Programme double

14. 15. 16 FÉVRIER 2019 - 19H30

17 FÉVRIER 2019 - 16H

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RENCONTRE AVEC LES ARTISTES ET TABLE DE LIVRES LE 15 FÉV.

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14 FÉVRIER - 19H30

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16 FÉVRIER - 19H30

17 FÉVRIER - 16H

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1re œuvre - 55 minutes

Geneviève Jean-Bindley

Ne me dis pas que tu m’aimes

Une soirée karaoké. Un party piscine. Une sortie au bar. Mais en fait une comédie musicale carburant aux chansons de Navet Confit. Cette danse déconstruite est un patchwork de jazz contemporain, d’une esthétique pop colorée, de nage synchronisée, de mouvement animal, de gestes artificiels, de textes absurdes, de mélodies sensibles et de surconsommation d’éléments. On parle de la psychologie de la consommation. Où allons-nous ainsi? En sortirons-nous vainqueurs ou perdants? Symbole de dépendance éternelle, un magnifique chien en peluche accompagne les interprètes partout où elles vont. C’est du sérieux.

Chorégraphie et direction artistique Geneviève Jean-Bindley

Interprétation Marie-Ève Dion, Élisabeth-Anne Dorléans, Myriam Foisy, Jacinthe Léger-Leduc, Marie-Philippe Santerre

Arrangements musicaux et coaching de voix Carl-Éric Hudon

Compositions musicales Navet Confit

Conception d’éclairage Gaspard Philippe

Conception vidéo Daniel Bindley

Ne me dis pas que tu m’aimes est une «chorégraphie musicale» inspirée de la musique et des textes de Navet Confit. C’est une recherche sur les limites émotionnelles. C’est un questionnement sur la ligne qui sépare la vulnérabilité de la pudeur.

Est-ce que l’extériorisation de nos sentiments est synonyme de perte de contrôle ?

Dans un décor de salon où le karaoké est maitre, on boit, on danse, on baise, on parle, on rit, on fume, on crie, on chante, on pleure, on fait le party ou du moins on le prétend. On consomme tout ce que l’on ressent et on laisse paraitre ce qu’on ne veut pas. On est dans un état second, c’est confortable. C’est rapide, c’est excessif, c’est superficiel et on est bien. Enfin on se laisse aller et déjà on va trop loin. Ne me dis pas que tu m’aimes se veut une chorégraphie teintée d’une curiosité aussi bien rationnelle qu’artistique. Elle grossit les traits des situations, pointe du doigt les tabous et surligne par l’absurdité le questionnement. Elle parle de sentiments que nous trouvons laids dans le but de montrer leur beauté et surtout leur humanité.

Originaire de Chicoutimi, Geneviève Jean-Bindley a développé son amour pour la danse lors de ses dix ans de formation en ballet classique à l’Académie de ballet du Saguenay. Attirée par d’autres formes d’art, elle a suivi des études en arts plastiques au Cégep de Chicoutimi et à celui du Vieux Montréal. Obsédée par tout ce qui est visuel depuis sa jeunesse (dessins, photos, publicités, peintures, télévision), elle développe durant ses études une approche et un gout aiguisé pour l’image. Désirant revenir à la danse, elle s’inscrit à l’Université du Québec à Montréal en interprétation/création de la danse contemporaine dont elle sort diplômée en 2014. Geneviève demeure une artiste visuelle qui utilise la chorégraphie comme support et le corps comme matériau. Ses chorégraphies sont une mise en scène d’images qui se suivent dans l’espace pour créer un tout. Pour elle, ce n’est pas le geste qui compte, mais bien ce geste dans l’espace. C’est à partir de cette union que le sens et l’intérêt du mouvement deviennent visibles et sensibles. Depuis, son travail chorégraphique a pris l’affiche de nombreuses programmations, dont celles de ZH Festival, VSLR, Tangente, Off Québec, le festival Fringe et les Nuits Émergentes de Sudbury.

