposées. En studio, la chorégraphe établie une structure complexe de quelques motifs corporels puis utilise la répétition et leurs variantes pour écrire la première partie de la pièce. Au fur et à mesure, les interprètes se détachent de cette structure elliptique pour créer trois solos, chacun suivant sa propre mélodie, un grand travaille de mémorisation et d’écoute musicale pour Miranda Chan, Raphaëlle Renucci et Mathilde Heuzé. Les intentions nourrissent et colorent les corps une fois la gestuelle maîtrisée. Ellipses est assurément un processus de collaboration où la relation entre sons et mouvements influence le travail de chaque collaborateur.

Depuis sa sortie de l’EDCM en 2015, Stefania Skoryna performe pour Mélanie Demers (OFFTA, 2016), la compagnie Pétrus/Jérémie Niel (Théâtre de Quat’sous, 2019) et Martin Messier (FTA, 2019). En parallèle, son enthousiasme et sa prise d’initiative lui permettent de chorégraphier pour des événements au Musée des beaux-arts de Montréal, au Chalet du Mont-Royal, à l’exposition Papillons en liberté au Jardin Botanique (As They Strike Collective), puis de coproduire, chorégraphier et interpréter au Monument-National dans le cadre du Zoofest (2015-2018). Stefania compte plusieurs projets collaboratifs dont Souvenirs de mariage présenté à Québec, la vidéodanse Contemporary Christmas réalisée par le collectif Flamant qu’elle produit et chorégraphie, puis Les Galanteries Sauvages avec l’Ensemble Volte et Raphaëlle Renucci. Son implication dans le milieu joue un rôle clé dans sa pratique. En septembre 2019 elle entame sa dixième année d’enseignement, elle gère le mentorat des premières années à l’EDCM, est conférencière pour les finissants et cofondatrice de l’OBNL Nous Sommes L’Été, qui organise un laboratoire estival depuis 2014 à Montréal et dans la ville de Québec.

Originaire de Montréal, Miranda Chan découvre la danse à un jeune âge. Sa formation commence à Sheila Parkins, puis est enrichie aux écoles Extravadanza, le Ballet Montréal Performing Arts, le Studiodanse Montréal-Paris et un stage d’été intensif au Alvin Ailey American Dance Theatre. À l’École de danse contemporaine de Montréal, elle a la chance de travailler avec Mélanie Demers, Virginie Brunelle, Ismaël Mouaraki, Catherine Gaudet et Peter Jasko, pour en nommer quelques-uns. Depuis l’obtention de son diplôme, elle a travaillé avec le Cirque du Soleil, le Cirque Éloize et l’OSM. Inspirée à la fois par les styles de danse urbaine et contemporaine, elle souhaite également explorer et rechercher des mouvements uniques, novateurs et créatifs.

Mathilde Heuzé est née à Rouen, en France, où elle obtient en 2015 son Baccalauréat Technique de la musique et de la danse au lycée Jeanne d’Arc à Rouen. À l’École de danse contemporaine de Montréal, elle découvre un nouveau monde signifiant auprès de ses enseignants et plonge dans sa propre danse. Son expérience est notamment enrichie par ses dernières rencontres: la compagnie RUBBERBANDance, Jacques Poulin-Denis, Helen Simard, Manuel Roque et Édouard Hue. En tant que créatrice, Mathilde s’intéresse au mariage entre les technologies et le mouvement. Elle intègre la vidéodanse mais aussi la projection vidéo à ses créations.

Originaire d’Ajaccio en Corse, Raphaëlle Renucci baigne dans l’univers de la musique classique dès son plus jeune âge. Elle étudie le violoncelle et le piano pendant douze ans dans différents conservatoires régionaux de France. Après son Certificat d’études chorégraphiques du Conservatoire régional de Bordeaux et une licence universitaire en sciences sportives, elle intègre le Département de danse de l’UQAM puis l’École de danse contemporaine de Montréal, où elle découvre les univers chorégraphiques de José Navas, Victor Quijada, Helen Simard, Jacques Poulin Denis et Manuel Roque. Raphaëlle collabore aujourd’hui avec diverses compagnies et chorégraphes tels que la Compagnie Voix & Omnipresenz (France), Andrew Skeels et le Cirque du Soleil (Manon Oligny).

Olivier Alary est un compositeur français basé à Montréal qui a réalisé de nombreux disques, ainsi que de la composition pour des films et installations d’art contemporain. Depuis 2000, il a notamment collaboré avec Björk, Cat Power, Nick Knight, Doug Aitken, Yung Chang, Maxime Giroux, l’ONF et le Centre Pompidou. Au cours des dix dernières années, il a composé la musique de plus de quarante longs métrages de fiction et documentaires, dont certains ont reçu des prix prestigieux en Europe, aux États-Unis et en Asie. Actuellement, Olivier développe des pièces instrumentales explorant l’intersection de la musique électronique et de la post-tonalité. Une partie de cette recherche sera bientôt publiée par 130701, maison de disques faisant paraitre les œuvres de Max Richter et Jóhann Jóhannsson, entre autres.

Victor De Coninck est un jeune artiste franco-ontarien émergent qui poursuit actuellement ses études de doctorat avec Jutta Puchhammer-Sédillot et Jean-Michaël Lavoie en interprétation à l’alto et en musique contemporaine à l’Université de Montréal. Passionné de musique de chambre, Victor est actuellement altiste du trio à cordes de Bathurst et alto solo du festival de musique de chambre de Bathurst (tous deux depuis 2015). Il a participé à de nombreuses occasions au Festival international de jazz de Montréal, à plus de 160 concerts à travers le Canada avec le groupe SHYRE et interprète Prologue pour alto seul de Gérard Grisey avec l’Ensemble de musique contemporaine de l’UdeM lors du Festival Montréal Nouvelles Musiques en 2019. Il consacre ses temps libre à s’impliquer dans et à organiser des projets, à créer et à étudier le mime corporel à l’École Omnibus.

D’origine française, Matéo Chauchat sort diplômé en 2017 de l’École de danse contemporaine de Montréal. Depuis, il a travaillé comme interprète avec Sarah Dell’Ava, les Productions Elian Mata, Martin Messier et Andréa Peña. L’écoute et la sensibilité se retrouvent à la base de son éthique de travail. Interprète et chorégraphe, il utilise la création pour essayer de reconnecter l’humain à ses sensations profondes. Il a eu la chance de présenter plusieurs fois son travail à Montréal lors d’événements tels que Vous Êtes Ici, Visite Libre, Hors-Lits et le festival SOIR.