Programme double

21. 22. 23 NOVEMBRE 2019 - 19H30

24 NOVEMBRE 2019 - 16H

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DISCUSSION AVEC LES ARTISTES LE 22 NOV.

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21 NOVEMBRE 19H30

22 NOVEMBRE 19H30

23 NOVEMBRE 19H30

24 NOVEMBRE 16H

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1re œuvre - 45 minutes

Liliane Moussa & Caroline St-Laurent

Nadia, est-ce que ça va?

Quatre interprètes féminines font une incursion dans l’univers de la gymnastique de compétition et s’engagent dans un rituel, une démonstration de force, une quête insatiable de la perfection du geste. À l’ère des dénonciations d’abus dans les milieux sportifs et artistiques, cet hymne au sport questionne l’aveuglement collectif face aux jeux de pouvoir en contexte de performance. Cette proposition chorégraphique joue avec l’image emblématique de la sportive parfaite et illustre la dichotomie entre la fragilité et la ténacité des corps entrainés. Nadia, est-ce que ça va? affirme la puissance des femmes et appelle à un esprit d’équipe où règne la bienveillance.

Chorégraphe Liliane Moussa

Création costumes et installation Caroline St-Laurent, en collaboration avec Taos-Daphné Houasnia

Interprètes Marilyn Daoust, Anne-Flore de Rochambeau, Marine Rixhon, Liane Thériault

Concepteur sonore Olivier Girouard

Directrice des répétitions Sarah Williams

Nadia, est-ce que ça va? est une recherche sur l’expérience adrénergique de la performance, sur le sentiment d’appartenance, sur la quête d’une victoire et les revers du succès dans les milieux compétitifs. C’est en écho avec l’actualité des derniers mois, mettant au grand jour des situations d’abus de pouvoir dans des environnements sportifs et artistiques, que le besoin instinctif de reprendre un travail chorégraphique entamé en 2015 a vu le jour. La pièce revisite les souvenirs de gymnaste de la chorégraphe et puise dans l’expérience personnelle des quatre femmes mises en scène pour explorer les zones grises d’une image idéaliste du spectacle sportif ou artistique. Liliane se lie avec l’artiste visuelle Caroline St-Laurent, pour suggérer une esthétique qui illustre la dichotomie entre la fragilité et la résistance des corps entrainés.

Liliane Moussa est une artiste en danse basée à Montréal. Elle gradue de l’UQAM et amorce son travail chorégraphique en 2012. Approchant la création par l’hybridation des disciplines de la danse et du sport, elle s’intéresse à la teneur artistique de l’engagement corporel total dans le geste sportif et à la notion d’effort et de performance s’y rattachant.  Elle présente ses œuvres sur la scène montréalaise, à Vancouver, au Chili et dans des contextes sportifs non-traditionnels (centre d’escalade Shakti Rock Gym). Liliane est co-fondatrice et co-directrice du collectif Alt-Shift avec Anne-Flore de Rochambeau depuis 2013. Accompagnée de l’interprète Marine Rixhon, le collectif présente leur travail in-situ et collaboratif au Québec, en Colombie-Britannique ainsi qu’en France. Liliane est également physiothérapeute de profession depuis 2006. Tant comme physiothérapeute que comme artiste, Liliane s’interroge sur des manières plus efficaces de bouger, de structurer le mouvement et d’avancer, tant sur le plan individuel que collectif.

Dans une pratique multidisciplinaire, Caroline St-Laurent allie l’art et le sport pour porter un regard critique et féministe sur le culte de la performance. Elle a complété une maitrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal autour de cette problématique en 2012. Récemment, des artistes et athlètes féminines ont expérimenté ses dispositifs à Art Souterrain (Vélo à écrire, 2017) au festival d’arts vivants OFFTA (Relais papillon, 2016), à Tangente (Relais papillon, 2015) ainsi que sur un terrain de basketball montréalais (Visez l’excellence en vous!, 2015). Son travail a été présenté dans le cadre d’expositions individuelles et collectives ainsi que lors de festivals de création vidéo au Canada, en Europe et en Asie.

Après un baccalauréat à l’Université de Montréal en étude cinématographique (2008), Liane Thériault complète un baccalauréat en danse contemporaine à l’Université du Québec à Montréal (2012). Interprète, vidéaste et chorégraphe, Liane Thériault, aime le travail du corps très physique, mais également l’absurde, le ludique et le rock. En 2014, elle crée Somebody, présenté au Festival Vue sur la relève 2015. Dès 2015, elle collabore avec Marie Mougeolle, avec qui elle crée Mine de rien, présenté au OFFTA. Comme Interprète en danse, elle collabore entre autres avec Les Soeurs Schmutt, Anne-Flore de Rochambeau, Liliane Moussa, Julie Lebel (Vancouver), le collectif Dans son Salon et Delphine Véronneau.

