Résonances virtuelles

Des visions futuristes de l’humanité, donnant corps aux technologies virtuelles.

27. 28. 29 AVRIL | 19H30

30 AVRIL | 16H

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27 AVRIL | 19H30

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29 AVRIL | 19H30

30 AVRIL | 16H

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TranSenses

Akiko Kitamura (Japon) & Navid Navab

25 minutes

« Transcender une esthétique et chercher à rendre palpable l’imperceptible », tel est le mantra d’Akiko et Navid. Avec TranSenses, nous embarquons dans le voyage métaphysique, d’un corps en conversation avec l’univers. La scénographie interactive et le dispositif sonore spatialisé, invisibles mettent le corps au centre de la proposition. À la manière d’ondes, se créent des « architectures soniques » qui font disparaître les micro-mouvements de la danseuse dans un océan de micro-intelligences. Nous sommes immergés dans un environnement déroutant où les échantillons sonores et les mouvements du corps entrent en résonance et engendrent un retour performatif infini. De la rencontre de la chorégraphe japonaise et du concepteur sonore montréalais, émerge un monde fascinant et trans-sensoriel.

Concept, direction artistique, dramaturgie et réalisation NAVIKO [ akiko kitamura +  navid navab ]

Chorégraphie, concept original et performance Akiko Kitamura

Composition audio-visuelle, « gestural sound » et scénographie interactive Navid Navab

Assistance à la programmation de la vidéo en temps réel Naoto Hieda, Evan Montpellier

Conception des lumières Benoit Larivière

Remerciements Subvention pour « Challenging Exploratory Research project – Media Expressions and Transformation, Body as an Interface Research »

Née en 1970 à Tokyo, Akiko Kitamura est diplômée d’une Maîtrise de l’Université Waseda. Entre 1994 et 2009, elle a dirigé la compagnie de danse Leni-Basso. En 1995-96, elle a séjourné à Berlin dans le cadre d’un programme coordonné par l’Agence des affaires culturelles du Japon. En 2001, Akiko est invitée au Bates Dance Festival à Lewiston, Maine (USA). En 2003, elle est conviée au ADF ( American Dance Festival) pour réaliser une courte pièce intitulée Enact Oneself avec les danseurs de ADF pour le «  international Choreographers Commission Program ». La pièce a été ensuite nommée comme l’une des meilleurs œuvres de l’année en Caroline du Nord. Puis, en 2005, elle crée Ghostly Round pour In Transit 2015, festival organisé par la Haus der Kulturen der Welt in Berlin. Entre 2011 et 2014, Akiko a entrepris un projet collaboratif To belong series, avec des artistes indonésiens et a performé au Japon, à Singapour et en Indonésie. Elle a également chorégraphié pour le Tari Opera Gandari de Jakarta aux Philippines. De plus, elle est récipiendaire d’une bourse « ACC Fellowship Grants to Individuals ». En 2015, elle commence une collaboration avec des artistes cambodgiens avec le projet « Cross Transit ». Depuis 2001, en parallèle de ses activités de chorégraphes, Akiko Kimura enseigne à l’Université de Shinshu à Nagano en tant que professeure associée à la Faculté des arts.

Navid Navab est un alchimiste du matériel media, un compositeur, phono-ménologiste, gestureBender, un sculpteur audiovisuel, perSonifier, ainsi qu’un artiste multidisciplinaire. Ayant un intérêt pour la poétique de la gestuelle, de la matérialité et l’incarnation physique, son travail porte sur la transmutation de la matière et l’enrichissement de ses qualities performatives. Comme point de départ à la composition, Navid utilise le geste, le rythme et la vibration du quotidien pour en faire une composition acoustique et picturale qui anime le movement improvisé ou naturel. Navid co-dirige actuellement le Topological Media Lab, où il met à profit des etudes phénomemological pour nourrir la création d’environnement performatifs en réalité augmentée. Son travail, qui prend la forme de compositions sonore et gestuelle, de l’architecture adaptée, des installations théâtrales interactives, des sculptures sonores et cinétique, des performances multimodales basées sur l’improvisation, a été présenté sur les scenes internationals comme : Ars Electronica, Canadian Center for Architecture, Contemporary Arts Museum Houston, Festival du Nouveau Cinema, Shanghai eArts, HKW Berlin, et CURRENTS Santa Fe.

