Danses buissonnières 2017

Un voyage inédit à la découverte des créateurs de demain

28. 29. 30 SEPTEMBRE | 19H30

1 OCTOBRE | 16H

Danses Buissonnières est un programme annuel offrant à des jeunes artistes locaux l’opportunité de présenter une oeuvre dans un cadre professionnel. Plus qu’un tremplin, c’est une première expérience de production et de diffusion au cours de laquelle nous les accompagnons dans toutes les étapes de travail. Chaque artiste est sélectionné par un jury de pairs parmi une trentaine de candidatures et bénéficie d’une résidence de création offerte par José Navas/Compagnie Flak.

No Need For Blue Jeans Here

Aliah Schwartz & Guillaume Loslier-Pinard / Blunder Blender

10 minutes

En tant que collaborateurs, Guillaume Loslier-Pinard et Aliah Schwartz explorent l’absurdité inhérente à la réalité. À travers le mouvement, les sons et les objets, ils créent un monde où la frontière entre l’humour et la tragédie est mince, et où le banal est souvent à l’avant-garde. Leurs pratiques combinées comprennent l’art visuel, le théâtre physique, la musique, la danse et les arts martiaux. La virtuosité est perçue comme suspecte, l’accent étant mis dans les moments d’entre-deux : la fin et le début d’une performance, la préparation et le repos, et les petits rituels de la vie quotidienne.

Chorégraphes et interprètes Aliah Schwartz, Guillaume Loslier-Pinard

Concepteurs d’éclairage Sylvie Nobert, Lee Anholt

Guillaume Loslier-Pinard a dansé et chorégraphié dans plusieurs festivals et lieux de diffusion à Montréal, entre autres Tangente, Quartiers Danses, Bouge d’Ici et Art Matters, tout en complétant son Baccalauréat en Danse contemporaine à l’Université Concordia. Avant de devenir chorégraphe, il voyage autour du monde, travaille comme réalisateur pour les Nations Unies au Brésil, et comme soldat dans la réserve des Forces Canadiennes.

Aliah Schwartz est chorégraphe, interprète et artiste visuelle originaire de Nouvelle-Écosse, habitant maintenant à Montréal. Elle a complété un Baccalauréat en Danse contemporaine à l’Université Concordia en 2017, tout en créant et performant pour des festivals à Montréal et en Nouvelle-Écosse.

Après une formation en photographie, Sylvie Nobert s’intéresse aux éclairages de la scène. Elle fait des concepts d’éclairage et de la direction technique pour des chorégraphes indépendants ainsi que pour les Danses Buissonnières à Tangente et les Printemps de la Danse dans les maisons de la culture de Montréal. Elle se passionne surtout pour les éclairages de danse contemporaine.

Lee Anholt s’établit à Montréal en 1990 après avoir terminé son Baccalauréat en Danse contemporaine à l’Université Simon Fraser de Vancouver. Jusqu’en 1995, il présente ses chorégraphies au Québec et ailleurs, puis il se réoriente vers le côté technique du spectacle. Durant plusieurs années, Lee Anholt est directeur technique et éclairagiste de tournée pour Montréal Danse et la Compagnie Flak. Il a également la chance de travailler et de tourner avec plusieurs grands créateurs en danse et théâtre : Peggy Baker, Louise Lecavalier, et Denis Marleau, pour ne nommer que ceux-là. Aujourd’hui, Lee Anholt est directeur technique et de production pour la compagnie Danse-Cité. En parallèle, il conçoit les éclairages de nombreux spectacles de théâtre, de musique et – surtout – de danse.

Breach

Alexandre Morin

10 minutes

On dit que les orques sont les gardiens de la mémoire cosmique et qu’à travers leurs sons et vibrations ils peuvent éveiller chez l’humain un souvenir lointain de nos origines océaniques. Breach explore la perméabilité du corps à travers l’imagination, la respiration et le son, puisant dans l’univers de cette espèce marine. Quand les corps et les objets gonflables se transforment, ils résonnent des sensations manifestées à travers la tension des polarités : liberté et captivité, gonflage et dégonflage, plastique et vivant, cosmos et océan. Nous allons tenter de remodeler ce paysage et notre rapport avec le publique. Une immersion à travers la mémoire cellulaire, éveillée par les sons et la respiration profonde, créant une transe collective.

