Programme double

11. 12. 13 OCTOBRE 19H30

14 OCTOBRE 16H

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RENCONTRE AVEC LES ARTISTES ET TABLE DE LIVRES LE 12 OCT.

PARTY AVEC DJ GABRIEL REI APRÈS LA REPRÉSENTATION DU 13 OCT.

Une coprésentation avec

L'ordre des pièces peut être modifié sans avis préalable.

1re pièce - 50 minutes

Compagnie Dans son salon

Le Troisième été d’amour

Après Fin de party, la compagnie Dans son salon continue son exploration de la fête, s’ancrant cette fois dans le contexte sociohistorique des summers of love de 1967 et 1988. Face à la marchandisation nécessaire pour attirer subventionneurs et diffuseurs, ces artistes se lancent dans la récupération commerciale de la révolution. Le public-consommateur entoure un cube carburant à la musique, aux projections, à la parole et au mouvement. Entre ses murs habite une danseuse-entrepreneure prétendument visionnaire cherchant à créer (et à vendre) un produit inédit dans l’évènementiel qui permettrait à une nouvelle génération de faire la révolution par la fête: Le Troisième été d’amour.

Direction artistique Benjamin Prescott La Rue

Chorégraphie Emmalie Ruest

Interprétation Marijoe Foucher

Direction des répétitions Liane Thériault

Œil extérieur Karenne Gravel

Composition musicale Gabriel Rei

Conception vidéo Hugues Clément

Scénographie Michael Elliot Verville

Conception lumière Renaud Pettigrew, Julie Basse

Direction technique Laura-Rose Grenier

Direction de production Kristelle Delorme

Coaching de jeu Sarianne Cormier

Voix off Guillaume Tremblay

Chant en voix off Gabrielle Godon

Soutien financier Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts du Canada, Conseil des arts de Montréal, Société des auteurs et compositeurs dramatiques

Résidences Département de danse de l’UQAM, Théâtre La Licorne, Théâtre Aux Écuries, Agora de la danse

Le Troisième été d’amour est une performance interdisciplinaire de Dans son salon. Le présent projet est en chantier depuis près de trois ans. Nous avons exploré les enjeux qui nous touchent, tel l’interdisciplinarité de notre proposition et les formes que pourrait prendre une pareille entreprise. En entrant dans l’espace du Troisième été d’amour, on peut y voir un grand cube en plein centre de la salle, autour duquel gravitent de la lumière, de la musique, des projections, des paroles et de la danse. Pourquoi le cube? Emblématique des arts numériques, le cube exprime notamment tous les désirs et inspirations de Marijoe, danseuse soliste, mais aussi entrepreneure et femme d’idées. La forme même du projet a aussi inspiré un de ses thèmes centraux: la marchandisation de l’art et ses répercussions sur le travail artistique. Enfin, Le Troisième été d’amour brouille les pistes des spectateurs en mélangeant réalité et fiction et, surtout, en évitant de se prendre trop au sérieux.

Multidisciplinaire, Benjamin Prescott La Rue se spécialise en tant que touche à tout. Passant de l’accompagnement dramaturgique en danse (Dans son salon), à l’écriture pour le théâtre (Prix CEAD 2014) ou à la conception sonore pour la danse, le théâtre et le cinéma, le jeune artiste cherche à élargir son regard sur les pratiques scéniques. D’abord bachelier en littérature à l’Université de Montréal, il travaille par la suite comme compositeur musical, puis développe un intérêt marqué pour la conception de meubles et d’objets (DEP ébénisterie). Dans la dernière année, il a notamment collaboré avec Alexandre Murray, Marie-Reine Kabasha et Christina Paquette, l’Opéra de Montréal, Léa Tremblay-Fong et Marie-Ève Groulx.

Emmalie Ruest obtient son baccalauréat en danse de l’UQAM et est récipiendaire du prix William Douglas (2011). C’est pendant ses études qu’elle rencontre Karenne Gravel, avec qui elle fonde Dans son salon. La compagnie a créé à ce jour deux pièces scéniques, deux pièces in situ et un court métrage de vidéodanse. Actuellement, la compagnie est en post-production d’une web-série de vidéodanse et travaille sur un projet scénique intégrant la vidéodanse. En tant qu’interprète, Emmalie a travaillé pour de nombreux chorégraphes et artistes: Manon Oligny, Peter Trozstmer, Dominique Sirois, Geneviève Jean-Bindley, Stacey Désilier, Sarah-Eve Grant et Helen Simard. Elle a également participé à différents tournages et, en 2011, elle a co-chorégraphié avec Karenne pour Valaire (Misteur Valaire) pour leur spectacle à grand déploiement du Festival de Jazz. En 2012, elle chorégraphie un Bal moderne pour La 2e Porte à Gauche.