En 2009, après 15 ans en informatique, un choix s’impose, continuer dans le même domaine après une mise-à-pied massive, ou vivre sa passion dans son métier. Benoit Larivière choisi le chemin de la passion et s’inscrit dans une formation de technicien de scène. À travers les projets, petits et gros il trouve sa voie dans la conception d’éclairage. 2014 marque le début de collaborations en théâtre et la conception des éclairages des soirées Passerelles 840, du département de danse de l’Uqam. Depuis, il travail avec les compagnies de danse Tentacle Tribe, 100Lux et Ebnfloh, les chorégraphes Monstapop, Claudia Chan Tak et la compagnie de théâtre “Les écorché vifs”.

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Teoma Naccarato (Canada/Royaume-Uni) & John MacCallum (États-Unis/France)

30 minutes

Avec cette rencontre interactive et inter-médiatique, une fois n’est pas coutume, la disposition du théâtre est inversée. Les danseurs et les musiciens évoluent derrière nous, hors de notre vue. Des miroirs sont pour nous le seul moyen de capter et d’assembler des morceaux d’images. C’est comme si on réalisait un film en direct, à partir de notre propre point de vue. Nous percevons des « fragments sensoriels » : un torse qui passe, des pulsations au sol, une partition instrumentale live provoquée par les battements cardiaques des danseurs. Il est difficile de capturer quelque chose ou quelqu’un, entièrement. Il y a les ténèbres et le silence. Il y a la respiration. Il y a un effort physique intense et épuisant. Tout s’assemble et se brise. Tout se brise comme du verre, les éclats se rassemblent, et des formes inconnues émergent.

Chorégraphe Teoma Naccarato

Compositeur John MacCallum

Danseurs Laura Boudou, Kim L. Rouchdy, Manuel Shink

Musiciens Anne Bucchi, Ryan Kelly, Liz Lima

Respiration Lucy Fandel, Abe Mijnheer, Bailey Eng

Documentation Robert Zbikowski

Conception d’éclairages Benoit Larivière

En tant que collaborateurs, nous créons des conditions de rencontres de promiscuité entre les différents acteurs, humain et non humain. Notre travail est fondé sur le principe que l’expression est toujours médiatisée par la perception sensorielle et technologique, et de façon indissociable. Notre intérêt se porte sur l’élaboration de processus de médiation, plutôt que sur la création de résultats. Nous résistons contre l’idée séductrice que la technologie est un moyen de révéler ou représenter des aspects invisibles du corps. À la place, nous engageons des biocapteurs pour amorcer des relations poly-amoureuse et poly-temporel entre la physiologie, le mouvement, la musique, les médias, et l’environnement. Nous utilisons l’électrocardiogramme (ECG) en particulier parce que les rythmes fractaux du cœur produisent une esthétique complexe, et suggèrent des flux multidirectionnels entre soi, les autres, et l’environnement.

Teoma Naccarato (Montréal, Canada / London, UK) est chorégraphe et artiste interdisciplinaire. Au travers de ses créations collaboratives pour la scène et l’installation in situ, elle cherche à s’approprier les technologies de surveillances et biomédicine. Elle présente son travail à l’international, notamment les récentes présentations de Experience #1167, Synchronism, et X. Naccarato détient un MFA en danse et technologies à l’université d’Ohio State, et actuellement elle poursuit un doctorat «practice-based» à Center for Dance Research (C-DaRE) à l’université de Coventry, U.K.

John MacCallum (Oakland, USA / Paris, France) est compositeur contemporain. Son travail est fortement relié à la technologie, à la fois comme un outil de composition et comme partie intégrante de la performance. Il utilise aussi régulièrement des algorithmes soigneusement contraintes qui permettent d’évoluer différemment et pourtant prévisible à chaque fois qu’ils sont effectués. MacCallum à étudié à l’université du Pacifique (B.M.), l’université de McGill (M.M.), et l’université de Californie, Berkley (PhD, composition musicale), où il a travaillé de 2010-2016 en tant que chercheur post-doctoral au « Center For New Music and Audio Technologies (CNMAT). A janvier 2017, il a commencé à travailler en tant que chercheur postdoctoral à « the Extreme Interaction (EX-SITU) équipe de recherche à l’Inria Saclay / Université Paris-Sud CNRS.