Chorégraphe Alexandre Morin

Interprètes Simon Renaud, Jonathan Goulet, Noémie Dufour-Campeau, Ivanie Aubin-Malo, Chloé Ouellet-Payeur

Dramaturge Angie Cheng

Compositeur Jonathan Goulet

Œil extérieur Line Nault, Nathan Yaffe

Concepteurs d’éclairage Sylvie Nobert, Lee Anholt

Originaire des Laurentides au Québec, Alexandre Morin est diplômé de l’École de danse contemporaine de Montréal en 2013. Alexandre est le lauréat de la bourse Hnatyshyn Fondation, pour artiste prometteur en danse contemporaine au Canada (2011). Il a dansé entre autres pour Marie Chouinard, Sylvain Émard, Dominique Porte, Marie Béland, Sébastien Provencher, Claudia Chan Tak et Fleuve-Espace Danse. En 2016, grâce au soutien du Conseil des Arts du Canada, il participe au programme ATLAS, mapping future talents au Festival International ImPulsTanz à Vienne. S’intéressant également aux arts visuels, il a dansé dans l’installation Metallica de Jimmy Robert à l’Art Gallery of Ontario. Son travail a été présenté au OFFTA, au Festival Zone Homa et à Short&Sweet à Montréal. Sa dernière chorégraphie, Breach, est présenté par Tangente dans le cadre de Danses Buissionnières 2017.

Noémie Dufour-Campeau termine sa formation professionnelle à L’École de danse contemporaine de Montréal en 2011. Dès sa sortie, elle se fait recruter pour danser dans le vidéo clip Sprawl II du groupe de musique canadien Arcade Fire, vidéo clip chorégraphié par Dana Gingras. Elle participe également à la 2e édition du projet Fly avec la chorégraphe torontoise Sasha Ivanochko. Elle prend part activement au processus créatif CAKE d’Audrey Rochette en tant qu’interprète depuis 2012. En 2017, elle travaille à titre d’apprenti pour Frédérick Gravel/GravelArtGroup.

Simon Renaud est un artiste basé à Montréal. Il étudie à The School of Dance à Ottawa. Il a travaillé pour de nombreuses compagnies, dont TDT, Dancemakers, Ottawa Dance Directive, et Daniel Léveillé Danse. Aussi créateur, Simon a présenté son travail à Toronto (Dancematters, p.s. we’re all here, Summerworks, Artspin, Lo-Fi Dancemakers and She Was), Montréal (Vue sur la relève, OFFTA) et Ottawa (Série Danse 10, Roughcut, ODD is OFF, Hype Frénésie Nuit Blanche et Les vitrines de l’avant-première). Sa pièce l’inanité des bibelots or love would only slow me down a valu une nomination au Dora Mavor Moore Awards à Andrew Hartley pour meilleur interprétation masculine.

Diplômée de l’École de danse contemporaine de Montréal en 2014, Ivanie Aubin-Malo reçoit ensuite l’enseignement de la danse « Fancy Shawl » auprès de Curtis Joe Miller. En tant que Québécoise et Malécite, Ivanie danse en abordant des sujets liés à son identité autochtone. Elle collabore avec plusieurs artistes talentueux, dont Marie Belzil de Moment Factory, Tanya Lukin Linklater, DJ KXO, Buffalo Hat Singers, Moe Clark, Barbara Diabo, Alex-Ann Boucher et Soleil Launière. En 2016 et 2017, elle chorégraphie et interprète deux pièces : Ktahkomiq, produite par Ondinnok, et Mito-Jogos de recusa, par Marcos Nery, présentée au festival du SESC au Brésil. Ivanie complémente sa pratique en transmettant sa passion aux plus jeunes.

Ancienne gymnaste de compétition, Chloé Ouellet-Payeur est diplômée du baccalauréat en danse de l’UQÀM et de la formation professionnelle de l’EDCM. Parallèlement à ses formations (2010-2016), elle performe professionnellement, notamment au Festival TransAmériques 2011 auprès du chorégraphe viennois Willi Dorner, à Montréal Complètement Cirque 2011-2013 et au Festival Cultural de Mayo (Mexique) 2012. En 2016, Chloé présente sa création La Banda (la gang) au festival Zone Homa, en plus d’être engagée comme interprète par différentes compagnies dont Destins Croisés, Dave St-Pierre et Corpus. Elle travaille actuellement sur une création interdisciplinaire entamée au Mexique avec le vidéaste Robin P. Gould et le collectif Dans son salon. Chloé fait partie du jeune collectif féministe Cool Cunts.