Marijoe Foucher est diplômée au Baccalauréat en danse contemporaine de l’UQAM (2013). Dès sa sortie, elle développe sa pratique d’interprète aux côtés de plusieurs chorégraphes, dont Emmanuel Jouthe, Anne-Flore de Rochambeau, Claudia Chan Tak et Philippe Dandonneau. Ces collaborations l’amènent à performer lors de différents festivals au Québec et à l’étranger. Ayant un fort intérêt pour l’interdisciplinarité et la dramaturgie, Marijoe accompagne des créateurs émergents comme œil extérieur dans le milieu de la danse et du théâtre. Elle s’implique également au sein du collectif Dans son salon comme interprète et répétitrice, et participe à  la création d’œuvres de vidéodanse.

Depuis sa sortie de l’École Nationale de Théâtre du Canada, Julie Basse a conçu les éclairages de plusieurs productions théâtrales à Montréal et à Ottawa. Fidèle collaboratrice de la compagnie Création dans la Chambre, elle réalise les lumières pour les textes et mise en scène de Félix-Antoine Boutin. Elle a également signé la conception des éclairages de plusieurs opéras, collaborant ainsi avec les metteurs en scène Hugo Bélanger et Oriol Tomas. En musique, elle collabore avec Alex Nevsky, Jason Bajada, Caroline Savoie, Paupière, La Famille Ouellette et Lisa Leblanc. Elle collabore avec la compagnie de danse La Marche du Crabe depuis 2014 et avec Dans son salon depuis 2013.

Originaire de Montréal, Gabriel Rei a trouvé sa place au sein de la scène musicale montréalaise. Après avoir étudié les percussions durant son adolescence, Gabriel découvre tranquillement le monde du house et de la techno, où il apprendra par essai-erreur comment faire danser les gens grâce à ses machines. Ses sets live sont généralement plus ambiants et poussiéreux, tandis que ses sets de DJ sont plus soulful et suave. On peut retrouver Gabriel sur les ondes de n10.as aux côtés de Gene Tellem (Loose Excursions). Sinon, il faut garder l’œil ouvert pour le retrouver dans un club et partager une soirée en sa compagnie.

L’artiste en nouveau média Hugues Clément explore les relations qu’entretiennent nature/technologie et perception sensible/intelligible, afin de questionner la définition et le concept de réalité dans l’univers numérique. Son travail, comprenant vidéo, performance audiovisuelle, mapping et installation, a été présenté dans différents événements autour du monde, incluant MUTEK (CA), MUTEK Dubai (AE), Igloofest (CA), Palais des Paris (JP), Transient festival (FR), MADATAC (ES), Arca fondation (CO), Files anima + (BR) et Circle of light/Moscow light festival (RU). Son travail a été notamment récompensé  par la médaille de Bronze aux Jeux de la Francophonie 2017 à Abidjan (IC), représentant l’équipe Canada-Québec.

Karenne Gravel est bachelière en danse (UQAM, 2011). Dès la fin de ses études, elle performe dans des contextes in situ pour Manon Oligny (Où est Blanche-Neige?), Lynda Gaudreault, Katya Montaignac et Ballet de ruelles. En 2013, elle co-fonde le collectif Dans son salon aux côtés d’Emmalie Ruest et y développe une écriture singulière et interdisciplinaire à travers des œuvres pour la scène, pour des espaces non conventionnels et pour l’écran. Plus récemment, Karenne travaille à la création d’un nouveau projet solo intitulé L’ordinaire extraordinaire, dans lequel elle conjugue sa vie de maman, de femme et d’artiste.

Native de Sept-Îles, Liane Thériault incarne plusieurs postures comme artiste en danse contemporaine. Comme interprète, elle travaille, entre autres, avec Les Soeurs Schmutt, Anne-Flore de Rochambeau, Julie Lebel, Delphine Véronneau (Tuque et capuche [TeC]), Liliane Moussa et Claudia Chan Tak. Son travail chorégraphique est présenté à Montréal depuis 2015, en solo (Personne (une), Somebody) ou au sein de Mine de rien: un collectif. Depuis 2013, elle est membre de le compagnie Dans son salon, d’abord en tant que vidéaste, puis comme directrice des répétitions. En vidéo, elle collabore également avec La 2e porte à gauche, Helen Simard et Karenne Gravel.