Laura Boudou (Marseille, France) est danseuse et chorégraphe, formée en danse contemporaine en tant qu’artiste / interprète au Studio Harmonic-Paris, Centre James Carlès-Toulouse et formation professionnel COLINE-Istres. Depuis 2013, elle est interprète pour différents chorégraphes en France dont, Samir El Yamni, Lionel Hoche, Patrice Barthès, Shlomi Tuizer/Edmond Russo, Nicolas Hubert et Patrick Servius. En parallèle, elle développe depuis plusieurs années sa propre écriture chorégraphique. L’axe principal de son travail se porte autour de la relation à l’autre. De l’individu au groupe, le corps est un media pour mieux se comprendre et échanger. Elle crée plusieurs pièces chorégraphiques dont, Voile de croissance 2012 , B333 2016 et LOVOL performance espace public en collaboration avec Sophia Boudou / Architecte-Scénographe.

Kim L. Rouchdy (Montréal, Canada) complète sa formation en danse à l’Université de Concordia en 2015. Artiste multidisciplinaire, Kim a aussi suivi une formation en scénographie à l’ÉNT et au Cégep de St-Hyacinthe.  Aujourd’hui ses différentes pratiques artistiques se côtoient, s’influencent et s’informent. Depuis 2015, elle participe à plusieurs résidences en tant que chorégraphe et/ou collaboratrice, en autres Top Chrono (2016), Mi-Lune de Fleur d’asphalte (2016), Nous sommes ici, et LA SERRE-les arts vivants (2015). Elle a aussi présenté sa pièce Lumen Extra Terram au Festival Phénoména (2015). Parallèlement, elle fait aussi son chemin en tant qu’interprète travaillant auprès de divers chorégraphes tel que Hélène Rémoué, Ariane Dessaulles, Catherine Laframboise Desjardins et Chloé Bourdages-Roy.

Manuel Shink (Montréal, Canada) complète sa formation d’interprète à l’ECDMTL. Il travaille ensuite auprès de plusieurs chorégraphes comme Harold Rhéaume, Daniel Bélanger, Lucie Grégoire, Andrew Turner, Eroca Nicols, à Montréal, Québec, Toronto, St-John et Berlin. Récemment, il a obtenu son baccalauréat en chorégraphie à Concordia. Ayant étudié le cinéma, la photographie et la psychologie, il travaille ses œuvres dansées en portant une attention particulière au rythme, à l’espace, à la narration et à l’ambiance. Il a entre autres recours au drag-queen, à la performance, au butô et au travail clownesque.

Anne Bucchi (Montreal, Canada) Percussionniste, elle s’implique activement dans la création contemporaine et les nouvelles formes d’improvisation, notamment en musique de chambre et en collaboration avec la danse. Elle est titulaire d’une Maitrise d’Interprétation, d’une Maitrise de Pédagogie et d’un Postgrade de musique de chambre obtenus à HEM de Genève, ainsi que d’un Diplôme d’Artiste de l’université McGill à Montréal, et pratique également la flute traversière et les tablas. Passionnée par l’enseignement musical, elle développe un projet de recherche sur l’apprentissage de la musique dès la petite enfance, en relation avec la psychologie du développement qu’elle étudie en parallèle.

Ryan Kelly (Montreal, Canada) est un percussionniste érratique, travaillant sur le bruit brut et la musique expérimentale. Il mélange les sons aux limites de son éducation musicale classique avec des techniques de musique électronique pour créer du bruit programmé et interprété avec (in)précision. Il croit qu’il y a quelque chose de spécial dans les sons qui ne peut pas être capturé par écrit, ce qui permet de tester la reproductibilité des interprètes et de créer la résistance de la discrétisation du digital, qui tend à développer la relation entre eux, au travers d’une musique qui excède sa propre logique. Son objectif n’est pas d’exploser vos enceintes mais cela pourrait être une étape intermédiaire.

Elizabeth Lima (Montreal, Canada) est improvisatrice, clarinettiste et chanteuse. Sa pratique s’articule autour de deux pôles principaux : la réponse émotive au son et les rapports humains complexes développés entre musiciens et avec les spectateurs. Ses performances cherchent à créer la rencontre entre les techniques instrumentales traditionnelles et exploratoires combinées à des éléments performatifs et théâtraux.

Bailey Eng (Montreal, Canada) développe sa pratique du mouvement à partir de danse contemporaine, de breaking, de contorsion et de mât chinois. Elle est diplômée de l’université de Concordia avec un BFA en dance contemporaine et a étudié à l’Ecole National de Cirque et à l’unversité de York. Bailey a interprété différentes créations intégrant de la danse, du cirque et du parkour en travaillant avec Andreane Leclerc, La Marche du Crabe, Jeff Hall, et Les Minutes Complètement Cirque. En parallèle, elle est aussi chorégraphe émergente et entraîneur d’acrobaties et de danse.