Suite à une formation artistique à Paris, New York et Montréal, Anne-Flore de Rochambeau développe sa pratique en tant qu’interprète et chorégraphe. Depuis 2013, ses créations sont présentées sur la scène montréalaise et ses alentours ainsi qu’à Toronto et en France. Parallèlement à sa démarche personnelle, elle crée avec la chorégraphe Liliane Moussa, le laboratoire de création Alt-Shift, développant des œuvres in situ et immersives, telles que leur projet Entrelacs qui tourne avec succès en France et au Canada. À Montréal elle danse avec Parts+Labour_Danse, Les Soeurs Schmutt et Martin Messier. On la retrouve également en France avec Christian & François Ben Aim pour le premier solo de la série Instantanés.

Diplômée de l’UQAM en danse (2011), Marilyn Daoust a été deux fois boursière du CAC pour se perfectionner en Catalogne et en Autriche, en plus de se former au Chili et en Belgique. Autant ici qu’à l’international, elle entre dans les univers de Manon Oligny, Louise Bédard, Daina Ashbee, Martin Messier, Lucie Grégoire, Les Soeurs Schmutt, Liliane Moussa et Delphine Véronneau. Marilyn a aussi été porte-parole du Festival Accès Danse 2017. Au théâtre, elle collabore au mouvement pour des pièces mises en scène par Benoit Vermeulen, Florent Siaud et Nini Bélanger. Elle chorégraphie et performe dans la pièce d’Angela Konrad Last night I dreamt that somebody loved me. Elle co-fonde For Fauve avec Laurie-Anne Langis.

D’origine belge, Marine Rixhon habite à Montréal depuis 2009. Suite à une formation académique en danse classique et contemporaine suivie à Liège, à Toulouse et à Montréal (UQAM  2013), Marine développe sa pratique d’interprète aux côtés de divers chorégraphes: les Soeurs Schmutt, Anne-Flore de Rochambeau, Liliane Moussa, Léa Tremblay Fong, Isabelle Van Grimde, ainsi que David Albert-Toth et Emily Gualtieri – Parts+Labour_Danse – où elle fait appel à Anne-Flore pour la création du duo By The Skin of Your Teeth. Elle est membre fondatrice du collectif [LE]CAP, regroupement d’artistes en danse contemporaine et membre active du collectif Alt-Shift

C’est au hasard d’une journée portes ouvertes au Conservatoire de musique de Montréal qu’Olivier Girouard découvre la bande magnétique. Le pouvoir évocateur du son, sa longueur en mètres, tangible. Suivent les magnétophones subtilisés au grenier de l’école pour créer une première trame de son accompagnant la danse. Musique concrète. Prise de son. Montage. Depuis, il s’amuse à créer des œuvres pour la scène et pour l’espace public.

Sarah Williams compte plus de 30 ans de carrière dans le milieu de la danse canadienne et québécoise. Comme interprète, elle a dansé pour des chorégraphes et compagnies de renom, dont Holy Body Tattoo, Louise Bédard, Benoit Lachambre, George Stamos et La La La Human Steps. Elle a été conseillère artistique, répétitrice et chorégraphe pour la danse, l’opéra, la vidéo et le théâtre. Aussi, elle a cosigné des projets avec les artistes Emilie Monnet, Nikki Forrest, Marie Brassard et avec une collaboratrice de longue date, Jackie Gallant. Actuellement, Sarah est répétitrice pour Frontera , la nouvelle création d’Animals of Distinction, puis interprète dans Requiem Pop d’Helen Simard.

Taos-Daphné Houasnia est une artiste basée à Montréal. Elle travaille principalement comme directrice artistique en publicité, en cinéma et en évènementiel. En parallèle, elle collabore sur plusieurs autres projets artistiques multidisciplinaires. Ancienne gymnaste, elle aime utiliser le corps et sa synergie dans son approche formelle. Elle se questionne sur la conception des formes et leurs perspectives. Son processus créatif est influencé par le hasard, l’imparfait à travers la recherche de perfection et de performance. Elle met en scène des dispositifs scénographiques qui appuient la compréhension visuelle du propos et de ses fondements.

2de œuvre - 20 minutes

Tess Martens (Toronto)

Slow Change

Avec sa pratique en performance, Tess crée des autoportraits qui traversent le temps – de l’enfance à l’âge adulte – en s’attardant aux périodes marquées par des problèmes de santé mentale. Dans Slow Change, elle enfile les maillots de nage synchronisée de compétition qu’elle a portés tout au long de sa jeunesse et tente de reconstituer ses routines. Cette œuvre propose un moment authentique, un état d’une grande vulnérabilité duquel émerge la force d’être femme et artiste.

Artiste Tess Martens

Tess Martens est titulaire d’une maitrise en beaux-arts de l’Université de Waterloo (2018). Sa thèse porte sur le récit personnel par le biais de la performance. Martens est impliquée dans une galerie autogérée, The Front Room Gallery (Waterloo, ON), où sont présentés des artistes visuels chaque mois, ainsi que des groupes de musique, des disc jockeys et des poètes. Elle fait également partie du comité de programmation du CAFKA (Contemporary Art Forum of Kitchener & Area) et participe activement à la sélection d’artistes en art public. Martens fait des entrevues avec des artistes pour le blog Culture Fancier. Elle est thérapeute en loisirs et, dans ses temps libres, elle fait du stand-up, du spoken word et du karaoké. Elle a été sélectionnée pour l’édition communautaire 2018 du #Bestof Waterloo for Performance Artists.