Jacinthe Léger-Leduc est diplômée du baccalauréat en danse contemporaine de l’Université du Québec à Montréal. C’est le théâtre qui l’attire en premier lieu. À la fin de son DEC en art dramatique au Cégep de Saint-Laurent, elle retourne vers sa première passion qu’est la danse en s’inscrivant au programme d’interprétation du Département de danse de l’UQAM. Son parcours universitaire l’amène à toucher entre autres au travail de Nicolas Cantin, de Dominique Porte, d’Estelle Clareton, et à travailler avec des chorégraphes tels que Frédéric Gravel, Danièle Desnoyers et Virginie Brunelle.

Élisabeth-Anne Dorléans est diplômée du baccalauréat en danse de l’UQAM, profil interprétation. Durant son parcours universitaire, elle collabore avec des chorégraphes tels que Sasha Kleinplatz pour la reprise de la pièce L’Échauffement au F-OFF, ainsi que Danièle Desnoyers lors de l’exposition Do It à la galerie de l’UQAM et dans la pièce Anatomie d’un souffle. Parallèlement à ses activités d’interprète, elle est étudiante à la maitrise en danse de l’UQAM. Son mémoire de recherche s’interroge sur la diversité culturelle en danse contemporaine.

Diplômée de l’UQAM en interprétation de la danse contemporaine, Marie-Ève Dion participe de manière active au milieu artistique montréalais. Collaborant avec plusieurs artistes de la relève, elle danse notamment pour les compagnies GEANBINDLEY Art et LE BLACK HOLE – art chorégraphique. Elle s’investit aussi auprès des chorégraphes Chloé Bourdages-Roy et Claudia Chan Tak et dans le collectif auquel elle prend part, S’Enfarger, avec Myriam Foisy, Anne Cormerais et Jean-Benoit Labrecque. En parallèle à ses activités d’interprète, Marie-Ève s’intéresse depuis de nombreuses années aux arts visuels, plus spécifiquement à la photographie. Sa démarche artistique s’articule notamment autour du corps dansant et s’inspire du milieu urbain architectural. Elle collabore notamment avec l’interprète Bailey Eng en tant que photographe et œil extérieur à sa création.

Marie-Philippe Santerre est diplômée en interprétation de la danse à l’UQAM depuis 2013. Elle a travaillé comme interprète avec plusieurs chorégraphes émergents comme Alex-Ann Boucher, Philippe Dandonneau, Helen Simard et plus récemment Geneviève Jean-Bindley. Elle se lance en création collective en 2015 avec Chloé Ouellet-Payeur pour la pièce Essai #2, présentée au Théâtre d’Aujourd’hui dans le cadre du Festival St-Ambroise Fringe Montréal. En 2017, elle chorégraphie avec le collectif Dans son salon et Chloé Ouellet-Payeur la pièce Vuela Vuela, la danse, qui fait partie de la programmation Jouer Dehors 2018-2019. Elle est présentement stagiaire pour la chorégraphe Catherine Gaudet de la compagnie Lorganisme sur une création présentée à Montréal en 2018.

Navet Confit crée des odes à l’insignifiance depuis une douzaine d’années en donnant une importance démesurée au futile sur des musiques oscillant entre la lourdeur légère et la légèreté lourde. Le parolier et multi-instrumentiste a une passion avouée pour le travail de studio (prise de son, mix, arrangements) et réalise ses propres albums en plus de ceux d’autres artistes. Navet Confit se plait à donner des textures aux sons comme il joue avec les mots, pour créer un certain flou guidé par une volonté de libre interprétation de son œuvre, dont il offre des relectures parfois très différentes en concert. En 2011, après quelques albums, le légume fait une incursion dans le monde du théâtre comme compositeur, concepteur sonore et/ou musicien live (Clotaire Rapaille, l’opéra rockL’assassinat du président, Peer Gynt et Yukonstyle, entre autres) et fonde, avec Olivier Morin et Guillaume Tremblay, le Théâtre du Futur. En 2017, en plus de ses activités théâtrales, le Navet a signé sa première trame sonore pour un long-métrage.