Lucy Fandel (Montreal, Canada) est artiste chorégraphique et écrivain. Elle a suivi un double cursus à l’université de Concordia en danse et en sociologie, ce qui a déclenché son actuel envie d’explorer les méthodes d’apprentissage sociales, scientifiques et artistiques autour de la féminité et du corps social en crise. Elle a interprété et présenté son travail dans le cadre de la Nuit Blanche de Montréal, d’Art Matters et du Festival International du Film Ethnographique de Québec. Actuellement, Lucy collabore avec le magazine The Dance Current, est coordinatrice de projet avec la compagnie Mouvement Perpétuel (co-réalisateurs Marlene Millar et Philip Szporer) et co-organisatrice du laboratoire de création de danse Nous Sommes l’Été.

Abe Mijnheer (Montreal, Canada) est né en 1992 à Aalst, Belgique et grandi en Hollande. Il démarre son parcours par une formation de footballeur qu’il interrompt pour poursuivre son autre grande passion, la danse. Il déménage des Pays-Bas pour Montréal en 2012 afin d’obtenir son BFA en danse contemporaine à l’université de Concordia. Abe est actuellement étudiant à l’école de danse contemporaine de Montréal et a dansé pour différents chorégraphes tel que Sacha Kleinplatz ou Sébastien Provencher.

En 2009, après 15 ans en informatique, un choix s’impose, continuer dans le même domaine après une mise-à-pied massive, ou vivre sa passion dans son métier. Benoit Larivière choisi le chemin de la passion et s’inscrit dans une formation de technicien de scène. À travers les projets, petits et gros il trouve sa voie dans la conception d’éclairage. 2014 marque le début de collaborations en théâtre et la conception des éclairages des soirées Passerelles 840, du département de danse de l’Uqam. Depuis, il travail avec les compagnies de danse Tentacle Tribe, 100Lux et Ebnfloh, les chorégraphes Monstapop, Claudia Chan Tak et la compagnie de théâtre “Les écorché vifs”.

Binary Animal

Alejandro De Leon | Lost & Found

3 x 15 minutes

L’espace intime du café-bar et des couloirs adjacents à la salle de spectacle devient le théâtre d’une performance. Binary Animal est une série de courtes pièces installatives autour de la thématique de nos identités virtuelles. Libre à nous de choisir ce que nous voudrons bien voir de ces deux solos réalisés pas des danseurs captifs, connectés à un système de diffusion vidéo en temps réel ! Au terme de notre déambulation, nous nous retrouvons tantôt face à des corps physiques, tantôt face à leurs alter ego. La superposition de ces deux « réalités » questionnera métaphoriquement la duplicité de nos identités : celle que nous laissons voir sur Internet, et celle que nous nous attribuons dans la vie réelle. Jusqu’où nous perdrons-nous ?

Chorégraphie, et conception visuelle Alejandro De Leon

Composition, conception sonore et interprétation Diane Labrosse

Interprètes Lucy M. May, Alejandro De Leon

VJ, réalisation vidéo et direction technique Louis-Robert Bouchard

Conseillère artistique Sarah Build

La pièce a déjà été créée et présentée, mais elle continue d’évoluer. Tout particulièrement, l’intégration de la vidéo en live streaming sera développé et adapté à l’espace du café-bar du Wilder et aux couloirs. Binary Animal est une pièce qui explore aussi le format peu commun de performances installatives de 10-15 minutes chacune. Le public est invité à déambuler durant la présentation et la pièce leur donne la liberté de choisir ce qu’il souhaite observer, de choisir la section et son point de vue. Cette étape du processus de création approfondira l’évolution d’une narration fragmentée dans des espaces non-conventionnels ainsi que l’intégration de la vidéo en direct. Nous travaillerons avec le système de vidéo en live-streaming que j’ai crée pendant la première phase de la création.