Originaire d’Ottawa, Angie Cheng a étudié la danse au Canterbury Arts High School et est diplômé du Département de danse de l’Université Concordia. Depuis 12 ans, elle collabore activement avec la communauté de la danse de Montréal. Elle a travaillé avec David Pressault Danse, MAYDAY / Mélanie Demers, wants&needs danse / Sasha Kleinplatz, Lara Kramer Danse, Thierry Huard, Tedd Robinson et Nathan Yaffe. En dehors de la danse, elle a également travaillé pour le théâtre avec Hanna Abdel Nour de Québec. Elle est toujours à la recherche de nouveaux défis dans la danse et la performance, et est toujours prête à se risquer dans de nouveaux territoires. Elle participe actuellement à des projets avec Kate Nankervis, Ame Henderson et Dave St-Pierre, et plonge plus profondément dans ses propres créations.

Après avoir étudié l’écriture musicale à l’Université de Montréal, Jonathan Goulet fait ses études dans la classe de composition de Michel Gonneville au Conservatoire de musique de Montréal, où il obtient un prix avec distinction en composition instrumentale. Son travail cherche à exploiter l’idée d’interinfluence entre différents médiums artistiques, principalement la musique et la vidéo. Étant intéressé par la collaboration, qu’elle soit interdisciplinaire ou non, Jonathan Goulet travaille actuellement au sein de différents projets collectifs dont la recherche vise à proposer des concerts multimédias articulés autour d’une mise en scène immersive.

To shovel wings

Myriam Arseneault Gagnon & Laurence Lapierre / Collectif ANAVOLODINE

10 minutes

Figure mythologique de notre association, Anavolodine s’exerce en studio au moyen d’un perpétuel échange, en mouvements et en paroles, où le corps de l’une emporte le corps de l’autre. Ces séances de création ininterrompues tracent les filons d’un monde imaginaire par lequel on se laisse saisir. Inspirée par la présence évanescente de l’ange et l’idée permanente et précise qu’on s’en fait comme d’un être portant ailes et auréole, notre recherche gestuelle est une quête d’ascension vers un univers illusoire. À la manière d’un terrain de jeu, l’utilisation d’une bâche évoque à la fois l’espace de liberté et l’espace physique de l’œuvre. Si les anges ont un pouvoir transformateur dans le monde, quel est notre pouvoir d’action sur la dramaturgie de l’œuvre en manipulant une telle matière? Est-ce nous qui transformons la bâche ou est-ce elle qui nous transforme? D’abord utilisée de manière abstraite, son sens se révèle éventuellement dans la concrétisation d’un monde chimérique. C’est à force d’y croire que certaines illusions prennent vie.

Chorégraphes et interprètes Myriam Arseneault Gagnon, Laurence Lapierre

Compositeur-musicien Patrick Moubarac

Conseillère artistique Sophie Michaud

Concepteurs d’éclairage Sylvie Nobert, Lee Anholt

To shovel wings a bénéficié du Programme d’aide aux artistes en danse du Département de danse de l’Université du Québec à Montréal.

Formée en musique et en lettres, Myriam Arseneault Gagnon est diplômée du programme en danse de l’UQAM (2017). Elle exerce sa rigueur et sa sensibilité d’interprète pour divers projets, dont une recherche en mouvements avec Matériaux Composites en 2015 et la reconstitution de Droit Debout de Françoise Sullivan en 2017. Habitée par l’idée d’immanence et de transcendance véhiculée par l’univers religieux, elle crée Virgin Weight, un solo qu’elle interprète et performe à la Passerelle840 en 2016. Transportée par les bienfaits de l’art communautaire, elle offre des ateliers de création en danse dans le cadre d’un stage en centre d’hébergement. Récemment, Myriam s’est jointe au projet de maitrise de Marc-André Cossette, qui allie danse et technologies. On peut l’entendre chanter dans le chœur de l’OPMEM et prochainement pour le film 20-22 OMEGA de Thierry Loa.

Laurence Lapierre complète son Baccalauréat en Danse à l’UQAM en 2017. Elle est diplômée en tant que chorégraphe et présente sa pièce De mémoires ignorantes. Elle est aussi titulaire d’un DEC en Danse du Cégep de Saint-Laurent. Dès son entrée au cégep, elle commence à créer des solos qu’elle interprète et des pièces de groupe. Elle présente notamment Ta nudité m’ennuie et ta pudeur m’emmerde en 2015 à la Passerelle840. C’est à travers sa folie, son monde imaginaire, son amour pour le cinéma, et ses doutes incessants qu’elle se trouve à créer et interpréter aujourd’hui. Elle a suivi et continue à suivre différentes formations dont un stage à Transformation danse avec Jose Agudo (2016), un stage avec Axis Syllabus avec le Nomadic College (2015), un stage avec la compagnie Je suis Julio (2015), et un stage au Studio 303 avec Isabel Rocamora (2014). Autrement que dans un studio, c’est sur un vélo ou un tapis de yoga qu’elle se retrouve la plupart du temps. Cela fait maintenant 7 ans qu’elle fait du yoga et elle entame cette année sa formation professorale.