Carl-Éric Hudon vit et travaille à Montréal depuis un peu plus de dix ans. Il a fait paraitre trois albums de facture folk/chanson champ-gauche sous son nom, deux autres avec son groupe pop-grunge Panache, en plus d’accompagner plusieurs artistes montréalais en studio comme sur scène (Navet Confit, Géraldine, Moussette). Touche-à-tout, il collabore aussi occasionnellement en tant que compositeur, musicien et/ou concepteur sonore dans l’univers de la danse contemporaine et du théâtre (GEAN BINDLEY Art, Festival du Jamais Lu, maribé – Sors de ce corps).

Gaspard Philippe est né en 1993 en Suisse. En 2012, il est diplômé du Lycée cantonal de Porrentruy. Puis, en 2013, il s’envole pour le Québec afin d’étudier le théâtre à l’Université Laval. En 2015, il est accepté à l’École nationale de théâtre du Canada dans le programme de production. Durant sa formation, il travaille avec différents metteurs en scène tels que Jocelyn Pelletier, Philippe Cyr et Florent Siaud. Récemment finissant, Gaspard travaille sur différentes productions dans le milieu du théâtre et de la danse. Bien qu’ayant une préférence pour la conception sonore, il s’intéresse également à l’éclairage ainsi qu’à la vidéo. Récemment, il a travaillé avec Andrew Turner en tant que concepteur d’éclairage sur le spectacle 18 P.R.A.C.T.I.C.E.S ainsi qu’avec Jean-Simon Traversy sur la dernière production de La roulotte, où il assurait le poste de concepteur sonore.

Josée Lecompte a toujours aimé dessiner, bâtir et créer. Dès le secondaire, les cours d’arts, le graphisme et la photo font partie de ses choix. C’est en terminant ses études en arts visuels (BAC à l’UQAM et DEC au Cégep Lionel Groulx) que Josée développe sa passion pour la photo et se lance dans une technique de photographie de 3 ans au Cégep du Vieux Montréal. Depuis, elle exerce son métier de photographe à Montréal et se spécialise dans le portrait de toute sorte et la mode. Inspirée par la scène musicale montréalaise, Josée s’amuse à photographier différents musiciens dans leurs univers et leurs prestations. Elle travaille autant avec des artistes et des sociétés corporatives que des magazines.

2de œuvre (projection vidéo) - 4 minutes

Freya Olafson

Release Technique

Alors que, blessée, elle explorait le corps numérique, Freya a découvert la plateforme Falling Woman sur Internet, qui lui rappela le Skinner Releasing Technique. Elle pensait au travail physique, aux limites du corps et au mouvement tout fait, et recherchait des méthodes d’entrainement et de discipline. Cette étude épuisante et enivrante de la relation du corps à la gravité dans le cyberespace vous paraitra apaisante ou vous rendra inconfortable. Cette vidéo fait partie de la série Keystroke Choreographies.

Création Freya Olafson

Freya Björg Olafson est une artiste interdisciplinaire qui touche à différents médias, de la vidéo à l’audio, en passant par la peinture et la danse. Ses créations ont été présentées aussi bien dans les festivals et les galeries au Canada qu’à l’étranger: Bauhaus Archiv (Berlin), SECCA – SouthEastern Center for Contemporary Art (Caroline du Nord), Ochoymedio (Quito, Guayaquil et Manta, Équateur), le Centre national des Arts / Festival danse Canada (Ottawa) et Onassis Cultural Center (Athènes, Grèce). Pour développer son œuvre, Freya bénéficie de résidences; plus récemment par l’entremise d’EMPAC-Experimental Media & Performing Arts Center (New York) et de CounterPulse (San Francisco). Elle est diplômée d’une Maitrise en Beaux-Arts, spécialisée en nouveaux médias, de l’Institut Transart et de l’Université Donau, en Autriche. Depuis juillet 2017, Olafson est professeure adjointe au Département de danse de l’Université York à Toronto.