Alejandro de Leon a développé une identité hybride et transdisciplinaire en créant des performances qui explorent de nouveaux échanges avec le public. Fort d’une carrière en tant que danseur pour de prestigieuses compagnies canadiennes, américaines et mexicaines (Royal Winnipeg Ballet, Hartford Ballet, Compañía Nacional de Danza du Mexique, Cas Public, José Návas/Compagnie Flak, Marie Chouinard), il a aussi collaboré avec des chorégraphes renommés à Montréal tels que Louise Bédard, Lina Cruz, Roger Sinha et Sarah Bild. Son approche en tant que chorégraphe est marquée par une physicalité spontanée, porteuse d’un univers absurde et est teintée d’une forte influence des arts visuels. Parallèlement, Alejandro a développé une carrière comme photographe et réalisateur de projets qui évoluent sur diverses plateformes, comme la série web Get Back To Me, dans laquelle cinq chorégraphes montréalais ont été invités à collaborer, a performance The few things I Need, en collaboration avec la chorégraphe Louise Bédard, et les programmes de médiation culturelle Chaises musicales. Il a aussi collaboré avec nombreux chorégraphes au Canada et au Mexique pour la création de films de danse, et installations. Avec Binary Animals, Alejandro explore les contradictions d’une culture animée par des rencontres et des expériences virtuelles.

Travaillant principalement à l’échantillonneur numérique, Diane Labrosse est active au sein de plusieurs formations de musiques actuelle et improvisée. Son travail explore de nouvelles formes : textures, spatialisation, sonorisation d’objets. Elle a conçu plusieurs environnements sonores pour la danse (Louise Bédard, Crystal Pite, Deborah Dunn, Marc Boivin, Andrew Harwood…) et le théâtre (Gervais Gaudreault, Robert Lepage, Cathie Boyd). Elle a composé des pièces pour des ensembles conventionnels (Ensemble SuperMusique, Array Music, Now Orchestra) et des orchestres inusités (orchestre de pianos jouets, trio de dactylos, sirènes de bateaux et trains…). Sa discographie comprend plus de 50 disques dont la plupart se retrouvent sur l’étiquette Ambiances magnétiques. De 1979 à 2008, elle a été co-directrice artistique de Productions SuperMusique.

Lucy M. May, originaire de Fredericton, Nouveau-Brunswick, a complété sa formation à LADMMI à Montréal et à CODARTS | Rotterdam Dance Academy. Entre 2009 et 2016, Lucy était membre de la Compagnie Marie Chouinard, où elle participait à la création des pièces de groupe, le projet technologique Corps Céléstes et le solo FOXP2. Comme danseuse indépendante, elle a travaillé avec Sasha Kleinplatz, Jérôme Meyer et Isabelle Chaffaud, Lesandra Dodson, Melissa Raymond, Lucie Gregoire, Nadi Malengraux et Georgia Rondos. Son propre travail—pour la scène ou lieux atypiques, sur papier, vidéo ou sur l’internet—vise la porosité, la spontanéité, l’interdépendance, la sincérité et la biologie. Ses collaborateurs incluent Paige Culley, Patrick Conan, Noémie Avidar, Erin Fortier, Lucy Karen May, Eduardo Menz et Jacinte Armstrong. Ses projets récents incluent Esemplastic Landing (2016), Vivarium (2014) et Aika (2014). Lucy écrit pour la revue The Dance Current, est affiliée au Projet héritage de Margie Gillis et enseigne à travers l’Amérique du Nord et l’Europe. Elle est membre du RQD, du CRTD et de l’UDA. Lucy s’intègre à la création de Binary animal durant l’automne 2016.

Louis-Robert Bouchard a terminé ses études en audiovisuel en 2005. Depuis, il participe à une multitude de projets à cause de ses habiletés dans un vaste éventail de domaines en rapport avec les technologies du son, de l’image et de la scène. Il a collaboré notamment avec les centres de recherche LAMIC et LANTISS de l’Université Laval, les productions Rhizome, la compagnie de danse Code Universel, le Théâtre du Trident, le Théâtre du Gros Mécano ainsi qu’avec plusieurs artistes tels que Hélène Matte, Marie-Christiane Mathieu, Hanna Abdelnour, Robert Faguy, Jocelyn Pelletier, Édith Patenaude, Maryse Damecourt, Alan Lake, et Elias Djemil, pour ne nommer que ceux-ci. À travers les années, il s’est spécialisé dans la création multidisciplinaire expérimentale, la projection vidéo de grand format, la spatialisation sonore et l’interactivité. Artiste multidisciplinaire, il s’intéresse maintenant à fusionner l’électronique, la musique, l’art audio, la vidéo, l’installation et la scène, en une oeuvre personnelle et sensible. Louis-Robert Bouchard a reçu une bourse Première Ovation en 2014, en collaboration avec l’artiste Isabelle Lapointe, pour Magdalena, un projet de recherche et création multidisciplinaire. Il fonde aussi en 2015 la compagnie de production Interférences, dont le mandat est de produire des oeuvres qui mélangent les arts et la technologie.