Patrick Moubarac est diplômé du Cégep de Drummondville en Musique (2004) et Sonorisation et enregistrement (2015). Constamment à la recherche de nouveaux défis, il aime sortir de sa zone de confort et mettre à profit sa musicalité et son sens des nuances au sein des projets auxquels il participe. Ses expériences sont variées : composition d’une dizaine de titres, réalisation d’un album et présentation d’une cinquantaine de spectacles pour les projets Osmundazz et Triodenum (Rimouski, 2009-2014), composition, enregistrement et mixage pour Hippocrate – une minisérie documentaire diffusée à Radio-Canada (Tortuga Films, 2009-2014), composition et conception sonore pour Ze Bouddha’s show (Drummondville, 2014), enregistrement et mixage de plusieurs projets pop, jazz et world (2014-2017). En parallèle de la musique, Patrick oeuvre comme sonorisateur sur la scène montréalaise et ailleurs au Québec. Récemment, il a travaillé pour Just for Laughs et le Festival St-Ambroise FRINGE de Montréal et à également assurer la direction technique du festival Détour au Bas-Saint-Laurent et du volet extérieur de Pendant ce temps-là à Montréal.

Basée à Montréal, Sophie Michaud est spécialisée dans l’accompagnement du processus de création en danse contemporaine. Depuis plus de vingt-cinq ans, en tant qu’assistante à la chorégraphie, directrice des répétitions et conseillère à la dramaturgie, elle évolue tant auprès des créateurs émergeants qu’auprès d’artistes établis. À titre de chercheure, elle s’intéresse au phénomène de la perception chez le regardant en danse et à ses modalités de communication. Détentrice d’un MA (1996), elle poursuit ses recherches sur le métier auquel elle se consacre au doctorat en Études et pratiques des arts (UQÀM). En parallèle à ses nombreuses interventions en studio, elle agit comme formatrice au Regroupement québécois de la danse et comme médiatrice culturelle dans différents contextes de diffusion.

Look

Bailey Eng

10 minutes

Je m’efforce de créer et d’exécuter des mouvements qui respirent le sensible plutôt que le spectaculaire. Je suis intriguée par l’organisation absurde des corps, néanmoins naturelle, augmentant les perceptions de confort, d’inconfort et d’aisance. Je valorise la virtuosité déguisée, l’ingéniosité et la résolution de problèmes en direct. Les résultats obtenus sont souvent des mouvements absurdes et désorientants : des qualités que j’apprécie et que j’accueille puisque celles-ci m’encouragent à redéfinir ce qui est organique, humain et aisé. Cette pièce conteste l’information qui nous est donnée, celle à laquelle nous avons accès, ce que nous observons, ainsi que la façon dont nous tirons nos conclusions. En collaboration avec la photographe et danseuse Marie-Ève Dion, des photos ont été prises lors de séances d’improvisation. Nous avons sélectionné les images appartenant à cette créature et, par conséquent, les mouvements appartenant à ces images. Grâce à ce processus, je permets à la créature d’émerger de ma physicalité. Cette créature, Look, est exposée. En sortant des limites dans lesquelles je travaille habituellement, je me permets d’être vulnérable : un affichage et une expression de l’Être.

Chorégraphe et interprète Bailey Eng

Œil extérieur et photographe Marie-Ève Dion

Compositeur Eric Séguin

Concepteurs d’éclairage Sylvie Nobert, Lee Anholt

Bailey Eng puise ses racines dans la danse contemporaine, le break, le parkour, la contorsion et le mât chinois. Diplômée de l’Université de Concordia, elle possède un Baccalauréat en Danse contemporaine. Son parcours l’a aussi amenée à fréquenter l’École National de Cirque et l’Université de York. Bailey a interprété différentes créations réunissant danse, cirque et parkour en collaboration avec Andréane Leclerc, Jeff Hall, Compagnie WXWS, La Marche du Crabe et Les Minutes Complètement Cirque. De plus, elle est chorégraphe émergente et professeure d’acrobaties et de danse.

Eric Séguin est un artiste sonore basé à Montréal, au Québec. Depuis 2013, son travail a été présenté dans plusieurs événements à Montréal et ailleurs. L’éducation d’Eric en philosophie et en composition électroacoustique lui a fourni les outils pour créer des compositions multicanaux qui explorent l’identité et la caractérisation du son tel qu’il existe dans l’espace. Son travail se caractérise par une large gamme dynamique, une exploration des limites de l’oreille humaine et un intérêt pour l’utilisation des méthodes d’enregistrement de basse et haute fidélité pour façonner les attentes et les doutes sur la signification des pièces contemporaines.