2de pièce - 30 minutes

Compagnie Voix & Omnipresenz (France / Espagne)

Eve (dance is an unplaceable place)

Ève nous regarde dès notre entrée en salle. Elle semble calme, mais elle n’en demeure pas moins inquiétante. Pour ce rituel primordial, elle est entourée de trois duos: des spectateurs-participants portant des casques de réalité virtuelle et leurs danseuses-partenaires. Dans cette performance de Réalité Virtuelle Incarnée, un dialogue participatif s’établit à travers le toucher et l’odorat entre les danseuses virtuelles et celles en chair et en os. Les utilisateurs sont transportés vers des destinations inattendues à l’aide de films de danse immersifs, visibles pour les spectateurs assis autour de la salle grâce à des projections simultanées. Comment se sent-on lorsque l’on se glisse dans la peau d’un inconnu?

Chorégraphe, productrice et co-créatrice Margherita Bergamo

Concepteur d’interaction, développeur de réalité virtuelle et co-créateur Daniel González

Interprètes Jenna Beaudoin, Élise Boileau, Raphaëlle Renucci, Margherita Bergamo

Scénariste et producteur associé Mark Lee

Productrice associée Lucia Candelpergher

Musicien et concepteur sonore Dale Nichols

Conceptrice visuelle Kirstin Huber

Costumière Paloma Bomé

Concepteur lumière Hugo Dalphond

Producteur et distributeur Compagnie Voix & Omnipresenz

Avec le soutien de BeAnother Lab, Le Réservoir Ville de Saint Marcel, Département de Saône-et-Loire, Oculus VR

Création et interprétation en France Camille Chevalier, Jane Fournier, Nahuel Renaud, Margherita Bergamo

Producteur exécutif Festival du nouveau cinéma (FNC)

Eve (la danse est un espace sans lieu) est un projet mixte basé sur trois expériences de Réalité Virtuelle Incarnée et une performance de danse en direct.

Eve est au milieu de la salle, assise sur une chaise, habillée très proprement, nette, comme une fille en qui tu as confiance. Mais elle regarde un point fixe devant elle et transmet quelque chose de dérangeant. C’est comme si elle savait tout. Dès que nous entrons dans la salle, elle nous regarde.

Une danse va dire ce que les mots ne peuvent pas dire sur la réalité. Une danse autour de vous, une danse que vous faites, une danse que vous imaginez dans des endroits inattendus. Ces lieux sont-ils imaginés ou réels? La danse est improbable, elle ne trouve sa place nulle part. Vous n’avez pas besoin de mots pour dire ce qu’une danse va faire.

Née à Padoue, en Italie, Margherita Bergamo (alias Telma Ha) devient danseuse contemporaine en 2000 après avoir fait carrière avec l’équipe italienne de gymnastique rythmique. Elle a étudié à l’Université Ca Foscari à Venise et à l’Institut du Théâtre de Barcelone. Elle a travaillé avec Erre que Erre, Sol Picó, Toni Mira, La Véronal, Marcel·lí Antúnez, Carles Congost, Allora & Calzadilla et en 2010 elle co-fonde la compagnie Les filles Föllen. Elle a récemment mis en scène le spectacle Revisiting Bowie produit pour l’Auditorium de Barcelone, et crée régulièrement des chorégraphies pour des vidéoclips, des vidéos d’art et des publicités, tout en cultivant ses compétences pédagogiques. Elle a commencé à travailler en RV avec Muvers et Omnipresenz. En 2017, elle fonde la Compagnie Voix.

Daniel González est un artiste numérique né en Colombie et basé à Barcelone. Il se considère comme un explorateur d’art électronique et un créateur de design d’interaction, avec un intérêt particulier pour l’art sonore, l’art interactif, la recherche empathique, la réalité virtuelle, la réalité augmentée, l’incarnation, la téléprésence et l’innovation sociale. Il a reçu, parmi d’autres prix, une mention d’honneur dans le Prix Ars Electronica 2014 (Linz, Autriche) avec l’association à but non lucratif Be Another Lab, créateurs de The Machine To Be Another, un système EVR qui utilise les illusions de propriété du corps, l’art de la performance et la réalité virtuelle pour comprendre la relation entre l’identité et l’empathie à partir d’une perspective incarnée. Daniel est également le fondateur d’Omnipresenz, un studio de création XR basé à Barcelone qui se concentre sur la réalité virtuelle incarnée, la téléprésence et la narration immersive.