Programme double

30. 31 JANVIER & 1 FÉVRIER 2020 - 19H30

2 FÉVRIER 2020 - 16H

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RENCONTRE AVEC LES ARTISTES LE 31 JAN.

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30 JANVIER 19H30

31 JANVIER 19H30

1 FÉVRIER 19H30

2 FÉVRIER 16H

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1re œuvre (projection vidéo) - 10 minutes

Sarah Elola

Ça prend un village

La puissante vulnérabilité d’une nouvelle mère. La résilience qui s’incarne, qui s’enracine et qui pousse. Que nait-il lorsque le corps performe dans le flot des défis de la maternité? Sarah jette un nouveau regard sur sa pratique et son instrument de création en transition. Travail transcendant le dépassement de soi au quotidien, observant la solitude vécue dans un foisonnement de vie. Rite de naissance d’une Femme Noire Mère Africaine Métisse Immigrante.

Chorégraphe et interprète  Sarah Elola

Collaborateurs Oyele Kaïan E.M, Parker Mah, Jeimy Oviedo, Susanne Serres Creations

Après la résistance dans son premier solo, puis la résilience dans son second, c’est avec la maternité que Sarah Elola poursuit son étude de la transcendance et du corps, particulièrement celui de la femme, dans sa troisième création. Puisant toujours dans l’art de vivre africain, elle s’appuie sur la conviction qu’on peut et doit créer à partir de rien, et de tout, en partant de ce qu’on est ici et maintenant. C’est donc ainsi qu’elle aborde sa nouvelle réalité de maman, s’appropriant cette révolution intime pour en faire son nouveau laboratoire vivant et créatif, d’observation, d’entrainement et d’archivage. Le processus est à la fois époustouflant et ultra contraignant, organique et contemplatif, et engage toutes les dimensions de son être. Elle s’attèle à en capter un échantillon des réflexions, sensations, émotions et mouvements qui fusent autant en elle qu’avec sa fille. C’est avec ces matières brutes et son corps en métamorphose qu’elle compose Ça prend un village.

Récipiendaire de la Bourse Vivacité du Conseil des arts et des lettres du Québec et du programme d’accompagnement jumelé MAI-CAM en tant que chorégraphe de la relève/diversité pour son 2e solo La Pileuse, Sarah Elola a teinté ses 15 premières années d’une vie africaine kaléidoscopique à la fois rurale et urbaine. C’est au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire qu’elle s’imprègne de l’intégration organique de la rythmique, des danses, chants et musiques à la vie quotidienne. Admise en 2014 au centre Nyata Nyata, elle y aiguise sa pratique et sa réflexion chorégraphique. Elle intègre ensuite la compagnie comme interprète dans Mozongi, œuvre-phare lauréate du 30e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal. Pour Eclectik 2016 diffusé au MAI (Montréal, arts interculturels), elle crée son premier solo Dans le ventre de l’éléphant marron qu’elle présente également au Forum Social Mondial 2016, ainsi qu’au FIDO 2017 (Festival International de Danses de Ouagadougou). Ça prend un village est son troisième solo.

2de œuvre - 25 minutes

Bérénice Dupuis

instruMENTAL

Dans une société où règne l’individualisme, beaucoup de temps est vécu dans la solitude. Sommes-nous pourtant seuls? Notre imaginaire foisonne-t-il d’images et de désirs manipulés par un Autre invisible? Entre contrôle et crispation, chute et redressement, une b-girl cherche à comprendre d’où provient la lumière qui nous permet d’avancer. Plongé dans l’ombre, son corps scintille de paillettes. Clin d’œil au féminin avec un brin de bling sacrificiel. Dans cette proposition minimaliste, Bérénice effleure le sol tandis que se déploie une gestuelle contemporaine ancrée dans les recherches en danses urbaines.

 

Chorégraphe et interprète Bérénice Dupuis

Compositeur Samuel «Sungprod» NADAI

Concepteur d’éclairage Benoit Larivière

Regards extérieur  Victoria VicVersa Mackenzie

 

 

Qu’est-ce qui se cache dans le corps d’une b-girl? Quelles marques y laissent les footworks? Seul le corps saurait l’exprimer et c’est avec la volonté de le laisser parler et de construire avec ce qui en émerge spontanément que Bérénice Dupuis s’est lancée dans la création d’instruMENTAL. En cours de route, elle a vu émerger des liens entre postures naturellement près du sol du breakdance, posture du corps affligé et posture de l’individu écrasé par le poids de la solitude dans laquelle elle est plongée par certains idéaux de la modernité. En utilisant un vocabulaire largement issu de la danse urbaine, la chorégraphe a réussi à exploiter le potentiel expressif et dramaturgique du breakdance pour raconter, de façon épurée, le vide physique et existentiel d’un corps en manque de liens, de stabilité et de repères.

Née à Ottawa d’un père québécois et d’une mère française, la chorégraphe et interprète Bérénice «B-Nice» Dupuis se définit dans l’addition des langages, des pratiques et des frontières. Formée en théâtre et titulaire d’une maitrise de philosophie de La Sorbonne, elle enseigne la philosophie tout en poursuivant la pratique du breakdance, pratique amorcée à Montréal et qu’elle poursuit au sein du Legendary Crew. Pour pouvoir explorer librement les qualités dramaturgiques de la danse urbaine, elle cofonde avec David «Laos» Phiphak Circul’R en 2013, compagnie qui s’illustre sur la scène internationale avant de se relocaliser à Montréal en 2018. Avec le solo instruMENTAL, Bérénice Dupuis invite le corps à une réflexion critique sur l’individualisme de nos sociétés contemporaines.

Victoria Mackenzie – alias Vic Versa – débute la danse à un très jeune âge. Après avoir exploré plusieurs styles, elle complète ses études à l’École de danse contemporaine de Montréal en 2013. Elle est également active dans le milieu du breakdance depuis 2008. Elle danse pour différentes compagnies et chorégraphes, tels que Tentacle Tribe, Helen Simard, le Cirque du Soleil et Alias Dance Project et pour des festivals et producteurs tels que Breakin’ Convention, Summer Dance Forever, Urban Moves, PamAm Games, Festival 100Lux, Tangente et Festival Quartiers Danses. Ses œuvres solo TheStoryProject (2014) et Identity Binding (2017) ont été présentées à Montréal et à Toronto par 100Lux, TUDS, Breakin’ Concention et Tangente. En tant que chorégraphe, elle a créé Hexad Myriad pour l’École de danse contemporaine de Montréal (2016). Elle a travaillé en 2019 en tant que regard extérieur pour Helen Simard sur Requiem Pop et Dominique Sophie sur Mom’s Spaghetti.

En 2009, après 15 ans en informatique, un choix s’impose, continuer dans le même domaine après une mise à pied massive, ou vivre sa passion dans son métier. Benoit Larivière choisit le chemin de la passion et s’inscrit dans une formation de technicien de scène. À travers les projets, petits et gros, il trouve sa voie dans la conception d’éclairage. 2014 marque le début de collaborations en théâtre et la conception des éclairages des soirées Passerelle 840 du Département de danse de l’UQAM. Depuis, il travaille avec les compagnies de danse Tentacle Tribe, 100Lux et Ebnfloh, les chorégraphes Monstapop et Claudia Chan Tak et la compagnie de théâtre Les écorché vifs.