Diplômée de l’UQAM en Interprétation de la danse contemporaine, Marie-Ève Dion participe de manière active dans le milieu artistique à Montréal. Collaborant avec plusieurs artistes de la relève, elle danse notamment pour les compagnies Le Black Hole et Quatrième sexe/GEAN BINDLEY Art. Elle s’investit aussi auprès de la chorégraphe Chloé Bourdages-Roy ainsi que du collectif auquel elle prend part, S’Enfarger, avec Myriam Foisy, Anne Cormerais et Jean-Benoit Labrecque. En parallèle à ses activités d’interprète, Marie-Ève s’intéresse depuis de nombreuses années aux arts visuels, plus spécifiquement à la photographie. Sa démarche artistique s’articule notamment autour du corps dansant et s’inspire du milieu urbain architectural.

Summertime

Marie-Pier Laforge-Bourret

10 minutes

« You just feel yourself. You know, that’s why it’s so fulfilling, because it’s real. It’s not just a veneer. It’s not just a performance. It’s really a moment with you. » Janis Joplin, décrivant son état lorsqu’elle interprète une de ses pièces sur scène.

Cette affirmation a inspiré et guidé la création de la pièce Summertime. Ce solo a été conçu avec le désir de découvrir le chemin inscrit dans le corps par des émotions associées à certains souvenirs significatifs. Nous avons exploré ces émotions et ces souvenirs afin de faire revivre les sensations qui y sont rattachées, de retrouver les traces qu’ils ont laissées et d’atteindre un ressenti corporel.

Chorégraphe Marie-Pier Laforge-Bourret

Interprète et collaboratrice à la création Natacha Viau

Répétitrice Marine Morales-Casaroli

Œil extérieur Helen Simard

Concepteurs d’éclairage Sylvie Nobert, Lee Anholt

Summertime a bénéficié du Programme d’aide aux artistes en danse du Département de danse de l’Université du Québec à Montréal.

Après avoir complété une Maîtrise en Littérature sur la poésie québécoise contemporaine à l’Université du Québec à Trois-Rivières, Marie-Pier Laforge-Bourret complète en 2016 un Baccalauréat en Danse à l’Université du Québec à Montréal. Depuis la fin de ses études, elle a présenté sa pièce Parking au Festival Home Run (2017), a été interprète pour Andréa Corbeil dans Mont de Vénus lors de l’événement Vous êtes ici (2016), et pour le monologue poétique de Rose Eliceiry Là où fuit le monde en lumière, présenté au Festival Zone Homa (2017). En création, autant chorégraphique que lors de l’écriture de textes poétiques, Marie-Pier s’intéresse à la question de la disparition – le temps qui passe, les souvenirs, la mort, la destruction d’un lieu connu – et à la filiation familiale. Sa gestuelle, plutôt minimaliste, se rapproche du quotidien; tout geste retravaillé et porté par une intention ou une émotion est mouvement dansé. Présentement, elle travaille sur divers projets, tout en enseignant le français langue seconde et en pratiquant le pilates.

Ayant le désir de s’investir dans le milieu de la danse contemporaine, Natacha Viau complète un Baccalauréat en Danse à l’Université du Québec à Montréal (2016). Depuis la fin de ses études, elle a été interprète dans plusieurs projets, dont Drop da beat II d’Edward Toledo et Laurence Éthier (Festival Zone Homa), Mont de Vénus d’Andréa Corbeil (Vous êtes ici, Théâtre aux Écuries), Parking de Marie-Pier Laforge-Bourret (Festival Home Run) et a participé à la création de quelques projets de danse escalade avec le collectif Ether. Pendant l’été 2016, elle a complété un stage intensif de danse aérienne à Oakland avec la compagnie Bandaloop.

Marine Morales-Casaroli est une artiste en danse basée à Montréal. Elle poursuit d’abord un double cursus, pratique et théorique, à l’école du CCN de Roubaix et à l’Université Lille III, puis un Baccalauréat en Interprétation à l’Université du Québec à Montréal (2015). Depuis, elle participe à des ateliers intensifs (Hofesh Shechter Company, Axis Syllabus, Springboard Danse Montréal). Elle est interprète invitée par Circuit-Est pour la saison 2016-2017. D’abord interprète, elle a également présenté deux chorégraphies à la Passerelle840. Par ailleurs, elle endosse à plusieurs reprises le rôle de répétitrice auprès d’artistes de la relève (Philippe Dandonneau, Julia B. Laperrière et Marie-Pier Laforge-Bourret).